Denpa Onna to Seishun Otoko 05 – Thanksgiving no Yûutsu

Publié: 14 mai 2011 dans Japanimation
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Alors que je me demande encore si mettre des morceaux de piment rouge dans la sauce crème accompagnant les escalopes de dinde que j’ai dévoré tout à l’heure était une bonne idée, je m’atèle [les poupées Barbie, « m’atèle »… Matel… humour… drôle, non ? Non ? bon…] à la rédaction d’un nouvel episode review d’anime en cours de diffusion au Japon depuis ce printemps 2011. Laissez-moi-vous présenter l’épisode 05 de Denpa Onna to Seishun Otoko. [Ca sent l’huile d’olive, ici, ou c’est moi ? Et pourquoi cette femme parle si fort dans la rue ? J’veux dire, je suis quand même au 4ème étage dans une rue assez fréquentée, et j’arrive quand même à entendre sa voix agaçante malgré le trafic… Ca n’a aucun sens. Mais si, en fait, ça sent bien l’huile d’olive qui chauffe… Ca m’ennuie, ça… J’ai fait une lessive et là, c’est en train de sécher, alors si c’est pour que ça sente le graillon après, merci, hein… Comment ? Vous en avez rien à foutre ? Bon, OK. Fin de la parenthèse.]

Résumé des épisodes précédents

Makoto est un lycéen japonais de 15 ans qui va vivre à la ville chez sa tante après une enfance ennuyante à la campagne parce que ses parents – ATTENTION, FACILITÉ SCÉNARISTIQUE – s’en vont travailler à l’étranger (ce genre de chose n’arrive jamais au Japon, sauf dans les manga et la japanimation – d’ailleurs, ça n’arrive jamais nulle part). Il a une passion bizarre : compter ses « points de jeunesse ». Genre quand tu tiens une fille par la main ou que tu vois ton vieux et gras prof de sport à poil, ça te rapporte ou t’enlève des points. La ville où il va vivre se situe manifestement dans l’antithèse de la zone 5.1, puisque comme le dit sa thirty-forty-something de MILF de tante (qui s’appelle Meme, ou Jojo, on sait pas très bien), c’est une ville surveillée par les extra-terrestre. En arrivant dans son nouveau chez lui, il trouve comme un corps inerte emballé dans un futon – AWKWARD ! – qui marche, mange de la pizza et ce genre de chose. Il s’avère que c’est sa cousine cachée (!?), et qu’elle s’appelle Erio. Elle a les cheveux bleus et c’est leur couleur naturelle. Et aussi, elle pense/fait croire qu’elle est une extra-terrestre… Tout ça fait beaucoup à encaisser pour un jeune homme ingénu – intéressant jeu de sonorités, n’est-ce pas ? – mais bon, il est pas du genre à se laisser dégonfler, Makoto. Alors il va aussi au lycée, et il rencontre une fille hyperactive qui agit comme une gamine, Ryûko, et une fille cool mais qui a un fétichisme bizarre pour le cosplay et qui veut un scooter, Maekawa-san (on connaît pas son prénom). Il en apprend un peu plus sur sa bizarre de cousine – qui est partiellement amnésique, d’où son comportement étrange – et va tout faire pour la réintégrer à la société humaine (non sans lui avoir démontré qu’elle n’était pas une extra-terrestre), allant jusqu’à se casser un bras et être en arrêt maladie pendant un mois pour ça. Le tout en prenant soin d’ignorer copieusement les avances sexuelles déplacées de sa tante.

Episode de maintenant

Denpa Onna to Seishun Otoko est à la base un light novel, adapté à l’animation par le prolixe studio Shaft. A la réalisation, on retrouve Yukihiro Miyamoto, fidèle bras droit de la star de la maison, Akiyuki Shinbô – qui est d’ailleurs le réalisateur en chef (comprendre : inspecteur des travaux finis) sur cette série. Alors que les situations, l’attitude des personnages, l’atmosphère générale et sous-entendue de la série laissent à penser qu’on a à faire à de la science fiction, à l’heure de ce 5ème épisode, j’ai plutôt l’impression qu’il s’agit d’un tranche de vie à tendance harem manga (certes peu conventionnel) pas SF du tout. Après, on en est pas encore à la moitié du bouzin, et je suis prêt à me laisser surprendre. Mais là, tout de suite, je pense qu’il y a comme 55% de chances pour que la série ne dévie pas de la ligne directrice qui est la sienne maintenant. Ce qui laisse 45% de reste : 40% de chances que ça devienne plus SF (genre y’a vraiment des extra-terrestres), 4% que ça devienne mecha (hautement improbable, mais un mecha-Erio serait assez marrant à voir, genre « Pi pi pi, pi pi pi, je vais te détruire, cousin, pi pi pi »), et 1% que ça vire très très dark genre tout le monde se fait buter par Meme-san (supposition construite autour de cette image). Bref, rien de bien passionnant a priori, et pourtant je n’arrive pas à me défaire de cet anime, que je trouve assez génial, malgré cet épisode décevant (je vais y revenir) et des qualités moindres que le superbe Mahô Shôjo Madoka Magica. Mais bon, tout le monde ne peut pas être au top tout le temps. Sinon Orson Welles aurait fait en sorte que Dossier Secret soit aussi bien que Citizen Kane. Et, non, je ne suis pas de mauvaise foi.

Cette scène a un sens. Je vous le jure.

Une des principales raisons du pourquoi j’aime cette série réside dans son rythme, assez saccadé, mais toujours considéré dans la continuité. Pour l’instant, chaque épisode se construit comme suivant : saynète introductive (les images ci-dessus sont extraites de la saynète de l’épisode 05) sans lien avec l’épisode à venir sinon les personnages – un peu comme les 30 premières secondes de Malcolm, ou les scènes d’avant générique des James Bond -,  générique d’ouverture, histoire du jour, générique de fin, décompte des points de jeunesse accumulés au cours de l’épisode, tsuzuku.

La saynète introductive est d’une importance capitale. D’abord parce qu’elle a un rôle rafraîchissant, en cela que les situations y sont particulièrement débiles. Ensuite, elle donne des explications liées à l’histoire pas spécialement importantes mais qu’il est bon de savoir pour s’impliquer d’autant plus dans la série et qui auraient fait bizarre si elles avaient été introduites dans le récit de l’histoire principale. Dans le même ordre d’idée, elle rappelle ce qu’il s’est passé la semaine dernière. Enfin, la saynète fait office de mise en bouche pour le spectateur qui a été sevré de sa série pendant une semaine (moins 30 minutes) et permet une transition douce de la réalité à la fiction.

Autre point fort de la série (à mon sens) : son générique de début (ou opening, ou OP, même, ça sera plus simple), Os-宇宙人 (ou Système d’exploitation extra-terrestre en français). OK, la musique, c’est un peu une catastrophe si on est pas doté d’une troisième oreille (troisième oreille bien pratique quand on est dans les fêtes à neuneu et qui permet, entre autre, d’apprécier les lignes de basse sur les pires morceaux de zouk, mais passons), mais visuellement, c’est génial. C’est sobre, on nous présente les persos principaux – et étant donné le nombre de persos féminins pour un pauvre gars, on se dit que HAREM MANGA -, l’esthétique particulière nous laisse penser qu’on est pas dans un truc bateau mais bien dans quelque chose d’un peu travaillé et réfléchi, et les paroles racontent en somme la vie de la charmante Erio. Un générique logique, précis, agréable à regarder, pas comme celui de A Channel qu’on y comprend rien.

Dernière grosse force de Denpa Onna : son atmosphère. Même si c’est le lot d’à peu près tout manga/anime tranche de vie posé, il y a dans cette série quelque chose de réconfortant. De fascinant. L’ambiance est très bien rendue, alternant entre dialogues, actions, et contemplation. Or, ces phases de « repos » sont tout simplement géniales : il ne se passe rien, mais c’est pas grave. On peut blablater que c’est culturel, que yin/yang, que Tempête au large de Kanagawa, Rashomon, les jardins zen et tout ça. C’est un lieu commun de la japanimation que je viens d’aligner. Cependant, quand c’est bien fait, ça mérite d’être souligné. Surtout quand en plus ça participe à la qualité de l’oeuvre en général et que ça n’est pas là pour être là.

Jusqu’ici, Denpa Onna était un anime tout ce qu’il y a de plus réjouissant : une intrigue variée mais maîtrisée, des personnages attachants (ERIO-chwan !), une ambiance prenante, un doublage impeccable… Et puis fatalement, ce qui devait arriver arriva : l’épisode moins bien. En l’occurrence, l’épisode 05. L’épisode qui ne fait pas avancer l’intrigue. L’épisode où on commence à se rendre compte des petits défauts d’animation qui ont toujours été présents mais qu’on faisait semblant de pas les voir parce que c’était bien quand même. L’épisode prétexte à introduction de nouveaux persos inutiles (a priori).

WTF perspective ?

Numéro 1 de ce palmarès de la déception : la vieille qui bouge pas de son futon. On sait pas qui c’est, elle ferait peur à un aveugle, et je comprends pas pourquoi elle est encore vivante alors qu’on peut rentrer n’importe comment chez elle. Le seul intérêt de sa présence, c’est de rappeler au spectateur le lien ténu qui existe entre la série et le film ET. En effet, au début de la série, Makoto possède la même vélo qu’Elliot. Ensuite, dans le 2ème ending, on nous rappelle la fameuse scène de l’envol en vélo, avec la pleine lune pour toile de fond. L’épisode 03 se focalise essentiellement sur le fait que Makoto et Erio vont retenter cette expérience pour de vrai. Et là, la vieille appelle Erio « Elliot » (ou « Erioto« , si prononcé à la japonaise). Super.

Un autre problème – qu’on aura remarqué dans les épisodes précédents, mais sur lequel on aura jusqu’ici fermé les yeux – vient du fait que Shaft fait ici un travail inégal. Si l’animation des visages en gros plan frôle le sublime, ce n’est pas le cas quand il s’agit de faire des plans plus larges. Pourtant, avec Madoka Magica, le studio nous avait habitué à un rendu qualitatif assez ouf’, qu’on pouvait comparer sans hésiter avec le travail de Kyoto Animation (qui restent les popo mastaz du genre à l’heure actuelle). Même si ça ne gâche pas vraiment le visionnage, on ne peut s’empêcher de tiquer un peu. Dommage.

Si quelqu’un a compris cette scène, je veux bien qu’il me l’explique.

On savait le personnage de Ryûko quelque peu excentrique, mais son cameo est complètement bizarre. Son attitude, ses mimiques, sa façon de parler, le fait qu’on doivent l’appeler d’une certaine manière sinon elle s’énerve m’a rappelé un personnage historique particulièrement exalté pendant ses discours… Mais Shaft serait pas allé jusqu’à lui faire faire un salut nazi quand même… OH, WAIT !

THIS. IS. SO.WRONG.

Dans le même ordre d’idée que l’entrée précédente, Meme ne devient plus qu’une caricature d’elle-même, même pas de plus en plus étrange, mais carrément malsaine vis-à-vis de son neveu : et vas-y que je te fais pas exprès de te lécher le pantalon, et vas-y que je te propose de coucher avec ma fille qui est techniquement ta cousine (oui, je sais, ça se faisait encore régulièrement il y a un siècle, et c’est toujours une pratique courante en Vendée, mais merde, une série tout public, quoi…), et vas-y que je fais tout pour me faire remarquer parce que j’ai 40 ans (WUT ?)… Marrant au début, fatiguant maintenant. Rendez-nous la Meme sérieuse qui raconte un peu sa vie plutôt que de filer des adresses de coiffeuse incompétente à sa fille.

SD ALL THE WAY !

Bon, je suis mauvaise langue. Il y a aussi de très bons points dans cet épisode. Comme l’usage de la SD, toujours aussi rigolol. Ou Erio qui veut se remettre dans son futon. Ou Erio qui sourit enfin pour de vrai que ça fait comme un feu de bonheur dans mon coeur de vieux paysan. Ou le fait que la coiffeuse incompétente soit aussi une cow-girl (et ouais, mec). Ou la mère qui veut faire genre les gens ils vont trop la prendre pour la grande soeur de sa fille ou un truc du genre. Ou les couettes (LES COUETTES !). Mais scénaristiquement, ça pêche carrément. Y’a rien. Zob. Nada. On apprend rien, il ne se passe pas grand chose, les persos sont à peine effleurés (Erio a trouvé un travail, trop cool…) Et c’est bien dommage.

Mais rien que pour le petit gif qui suit, je vais continuer à regarder cette série :

Les personnages féminins sont assez adorables dans leur ensemble – c’est pas comme si j’avais twitté ça, une fois…  L’idée de Makoto comme narrateur à la Kyon fonctionne plutôt bien (normal pour une série adaptée d’un light novel en même temps). L’intrigue, si elle a été mise entre parenthèse pendant cet épisode, est suffisamment explicite (avec pourtant pas mal de zones d’ombre qu’il sera intéressant de dévoiler au fur et à mesure, hein, Shaft) pour qu’on s’y accroche. Et puis il reste le personnage de la petite astronaute qu’on voit avec son visage poupon dans l’opening qui n’est pas encore apparu. Bref, plusieurs facteurs favorables à un suivi continu de la série.

Kya~ Kyu~ Hi~

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