Premier post : genèse d’un non projet

Publié: 10 mai 2011 dans Ego Trip

Tel qu’il se présente actuellement, ce blog est très moche. Pas de visuel, un thème noir/blanc/gris plutôt terne, un contenu peu dynamique. Mais il y a une très bonne raison à cela : l’envie d’ouvrir un blog m’a pris subitement, comme une envie de… enfin, voila, quoi. Quoi qu’en y réfléchissant bien, plusieurs facteurs récents ont pu m’amener à commettre cet acte sans victime.

D’abord, j’écris de temps en temps pour la presse spécialisée (rêve secret : faire de ce passe temps un métier à temps plein rémunérateur et tout), orientée culture populaire japonaise. On peut lire des extraits de ma prose ici ou (et antan jadis, là-bas aussi). Or, quand on travaille dans une équipe rédactionnelle, il est parfois frustrant de ne pas pouvoir s’exprimer pleinement ou donner son avis ô combien important sur tous les sujets. Et ben oui, il faut en laisser aux petits copains qui eux aussi écrivent des choses (forcément moins bien). Donc le blog s’impose alors comme le bac à sable idéal pour les branleurs dans mon genre.

Ensuite, et lié à l’entrée précédente, un certain Nunya, que je ne connais ni d’Eve, ni d’Adam, mais manifestement de Twitter (et puis aussi un peu de Total Manga, par capillarité, paraît-il) m’a récemment invectivé sur le fait que mes critiques étaient cool (ORGUEIL) et si y’avait moyen de lire celles qui n’existaient pas sur un support quelconque  (ouais, Nunya a réussi à dire tout ça en 140 signes maximum. m’enfin, j’extrapole un peu). Un blog par exemple.

Et puis il y a mon héros de la critique épisodique animée, Jason de Blogsuki, qui en plus d’être très drôle fait preuve d’une érudition étonnante quand il s’agit de japanimation ou de sports américains. Et qui, je vous le donne en mille, un blog. Qu’il alimente. Avec des mots ! Or, je sais faire, ça, alimenter des trucs avec des mots.

Enfin, un jour, je ne désespère pas d’avoir assez d’argent pour pouvoir renouveler mon parc technologique, et ainsi m’acheter quelque chose de numérique pour filmer, ce qui est quand même bien pratique pour faire des vidéos. Ainsi, je pourrais ensuite les monter avec, je sais pas, des extraits de séries japonaises, et puis ça ferait une critique vidéo, et ça serait bien. Parce qu’en fait, elle serait postée sur le présent blog. Mais ne nous projetons pas trop vite, pour l’instant, je n’ai point de caméscope, ni même d’APN.

Bref, ce blog, dont vous lisez le premier article, traitera avant toute chose d’animation japonaise. Et même, de séries récentes japonaises, voire diffusées en ce moment au Japon. Il se peut aussi qu’il traite, pêle-mêle : de bande dessinée même pas japonaise (mais des fois si, quand même), de musiques actuelles même pas japonaises, de cuisine, d’actualité internationale, du fait que les single malt sont certainement les meilleurs whisky du monde, de cinéma, CINEMA ! (de salle en salle et de ville en ville), et puis d’autres trucs. Il se peut qu’il ne traite pas, pêle-mêle : de problèmes de cheveux, de voitures, de la difficulté de faire rentrer un sac de couchage trempé d’huile dans sa housse de rangement alors que le train part dans 30 minutes et qu’on se trouve à 25 minutes de la gare, de Round-up et autres produits de jardinage, et de poignées de porte.

Je vais essayer de faire un effort en ce qui concerne la présentation, mais je garantie rien, y’a pas marqué Carl Barks, là.

Pour conclure, cette anecdote qui permettra de faire un rappel de l’introduction, et ainsi de créer une boucle narrative. Je parlais donc plus tôt de « comme une envie de… enfin, voila, quoi ». Et bien figurez-vous que pas plus tard qu’hier, vers 4h30 du matin, alors que je me trouvais dans les bras de Morphée, mon corps tellement biologique m’a rappelé ma condition d’être vivant et m’a invectivé de me diriger presto vers les gogues sinon quoi le teinturier serait pas bien content. Je me lève dans la confusion en réponse au stimulus [gargouillement de bide], et tends mon bras vers la bibliothèque qui occupe ma chambre pour me saisir d’un ouvrage à compulser sur le trône. J’ai en effet la double chance d’avoir un pan de mur entier recouvert par une bibliothèque. Pourquoi double chance ? D’une part, ces bouquins ne sont pas à moi (donc il y a peu de chance que je les ai déjà lu) ; d’autre part, elle permet de réduire mon loyer mensuel de 50 euros, ce qui est bien. Mais revenons à nos moutons. Donc je tends le bras, me saisis d’un volume, et vais effectuer ce que je dois effectuer. Ce n’est qu’une fois assis que je constate que le hasard fait bien les choses : j’avais entre les mains le volume 2 de l’Encyclopédie des Bébés de Daniel Goossens, chef d’oeuvre d’absurde et d’humour. Là où je me serais contenté de n’importe quel album sur les publicités bilboard américaines des années 1940 (il y a aussi ça dans la bibliothèque – sérieusement, je me retrouve dans la même situation que le personnage principal au début de Moon Palace, à ceci près que je ne compte pas vendre les livres), je tombe là dessus. J’ai passé un moment de détente et de rigolade comme j’en avais rarement vécu aux toilettes. Parce que l’Encyclopédie des Bébés (volume 1 ou 2, peu importe) de Daniel Goossens, c’est drôlement bien.

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