Avant toute chose, une petite vidéo (une avant plein, en fait – LONG POST) :

Jean-Pierre Sauser – La Fête de la Musique

(merci à Fun Radio et Max – si j’en suis là aujourd’hui, c’est grâce à vous)

Ben ouais, bande de huskies, c’est la Fête de la Musique. Alors on chante plus à boire, on boit (ou avoir de voix, ou à avoir de voix… j’ai jamais vraiment compris les paroles de cette chose audible). Toute l’année (et les années d’avant) des artistes ont enregistré et fait des diquses – petite aparté : la daube du dessus, là, on peut la trouver sur l’album auto-produit Amour et Rock’n’Roll ; si vous le trouvez pas en bacs, téléchargez-le ; Jean-Pierre ne vous en tiendra pas rigueur, et même, il appréciera, je pense. Pas comme cette pétasse d’Emma Leprince.

Et même on peut en entendre, de la musique, dans la japanimation et otakeries du même genre. Aussi, aujourd’hui, je vous propose mon best of anison/otokei dôjin/trucs japonais virtuels pour passer un bon 21 juin tout seul devant son écran parce que les groupes qui jouent du Téléphone ou du mauvais métal, on en a plein notre trou de nez. Enfin, j’appelle ça best of, mais y’a des trucs franchement pas terribles mais rigolol dedans, alors ça va. Et y’a 27 chansons en tout. Ca commence… MAINTENANT !

Lamaze-P – PoPiPo [Ryu☆ Remix] – 2010

Il fallait bien commencer par quelque chose, aussi, j’ai choisi le morceau qui sert de titre à ce post. Lamaze-P est un gentil japonais qui aime bien composer… bidouiller, plutôt, de la musique via les logiciels Vocaloid. On lui doit, en plus de PoPiPo (qui est certainement son biggest hit) Triple Baka ou Lost Angel. Mais PoPiPo, quoi ! Une chanson sur le jus de légumes ! WTF SRSLY. Et non content d’avoir créé cette chanson quand même ‘achement addictive, il est remixé par des mecs trance-core Jacky qui en font un truc qu’on dirait, quand on l’écoute, qu’on regarde un hamster shooté au Banga courir sur un arc-en-ciel. Du bonheur, honteux, certes, mais qui rend content. MANGEZ 5 FRUITS ET LEGUMES PAR SECONDE !

Aya Hirano, Emiri Kato, Kaori Fukuhara et Aya Endô – Motteke ! Sailor Fuku [Metabo Taisaku Mix] – 2007

Bon, puisqu’on est dans le truc qui donne envie de frapper un ours, passons à ce remix de l’opening de Lucky☆Star. Extrait du premier album de remix de Motteke ! Sailor Fuku, je me souviens avoir diffusé ce morceau dans une émission de vulgarisation culturelle consacrée au manga, avec même Morgan Magnin en invité. Le réal’, ne sachant pas ce que c’était, a pété un plomb en direct parce que c’était inaudible. Depuis, je suis devenu président de ladite radio (Prun. PRUN ! PRUN !!!). Et même si maintenant, j’en suis plus président, je me permettrai un « Et bim ! »

Kei Shindô – Hatsudô !! Love Beam☆ – 2010

Je me rends compte que j’aime bien les trucs avec des étoiles dans le titre. Ca doit être mon côté Mon Petit Poney… Passons. Ce morceau sert de 4ème ending à l’anime Hanamaru Yôchien, tranche de vie un peu cucul produit par GAINAX. Ca diffuse de l’amour dans les foyers partout dans le monde, et ça fait coucher une lycéenne avec son prof d’arts pla’, et c’est beau. Notez que certaines personnes me détestent pour leur avoir fait découvrir cette merveille jouée au célesta synthétique avec un boom beat débile.

HINOI Team – IKE IKE ! – 2005

A une époque où je croyais que le para para c’était aussi une danse que les mecs pouvaient pratiquer – parce que j’étais tombé sur un épisode de Super GALS!, me demandez pas comment ni pourquoi, je sais plus – je m’étais mis en tête que je connaîtrais par cœur la chorégraphie de IKE IKE. J’ai jamais su enchaîner correctement tous ces mouvements de bras sans sens ni logique. Depuis, ça tombe régulièrement dans mes résolutions du Nouvel An : apprendre la choré de IKE IKE… Mais comme toute résolution, je laisse tomber au bout d’une semaine. Sinon, j’ai découvert de morceau débilitant en matant Ichigo 100%, comme tout le monde.

Yuko Gotô – Koi no Mikuru Densetsu – 2006

Promis, c’est le dernier morceau inaudible pour qui a été élevé à Henri Dès et Chéri FM que je diffuse. Ah… Nostalgie… La bonne époque de l’haruhisme et de Suzumiya Haruhi no Yûutsu… La bonne idée d’avoir persévéré malgré ce premier épisode pas tout à fait encourageant quand on vous promet une série qui déchire sa mère… La bonne époque où on fait pas non plus encore vraiment la différence entre un bon anime et une daube, et donc qu’on regarde pêle-mêle Yamato Nadeshiko, Tokyo Tribes, Kanon, Marmotte ! Lollipop ou Ergo Proxy, en les mettant sur un pied d’égalité parce que ça vient du Japon… Bref, cette chose mal chantée exprès est ma madeleine de Proust qui me rappelle inexorablement que mes années d’étudiant sont bien derrière moi, et qu’il est loin le temps où je déprimais seul dans ma piaule parce que j’avais abandonné mon mémoire et que la japanimation représentait un peu un oasis de bonheur dans ma vie terne. A moins que… Ah ! Non ! L’année 2006-2007, c’est quand je suis étudiant en Master Pro GAP Europe et International et que je fous rien en cours parce que j’entrave que dalle à la fisca et tout ce genre de chose… Une bonne année, ça, tiens… Ca voudrait dire que ma tentative de mémoire, c’était en 2007-2008… Ouais… Première année de sarkozisme… Pas étonnant que je me sois senti mal.

Hôkago Tea Time – Curry Nochi Rice – 2009

The real shit begins NAOW ! Comment proposer une playlist d’anison digne de ce nom si y’a pas au moins un morceau extrait de K-ON ! ? Je vous le demande, ma bonne dame… Bon, alors ouais, j’aurais pu choisir plein d’autres morceaux, Fuwa Fuwa Time en tête, mais les OP ou ED aussi. Mais j’aime particulièrement ce Curry Nochi Rice, injustement méconnu des otakus lambda (je parle pas des fans hardcore de la bande à Yui ; eux, je leur parle à peine). Alors qu’il est très bien ! Ce clavier et cette basse gentiment 60’s, l’utilisation de gammes mineures renforçant l’aspect rétro du truc, et la voix pas dégueu de Aki Toyosaki… C’est bien, quoi.

MAIDS – Sô wa Itte mo Sekai wa Owanarai – 2010

Pareil. Le public est passé à côté de Soredemo Machi wa Mawatte Iru, et c’est bien dommage. Une réal pas sale, des seiyûs qui tiennent le coup, et un scénario de tranche de vie plutôt bien ficelé. Léger et marrant. Et il y a des petites perles musicales, comme cette insert song qui fait un peu penser aux Pogues dans l’instru. Si vous avez l’occase de jeter un œil sur cette série, allez-y.

Yuki Watanabe et Maria Yamamoto – S.O.S. – 1999

Si y’a un truc que j’aime bien dans la musique, c’est les reprises. Trouver une bonne reprise d’un bon morceau, c’est toute une quête, parce que :

  1. La reprise en musique est un exercice compliqué : il faut respecter le travail original, bien sûr, mais respecter son style aussi. Ainsi, quand Pagny reprend du Brel, ça ne fonctionne pas. Alors que quand Katerine reprend la Compagnie Créole, si.
  2. Des reprises, y’en a souvent des chiées, et c’est pas bien simple de s’y retrouver, malgré les database qui existent sur les Internets.
  3. Des fois, les gens, ils reprennent des morceaux dans d’autres langues, et ils changent le titre. Pire, ils l’écrivent avec des systèmes d’écriture qui existent même pas, comme l’hébreu ou le japonais.

Aussi, quand je trouve une reprise, bonne qui plus est, dans une série que j’affectionne particulièrement, je suis heureux comme [insert here pertinent comparison]. OK, y’a pas un travail d’adaptation de ouf’ non plus. Mais bon, l’intention est là. On peut ouïr cette insert song dans l’épisode 6 de Kareshi Kanojo no Jijô, un anime que je recommande aux personnes de goût. Et la chanson originale, du duo Pink Lady, peut s’écouter ici.

Ame no Kisaki Gasshôdan- Kimi ni, Mune Kyun. – 2009

Continuons sur les reprises avec cette merveilleuse cover version du Yellow Magic Orchestra en 8-bit qui sert d’ending à Maria†Holic. YMO, chiptune, Shaft… Forcément, je ne pouvais qu’adorer. Et comme je le sens bien, là, les 3 prochains morceaux seront extraits de la bande son d’anime de Shaft. Ouais. Comme ça. Gratuit. Pour le plaisir (et ouais, c’est la Fête de la Musique, merde).

Momotsuki Gakuen 1nen-C Gumi – Kiiroi Bakansu – 2005

La perfection en 1’30. Cet opening de Pani Poni Dash m’a fait comprendre que la japanimation, c’était plus qu’un simple passe-temps/divertissement, et que ça pouvait aussi être un art. La musique, ses guitares californiennes et ses rythmes balancés transpirent la fin des années 60, tout comme l’esthétique globale de l’animation. Esthétique à laquelle on aura ajouté ce qu’il faut de surréalisme et d’absurde pour obtenir un truc tout à fait plaisant.

Kenji Ôtsuki et le Zetsubô Shôjo-tachi – Kûsô Rumba – 2008

Pareil. Visuellement superbe, avec de la reprise/parodie de Eurêka Seven, de Lichee☆Hikari Club et du Kaitai Shinsho, cet opening souligne parfaitement l’aspect torturé, complexe, un peu malsain du message que Sayonara Zetsubô Sensei veut nous faire passer. Tout ça est évidemment renforcé par l’espèce de métal foutraque de Kenji Ôtsuki, grand barnum où un piano fou croise des guitares énervées, le tout saupoudré de voix féminines angéliques ou démoniaques. Génial.

Dimitri from Paris – Neko Mimi Mode – 2004

Full full full moon ! Si j’ai placé l’opening principal de Tsukuyomi Moon Phase, c’est plus pour le fun qu’autre chose. J’ai découvert le Shibuya-kei grâce ce morceau. Shibuya-kei interprété par un turc vivant à Paris, certes, mais produit pour un anime japonais, donc ça va. Musicalement, ça chatoie un peu, mais pas de quoi se frotter le cul par terre non plus. Et puis les paroles, dans la répétition, ça me fait plus penser à la daube produite par Guetta et « chantée » par Akon au titre très sobre (Sexy Bitch – Osez le Clitoris !) où en fait 4 phrases sont répétées inlassablement jusqu’à ce que l’auditeur devienne fou. Mais pour le Shibuya-kei, ça va. Grâce à Dimitri from Paris, j’ai découvert des merveilles comme Pizzicato Five ou Kahimi Karie, et rien que pour ça, merci Tsukuyomi Moon Phase. Fin des shafteries.

Natural High – Bartender – 2006

Voila un morceau qu’il est bien. Opening du chouette anime Bartender dont j’attends toujours une sortie en France (merde, les éditeurs, vous voyez pas comment ça fonctionne trop bien Les Gouttes de Dieu ?), ce petit jazz bastringue fait plaisir aux oreilles. Le piano virevolte, le duo joue aux questions réponses, l’ambiance est cosy. Comme dans un bar à cocktails un peu classe, en somme. Mais c’est l’aspect rétro, un peu comme les génériques d’intro des vieilles émissions de variété qui m’a le plus plu. On imagine bien c’est vieux croûtons de Drucker ou Foucault accueillir Mimi Mathy en bas des marches d’une émission avec cette musique en fond.

The Seatbelts – Bad Dog No Biscuits -1998

Serious business, bitch. Bad Dog No Biscuits. The Seatbelts. Yôko Kanno. Shin’ichirô Watanabe. Cowboy BeBop. Tu peux pas test, mec. Tous ces faits sont la preuve que le génie n’a pas quitté la Terre avec la fin de la Renaissance ou à la mort du surréalisme. Pour l’amour de l’animation et de la musique, Sunrise a constitué un big band international fait de bric et de broc, d’artistes qui ne se connaissaient pas a priori, et les a fait jouer sous la direction de la grandiose Yôko Kanno. En résulte une multitude de pièces musicales superbes, jazzy, groovy, drôles ou tristes, toujours parfaites. J’aurais pu mettre Wo Qui Non Coin, ici, par exemple. Ou Mushroom Hunting. Ou Rain. Ou Call Me, Call Me. Ou The Real Folk Blues. Ou plein d’autres trucs, qui me foutent toujours autant la chair de poule de plaisir ou d’émotion à chaque fois que je les écoute, même 10 ans après la première diff’ française. Mais non. J’ai choisi le génial Bad Dog No Biscuits, morceau dans la plus pure tradition du jazz de grands ensemble qui se termine en ska complètement dingue. Du génie, je vous dis. Du génie tellement génial que ces grands malades ont organisé une tournée intitulé Earth Girls Are Easy juste pour jouer les morceaux de l’anime, devant des salles combles. Le genre de truc qui te donne un peu foi en l’humanité (ouais, rien que ça).

The Pillows – Bran New Lovesong – 2000

Bon, OK, ce n’est pas à proprement parler un morceau d’anison, puisqu’il apparaît sur l’album Runners High de 1999 des Pillows. Mais admettez-le, bande de petits coquinous : avant d’avoir vu FLCL, vous aviez pas une foutue idée de qui pouvaient être les Pillows. Alors kiffez (ou re-kiffez) en silence cette jolie balade.

PUFFY – Oh Edo Nagareboshi IV – 2007

Et bizarrement, de parler des Pillows, ça me fait penser à PUFFY. Peut-être parce que ce sont les deux groupes de J-rock que je préfère. Ou alors peut-être parce que ce sont deux groupes essentiels et éminents de la scène musicale nippone que j’ai découvert grâce à la japanimation. En l’occurrence, ce morceau sympathique sert d’opening à Oh! Edo Rocket!, une comédie SF prenant place durant l’ère Edo, avec des extra-terrestres, et qui pourtant n’est pas Gintama. Et qui est injustement peu connu (malgré le rachat de la licence par FUNimation.)

Saori Hayami, Ai Kayano et Haruka Tomatsu – Secret Base ~Kimi ga Kureta Mono~ (10Years After Version) – 2011

Si vous avez pris le temps de lire le post précédent (pauvres fous), vous savez tout le bien que je pense de Ano hi Mita Hana bla bla bla… Cet ending fait partie des nombreux éléments qui me font aimer la série. A la base, c’est pourtant un morceau de ZONE, groupe que j’abhorre. Mais les paroles, l’atmosphère, la musique, collent parfaitement à cet anime. La nostalgie douce-amère de l’enfance perdure, jusqu’au tsuzuku. Rare, donc précieux.

TaNaBaTa – Cirno Cirno Cirno – 2008

Un truc que j’ai mis du temps à comprendre – et dont je suis pas encore vraiment sûr d’entendre tous les tenants et aboutissants – c’est l’otokei dôjin fixé sur le TOUHOU Project. Il existe un nombre incalculable de groupe reprenant les thèmes de Perfect Cherry Blossom ou Imperishable Night. POURQUOI !? Je peux comprendre le concept de fanboy (l’étant un peu moi même). Je comprends que certains hurluberlus puissent composer de la musique autour de choses qu’ils aiment (David Limon, illustre inconnu, a même écrit et chanté une chanson de soutien à Sarkozy en 2005, bon sang – abomitroce et sémantiquement horrible). Mais qu’il y en ait autant, ça me dépasse. Bref, plutôt que l’omniprésent IOSYS – que j’aime beaucoup par ailleurs, hein ; je kiffe chanmé Cirno no Perfect Sansû Kyôshitsu par exemple, et plein d’autres trucs qui font danser les lapins nains – voici TaNaBaTa, qui préfère les guitares aux bidouillages électroniques. Tant mieux pour lui. La chanson est sympa, et traduit bien la triste histoire de ma vie sentimentale aussi.

Joe Hisaishi et trois types – Mononoke Hime –  2001

Bon, inutile de présenter Ghibli, Hayao Miyazaki ou Joe Hisaishi, le compositeur d’à peu près plein de films Ghibli/Miyazaki. Ni Princesse Mononoke, j’espère. En 2001, Hisaishi a eu l’idée de faire jouer les pièces musicales composées pour ledit film par un orchestre tchèque (allez savoir pourquoi). Hélas, impossible de mettre la main sur une vidéo pas trop dégueu de Joe et tout le monde habillé en pingouin jouant le morceau que je veux. Bref, contentez-vous de cette chouette version piano/violon/sanshin/koto. C’est dommage, parce qu’avec le morceau original, j’aurais souhaité démontrer la puissance des compos de Hisaishi, tellement puissantes que La Caution le sample dans son morceau Arc-En-Ciel pour Daltonien.

Yasushi Ishii – Logos Naki World – 2001

Quand j’ai entendu pour la première fois cet opening de Hellsing, je me suis tout de suite dis que cet anime devait être sacrément cool. Et il l’est. A l’image de ce piano nonchalant et de ce chant vaguement susurré. La coolitude incarnée. Et en plus, Alucard a des gros flingues.

Susumu Hirasawa – Yume no Shima Shinen Kôen – 2004

A l’instar de l’opening des Sayonara Zetsubô Sensei, le générique d’intro de Paranoia Agent reflète bien le malaise que provoque cet anime. Les personnages principaux, hilares, dans des situations invraisemblables, avec un mec qui beugle dans un sabir non identifié, forcément, ça fait flipper. A fortiori quand ça finit sur une image de fin du monde nucléaire. L’adéquation parfaite de l’image et du son.

Kana Asumi, Saki Fujita et Eri Kitamura – Someone Else – 2010

Après ces morceaux badants, un peu de pump it up ne peut pas faire de mal. Je vous présente mon morceau caféine du matin. Imaginez : il est 7h00. Le réveil vient de sonner, il pleut dehors, et vous n’avez pu dormir que 4 heures parce que votre voisin s’est dit que la nuit c’était le bon moment pour commencer des travaux à la perceuse. Vous savez qu’il vous reste une montagne de dossiers à boucler avant la fin de la semaine, et votre compte en banque fait la gueule. Bref, ça va pas fort, et vous échangeriez bien votre vie contre celle du Roi du Maroc (quoique en ce moment, avec les réformes pour une monarchie constitutionnelle, ça doit être un peu compliqué d’être Mohammed VI). Qu’à cela ne tienne ! Mettez-donc ce Someone Else qui sert d’opening à Working!! en boucle sous la douche, et dans 10 minutes, il n’en paraîtra plus rien. Par contre, vous allez garder votre vie de merde. La musique, ça va, mais c’est pas non plus la solution à tous les problèmes.

Megumi Nakajima – Ninjin Loves you Yeah! – 2007

Ouais, un morceau de Macross F, ouais. D’une part parce que je préfère les chansons de Ranka plutôt que celle de Sheryl, et que ça fait suer que ce soit May’n qui soit invitée au JE Live House cette année. D’autre part parce que Ranka qui chante une chanson habillée en carotte, c’est assez priceless. Et puis cette petite musique pas prise de tête, ça fait pas mal aux seins.

Minori Chihara – Paradise Lost – 2009

J’ai découvert cette chanson en voyant une Nagato SD l’interpréter en karaoké alors qu’elle portait une chibi-Asakura autour du cou dans l’épisode 6 de Suzumiya Haruhi-chan no Yûutsu. Passé le moment de torpeur consécutif à la prise de conscience « mais bon sang, qu’est-ce que je suis en train de regarder, et surtout, pourquoi je le regarde ? », je me suis intéressé à quoi que ça pouvait être que ce truc. Et j’ai découvert qu’en fait, c’était l’opening de Ga Rei -Zero-, une série où Minori Chihara, qui double Nagato, était aussi la voix d’une des héroïnes. Voila. La série est vaguement bien. Mais la chanson est assez cool.

TeddyLoid feat. Debra Zeer – D City Rock – 2010

Insert song géniale de l’anime LOL WTF Panty & Stocking with Garterbelt, ça s’écoute sans faim et sans fin. Drôle à voir, agréable à écouter (si si, la voix vocodée et autotunée, ça passe, j’te dis), ce morceau sort tout droit du cerveau malade de ☆Taku Takahashi, moitié du duo m-flo. Les multiples références à la pop musique dans ce simili-clip sont marrantes (Garterbelt en King Crimson SRSLY !). C’est bien.

Oasis – Falling Down – 2009

Ben ouais, forcément, mec. Oasis. Les Gallagher freakin’ Brothers, quoi ! Genre avant de se séparer avec éclat et fracas comme ils ont l’habitude, ils ont réussi à poser une de leur chanson sur un anime japonais  – le rêve secret de tout artiste britannique, je crois. Et quel anime ! Higashi no Eden, mesdames et messieurs ! Rien de moins. La série est vraiment géniale, les 2 films un peu moins bien (on comprend plus vraiment pourquoi ça s’appelle Higashi no Eden, dans les films, vu qu’ils n’utilisent quasiment pas le logiciel, mais bon…). Et cet opening ! Mes aïeux ! Un des meilleurs de ces 5 dernières années, si vous voulez mon avis. ET VOUS LE VOULEZ, MON AVIS, SINON VOUS SERIEZ PAS RENDU JUSQU’ICI DANS LA LECTURE DE CE POST BEAUCOUP TROP LONG ET QUI DEVIENT PLUS UNE CRITIQUE D’OPENING QUE DE MUSIQUE.

qadtbep – Rap wa Kan no Tamashii Da! Onore o Shinjite Ten o Yubisasu Dotou no Otoko. Kamina-sama no Theme o Mimi no Ana Kappo Jitte yo- Kukiki Yagare!! – 2007

Forcément qu’il allait sortir, ce morceau, quand on connaît mon amour pour le hip-hop et GAINAX. Cette fameuse insert song qu’on entend en fait jamais dans la série Tengen Toppa Gurren Lagann, mais dans un des parallels works réalisé par GAINAX et diffusé sur Internet résume tout l’épique et le merveilleux de cette série épique et merveilleuse. ROW ROW ! FIGHT THE POWER ! J’en frisonne, tiens.

Nujabes feat. SHING02 – Battlecry – 2004

Voila à quoi devrait ressembler l’usage de hip-hop en japanimation. Et pas les daubes comme nobodyknows+ dans Naruto Shippuden, par exemple. Le hip-hop, c’est pas que des mecs qui crient « yo ! » et « bleu bleu moza’fucka’ » dans des HF. Bon, c’est ça aussi, hein, mais pas que – souvenez-vous de Scroopius Pip vs. Dan le Sac qui nous rappelaient que « guns, bitches and bling were never part of the 4 elements and never will be » dans Thou Shalt Always Kill. Bref, sobriété, beat bien calé, souffle du 33 tours sous la platine, tout est là. En plus, SHING02 se paye le luxe de nous réciter certains passages du Hagakure, et ça, c’est assez cool. Enfin, ce morceau nous rappelle que Nujabes n’est plus de ce monde, et qu’un producteur de ce calibre en moins sur Terre, c’est toute la musique mondiale qui y perd.

Voila, c’est fini. Si tu as eu le courage de lire jusqu’ici, en ayant joué tous les morceaux proposés en plus, bravo, tu es fou, mais t’as mon respect. Et bonne Fête de la Musique.

Publicités
commentaires
  1. Pingolin dit :

    Je suis fou, mais je t’aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s