Je crois que sous ses faux airs de type qui ressemble au mec de la pub Fortuneo qui a décidé d’arrêter de banquer, mais en moins bien rasé, mon coloc est un grand blagueur. Par exemple, depuis 2 semaines, je suis persuadé qu’il met un cube de bouillon dans le pommeau de la douche, comme ça, pour se marrer. Comme dans cet épisode de Scrubs, avec Hooch, qui est fou. D’ailleurs, je crois bien que j’ai vu l’acteur qui le joue dans un épisode de Raising Hope. Mais la question n’est pas la question. Du coup, malgré mon savonnage quotidien consciencieux au Petit Marseillais Fleur d’oranger, je sens plus le ravioli vapeur que la corne de gazelle. Ca m’ennuie, parce que socialement, c’est bien gênant, quand même. Mais surtout, en bon crétin que je suis, je ne pense jamais à vérifier le contenu du pommeau, et inévitablement, je me retrouve couvert de soupe. Ou alors je suis atteint d’une déficience de l’odorat, qui fait que dès que je renifle ma peau, elle exhale un arôme prononcé de pot-au-feu. Je ne sais pas. Et ça fait une quinzaine de jours que ça me rend fou.

Hooch is crazy

Alors pour passer le temps, je parle de trucs et de machins avec des gens. De ces discussions très constructives sur la cuisine coréenne ou quand est-ce qu’on fait un autre blind-test, ou « oh mon Dieu Marie Jésus Paulette, je deviens vieux, je deviens gros, vite, courir, tout ça », de ces discussions constructives, donc, je constate que dès qu’est effleuré le sujet de la japanimation, je me sens comme un papillon sur la banquise, seul vague otaku au milieu de gens pour qui Nagato ou Tsumugi évoqueront tantôt une marque de voiture japonaise, tantôt un spécialité portugaise, tantôt rien du tout, et de toute façon ils s’en foutent. Et puis s’entendre dire « ah, ouais, je connais les séries japonaises, des fois, je regarde Naruto sur Game One, c’est chouette », ou « mais Sailor MoonDragon Ball, tout ça, t’es pas un peu vieux pour ? », ça peut faire hérisser le poils (même si ça reste moins Cabrel que les déclarations à la Zemmour ou celle de notre chère Ségolène Royal avec ses bébés zappeurs qui en ont ras-le-bol).

En somme, pour vous, chers amis de ma connaissance qui me lisez mais pour qui animation japonaise, ça se résume à quelques (trop rares) films projetés sur grands écrans en France et Navarre (je n’ai absolument rien contre ces films, bien au contraire, c’est en partie grâce à Ghibli que j’ai pu me replonger pleinement dans la japanim’) et à des trucs que vous regardiez avant d’aller à l’école, sachez que la qualitaÿ anime existe aussi en format série (oui, oui, comme How I Met Your Mother ou The Big Bang Theory). Voici une petite sélection de titres accessibles à tous, je pense, dès lors qu’on aime un peu les trucs chiadés et écrits (pas comme How I Met Your Mother ou The Big Bang Theory, donc). Ceci n’est pas un classement, mais une liste de chaudes recommandations, parce que même y’a pas que moi qui aime bien (par exemple). Elles peuvent être un peu attendues, mais bon, il s’agit de découverte, alors voila. Point de mecha ou de magical girls, parce que, même si je les apprécie et que des trucs comme Neon Genesis Evangelion, Code Geass ou Mahô Shôjo Madoka Magica existent et ne font pas rougir ces genres, je les estime un peu hermétiques à qui veut se lancer dans la japanimation. Et, à mon grand dam, y’a pas non plus de prod’ de Shaft. Et aussi, en bleu, les séries qui sont éditées en France, et en rouge, celles qui le sont pas alors débrouillez-vous pour les trouver, je veux pas savoir comment. Mais trêve de blabla, et aime Emma.


CowBoy BeBop

Il fut une période pendant laquelle la japanimaton ne nous est parvenue que de manière parcellaire. Cela faisait suite à plusieurs choses qui auraient pu conduire à la fin de l’accès à la culture pop nippone dans l’Hexagone.

Tout d’abord, il y a eu un premier krach de l’édition de manga francophone (un peu comme celle de l’édition de comics en français dans le milieu des années 2000). Glénat et Tonkam avaient chopé un filon en proposant aux têtes blondes biberonnées de Saint SeiyaCaptain Tsubasa ou Kimagure Orange Road (ah, non, pardon, Les Chevaliers du ZodiaqueOlive et Tom, et Max et Compagnie) vers la fin des 80’s-début des 90’s, en sortant des perles comme Akira ou Amer Béton. Quelques éditeurs au rabais peu consciencieux s’étaient alors dit que pourquoi pas eux. Ainsi, des titres moches et traduits par un singe savant se sont retrouvés sur les étals des librairies, et parfois en tête de gondole des grandes surfaces (ces mêmes grandes surfaces où on peut trouver des intégrales de Steven Seagal à 10€ les 3 kilos de DVDs). Le tout dans une légalité floue, les droits d’auteurs étant alors peu considérés parce que, vous comprenez, ça vient du Japon, alors ça va. Bref, dans le milieu et la fin des 90’s, les éditeurs japonais qui se sont rendus compte d’un filon potentiel au pays du vin qui pique et du fromage qui pue ont décidés de faire le ménage dans tout ce boxon, chamboulant la jeune édition de bande dessinées japonaise française, qui a mis un peu de temps avant de regagner en crédibilité et puissance.

Ensuite, il y a eu la fin de Club Dorothée. Avec les Minikeums sur la 3, les enfants ont vite fait leur choix, et les rares séries japanim’ diffusées étaient noyées dans le flot de choses plus occidentales. Et puis il n’y avait pas encore les Internets à haut débit et les communautés de fansubbers pour nous faire découvrir des trucs et des machins. Ni les blogueurs spécialisés, par ailleurs.

Enfin, il y avait toujours ce dénigrement de cette sous-culture débilitante, violente, vulgaire, pornographique et obscène dont on gave nos enfants qui vont perdre leur innocence et qui feraient mieux de souhaiter qu’un sang impur abreuve nos sillons. Et c’était forcément vrai, puisque c’était Ségolène Royal et Télérama qui le disaient (le même Télérama se masturbera, quelques années plus tard, sur la féérie des films de Miyazaki).

Bref, la fin des années 1990 ont été bien moroses pour la diffusion de la culture pop visuelle nippone en France. Jusqu’à ce que quelques braves, certainement des transfuges de la Cinq aient eu les couilles de diffuser, sur la plage horaire de 18h00 à 19h00 (si mes souvenirs sont bons) des perles comme Neon Genesis Evangelion ou Vision of Escaflowne. Et là, grosse baffe dans la gueule du jeune pubère vierge que j’étais. Il y avait une histoire (une vraie) bien racontée, avec des dessins bien plus beaux que l’épisode de DBZ lambda (et ce malgré les nez en trompette de HitomiVan et consort). Formidable ! Et puis il y a eu CowBoy BeBop. Et là, mon histoire d’amour avec la japanimation est re-née (mon mari).

Aujourd’hui encore, c’est la série que je conseille aux gens qui veulent regarder du dessin animé japonais mais qui n’y connaissent rien. D’une part parce que le trait, l’histoire, les personnages, l’animation, la musique, TOUT, n’ont vraiment pas vieilli. D’autre part parce que c’est un excellent divertissement, intelligent, qui fait réfléchir.

L’histoire est simple : dans un futur proche, l’humanité s’est mise à coloniser les différents satellites et planètes habitables du système solaire. Du fait d’une catastrophe astronomique, la Terre est devenue un champ de cailloux, et il fait désormais meilleur vivre sur Mars ou Ganymède. Et ce nouvel espace de jeu est devenu l’équivalent de ce que fut le Far-West, la Frontier, pour les États-Unis : un endroit où seuls les plus costauds peuvent s’imposer pour espérer construire quelque chose. Foin de races d’aliens robotiques belliqueux ou de petits gris : seuls les humains sont concernés – il n’y a, à proprement parler, pas d’extra-terrestres (même si…).

Bref, dans ce nouvel univers impitoyable, les forces de police de l’ISSP sont un peu dépassées, alors les chasseurs de prime reviennent au goût du jour. CowBoy BeBop suit donc une de ces équipes de bounty hunters : Jet, un barbu, ancien flic, avec un bras mécanisé, Spike, une tête brûlée aussi balaise au flingue qu’au corps à corps lié au crime organisé, Faye, une arnaqueuse au physique – chdoïng – de femme fatale très fatale, Ein, un corgy doté d’une intelligence hors du commun, et Ed, une fille/garçon et hacker de génie. Au départ, l’équipage n’est composé que des deux premiers, puis il s’étoffe, etc…

Si au départ, aucune ligne scénaristique continue semble exister, on découvre bien vite le passé et les motivations des personnages, de comment ils sont devenus chasseurs de prime, etc… Shinichiro Watanabe, le génie aux commandes de ce chef d’œuvre (scénario et réalisation) a composé ici un truc magistral, mêlant western, space opera, film noir, et surtout jazz (la musique est composée par Yoko Kanno, qui a réuni expressément des musiciens de jazz de partout dans le monde et constituer un big band pour jouer sa musique, The Seatbelts), en faisant des clin d’œil appuyés aux films de samouraïs, à la Blaxploitation, à la Nouvelle Vague et au cinéma d’arts martiaux.

CowBoy BeBop a été la première série de japanimation « adulte » que j’ai vu, et l’impression qu’elle a laissé me marque toujours autant. Les histoires sont remarquablement écrites, laissant autant place à l’humour qu’au drame, en n’oubliant pas l’action. Les relations entre les personnages relèvent du théâtre shakespearien, tellement ils sont profonds, et tant les rivalités sont exacerbées. Et la bande son est un trésor de magie. Sont abordés des sujets aussi sérieux que les limites de la science, la question du Juste, les intelligences artificielles, la vengeance, le terrorisme,… et des trucs bien plus marrants comme manger des champignons hallucinogènes.

Depuis, Watanabe a produit Samurai Champloo, tout aussi fou et beau que BeBop (mêlant hip-hop, street culture, chambara et anachronismes), mais peut-être moins accessible du fait de son fort tropisme japonisant. Il est aussi à l’origine de Kid’s Story et A Detective Story, deux chouettes histoires d’Animatrix. Et d’autres projets peut-être un peu plus anecdotiques, mais toujours flabistouflants. Mais il restera avant tout le magicien aux commandes de CowBoy BeBop.

Durarara

Il est des films qui, généralement, parlent à tout le monde, garçons comme filles de ma génération : Pulp FictionFight Club, les trucs comme ça. Des films « fin de siècle » qui ont su nous captiver parce que la narration était chouette et que ce cinéma renouait avec des genres qu’on connaissait pas spécialement à cette époque. Snatch en fait partie par exemple. Ce qui démontre par ailleurs que Guy Ritchie est balaise que dans ce qu’il sait faire, à savoir des films avec des petites frappes et une chiée de personnages secondaires chelous, et de la déconstruction : Arnaques, Crimes et BotaniqueSnatchRocknrolla, ça, c’est des films bien. Alors que À la Dérive et Revolver, merci, hein. Sherlock Holmes ne rentrant dans aucune des catégories sus nommées, je me contenterai de dire que c’est une bromance victorienne bien foutue.

Bref, qui a apprécié Snatch appréciera Durarara : personnages très nombreux et hétéroclites, générique sympathique, univers urbains interlopes, et intrigue labyrinthique.

Pour simplifier à l’extrême le synopsis de la série, sachez que Mikado, jeune ingénu, arrive à Ikebukuro (quartier bien connu de Tokyo) pour son entrée au lycée. Il y retrouve un ami d’enfance, Masaomi, beau parleur et familier des différentes communautés qui peuplent le quartier. Quand la série débute, un groupe, les Dollars, semblent contrôler le quartier. En outre, Ikebukuro est habité par des légendes urbaines : une motarde sans tête, un russe noir qui fait des sushis « garantis sans viande humaine » ou encore un serveur de bar à la force colossale. L’intrigue de Durarara devient alors multiple : passés quelques épisodes introduisant chaque personnage principal et son rôle dans le quartier, on va observer leurs interactions, et la direction que vont prendre leurs vies. Quel est le but des Dollars ? Que veut Izaya, l’informateur omniscient ? Et que sont devenus les anciens gangs qui régnaient en maîtres sur Ikebukuro ? Autant de questions dont les réponses sont distillées très agréablement au fil des épisodes.

Ce qu’on appréciera dans Durarara, c’est bien entendu la variété des personnages, qui rend certains tout à fait appréciables et d’autres détestables à souhait, malgré leurs rôles tous équivalents, et leurs motivations globalement toujours justifiées.

À la base, Durarara est un light novel (roman illustré) de Narita Ryohgo. Il a été ici adapté pour le petit écran par Omori Takahiro, pour le compte du studio Brain’s Base. Ça n’est pas la première fois que NaritaOmori et Brain’s Base collaborent ensemble. Ils avaient déjà produit Baccano, autre série composée d’un dédale scénaristique où se perdent une multitude de personnages hauts en couleurs. Cependant, ce coup d’essai, très agréable par ailleurs, s’était montré peut-être pas aussi abouti qu’il aurait pu : les intrigues se croisaient sur des plans temporels différents (d’ailleurs, une des histoires pouvaient fonctionner indépendamment des autres), et les 3 derniers épisodes étaient superflus.

En somme, avec Durarara, l’équipe créatrice transforme son essai et livre une série gigogne impressionnante, corrigeant les rares erreurs de la première série. Maintenant, on attend une suite (sachant qu’a priori, les light novels de Narita peuvent constituer un matériau suffisant pour une suite).

Azumanga Daioh

Certains connaissent déjà Kiyohiko Azuma pour son manga du moment Yotsuba !!, série pleine de fraîcheur toujours en cours de publication et que j’avais déjà abordé ici. Avant de créer cette histoire tout à fait ravissante, Azuma avait écrit et dessiné un autre manga tranche de vie, Azumanga Daioh. Conçu en yonkoma (historiettes de 4 cases), on y suivait la vie surtout scolaire d’un groupe de lycéennes, de leur entrée à la remise des diplômes. Pas de superpouvoirs quelconques ou d’introspection complexe : tout est à la description sur un ton humoristique du quotidien de ces adolescentes.

Succès d’estime au pays du Soleil Levant, le studio J.C. Staff confie alors à Nishikiori Hiroshi la charge d’adapter le manga à l’animation. Chose qu’il réussit avec plus que brio. En effet, chaque épisode suit une trame scénaristique précise, mais est découpé en 5 séquences différentes, parfois entrecoupées par des petits skit durant quelques secondes, rythmant avec légèreté et efficacité une intrigue qui, au premier abord, pourrait sembler vide. Le doublage est impeccable, la réalisation chiadée, l’animation bonne (même si pas parfaite), et l’atmosphère générale est rafraîchissante à souhait.

Avec cette série qui ne paye pas de mine mais réussi l’exploit de nous transporter dans un quotidien japonais contemporain un peu fantasmé, et un peu juste aussi, mais a priori banal, Azumanga Daioh ouvre la porte à de nombreuses autres séries du même acabit, bonnes comme désastreuses. On ne peut pas l’en blâmer, même si A Channel est une merde sans nom.

Nichijô

Et donc, parmi les très dignes descendants de Azumanga Daioh, il y a Nichijô. Série décrivant un quotidien apparemment banal (nichijô, en japonais, ça signifie « vie ordinaire »), elle réalise le syncrétisme entre plusieurs formules distinctes les unes des autres et qu’on aurait pas forcément pensé à associer entre elles. Ainsi, Nichijô prend la fraîcheur du quotidien d’Azumanga Daioh, la folie absurde de Pani Poni Dash, et la poésie légère et surréaliste de Arakawa Under the Bridge (ouais, j’ai regardé ça, et même, j’ai aimé, alors ta gueule).

Qu’on ne se leurre pas : malgré ses chats parlants et ses androïdes maladroites, Nichijô tient beaucoup plus de la tranche de vie que de la SF. Et s’impose déjà comme le Azumanga Daioh des années 2010 (ouais, même pas peur). D’une part à cause de son ton ; d’autre part par son découpage en chapitres de quelques secondes à 4 minutes (maximum). Cependant, le gros grain de folie apporte une plus-value indéniable, magnifiant une histoire sympathique mais banale pour en faire un truc what the fuck jouissif, fleurant bon les Monty Python ou Buster Keaton dans le côté tarte à la crème poétique.

La série s’est achevée aujourd’hui, et malgré une légère tristesse à l’idée qu’il n’y aura plus de nouveaux épisodes de ce petit bonheur hebdomadaire, le format 26 épisodes de 24 minutes est parfait. La diff’ a commencé lors de la saison printemps 2011, soit peu de temps après la triple catastrophe de mars (séisme, typhon, accident nucléaire). Nichijô était le show idéal, réconfortant comme un bol de soupe chaude sous une pluie battante, pour ce Japon victime d’un cataclysme flippant. Série destinée à un public de 10-16 ans, elle pouvait pourtant aussi bien être vue par les ado et les adultes, chacun trouvant à rire à quelque chose. Un peu comme les 2 premiers Shrek. Une série fédératrice : il y a de l’humour, des armes (même si utilisées ici à des fins humoristiques), des relents bien dosés de romance, de la sci-fi, un chara-design flirtant avec le moe mais pas trop, de la perversion psychologique, de l’absurde, de l’action, même de la philosophie (« GOD IS DEAD ! « ) Il y a tout, en fait. Et le fait qu’il n’y ait pas à proprement parler d’intrigue linéaire (même si la deuxième moitié de la série place quelques bornes scénaristiques développées au fil des épisodes) permet un visionnage hors contexte pratique pour tous.

Surtout, le message de Nichijô est « les amis sont quelque chose de précieux « . C’est débile dit comme ça, mais c’est vraiment là que ça fonctionne. Comme pour My Little Pony : Friendship Is Magic en fait (je viens juste de voir le deuxième épisode de la nouvelle saison, et ça confirme complètement mes dires). « La principale caractéristique d’un ami est sa capacité à vous décevoir » disait Pierre Desporges. C’est tout à fait ça. Mai est, en soit, une amie tout à fait atroce, en cela qu’elle vit dans son monde et s’en fout vaguement des autres. Ça ne l’empêche pas de donner des dessins de requin à Hakase parce qu’elle sait qu’elle aime ça. Mio répète constamment à Yûko qu’elle est idiote et incompétente, dans la lignée du manzai ; mais malgré les coups qu’elle se prend, Yûko reste une amie très chère (la course folle de l’épisode 25 – et sa conclusion – nous le rappelle). Les amis sont quelque chose de chers et précieux, et c’est très bien d’en avoir.

Nichijô peut être rédhibitoire à premier abord, à cause de sa random-itude constante. Malgré cela, je persiste à le conseiller à des gens n’y connaissant rien en anime, pour tous les points soulevés plus haut.

Toradora

Un des genres archi-classique de l’animation nippone est la comédie romantique. Énumérer les titres serait longs, fastidieux, et stérile, parce que bon, y’en a pas mal, et que la qualité des dits titres varie grandement. Si vous ne deviez en retenir qu’un, sachez que Love Hina fait office de référence pour les 10 dernières années. Cependant, certains se sont amusés à détourner le genre pour en faire quelque chose de plus humain, touchant plus directement le lecteur/spectateur. Parce que si quand on a 14 ans on peut s’identifier à un loser comme Keitaro, la profondeur du personnage fait un peu tiép’. C’est là que Toradora donne un peu de change.

L’anime est le fait de J.C. Staff, studio qui nous prouve que, quand il s’en donne les moyens, il peut produire des choses superbes, alors que quand il s’en donne pas les moyens, c’est beaucoup plus fluctuant (To Aru, Tantei Opera Milky Holmes ou Yumekui Merry pour les plus récents). La réalisation a été confiée à Tatsuyuki Nagai, le génie derrière Ano Hana, (et aussi le tâcheron derrière iDOLM@STER Xenoglossia). Et surtout, l’œuvre est l’adaptation des light novels de Yuyuko Takemiya.

Le talent d’écriture de Takemiya repose dans le fait qu’elle a créé une histoire que les lecteurs de Marc Lévy pourraient considérer comme « vraie », dans la mesure où ce qui y est raconté est tangible, touchant et identifiable. Habituellement, le genre de la comédie romantique met en scène la cible même du produit, à savoir des lycéens. C’est pourquoi, généralement, il y a un sous-texte « roman d’apprentissage » qui transparaît. Cependant, avec Toradora, l’histoire de romance est indissociable des évolutions de vie des différents protagonistes. Encore une fois, c’est très con comme concept, et ça a été vu mille fois dans la littérature, le cinéma, etc… Et pourtant, jusqu’ici, peu de séries japanim’ s’étaient sérieusement penchées sur la question.

Toradora raconte l’histoire de Taiga, qui est amoureuse de Yûsaku, qui est le meilleur ami de Ryûji, qui est amoureux de Minori (on est tous amoureux de Minori de toute façon), qui est la meilleure amie de Taiga. Un jour, par inadvertance, Taiga et Ryûji se clashent, puis décident de s’entraider, sachant que leurs objectifs se rejoignent. Rien de bien méchant. Cependant, rapidement, on va en apprendre plus sur les personnages, sur leurs cicatrices, sur leur entourage et les cicatrices de cet entourage, etc…

Sans aller jusqu’à dire que Toradora est l’équivalent d’un Rougon-Macquart dans le Japon contemporain, on peut expliquer les comportements des personnages en fonction de l’éducation et de l’entourage qu’ils ont eu, entourage lui-même influencé par son passé, établissant une généalogie vaguement naturaliste des traumas psychologiques de chacun. Traumas psychologiques n’atteignant certes pas ceux d’un School Days, mais un peu importants quand même.

Toradora est un peu le KareKano du XXIème siècle (pour l’instant en tout cas) : personnages riches avec une évolution pas faite par dessus la jambe, intrigue prenante et réalisation pas dégueu. Dommage qu’aucune conclusion véritable ne soit en projet (et ce malgré le nouvel épisode bonus promis dans la prochaine édition Blu-Ray, qui semble plus s’apparenter du gadget rigolol que d’un véritable dénouement).

Abenobashi Mahô Shôtengai

Puisqu’on est dans les séries de « coming of age », abordons ce petit chef d’œuvre méconnu de GAINAX (Neon Genesis Evangelion, KareKano, Gurren Lagann).

Le jour où son amie d’enfance, Arumi, lui annonce qu’elle va déménager dans le nord du Japon, et que le grand-père de cette dernière est victime d’un grave accident, Sacchi, otaku de12 ans, se retrouve projeté dans un univers medieval-fantastic fonctionnant comme un J-RPG. Il entraîne par ailleurs bien contre son gré Arumi dans cette aventure. Commence alors une série de voyages dans une multitude d’univers thématisés (space opera, préhistoire, sim date, films hollywoodiens…) pour essayer de regagner leur monde d’origine. Délicieusement drôle, débile, et référencé.

Cependant, se contenter de penser Abenobashi comme un énième anime bouffon à destination des geeks serait une erreur. Si des personnages comme Mune Mune ou Eutus, récurrents dans ces univers parallèles, semblent au départ sans but autre que celui de nous faire rire par leurs postures, ils se révèlent être, sur le long terme, des clés essentielles de l’intrigue.

Difficile de ne pas spoiler pour expliquer pourquoi Abenobashi est appréciable par tous, malgré ses sur-références otaku et geek. Sachez cependant qu’à l’instar de nombreuses séries GAINAX, les protagonistes sont confrontés à un évènement choquant qui va les mettre en position délicate, et les conduire à faire des choix compliqués. En cela, ils sont obligés de progresser et de grandir. Ainsi, Sacchi va apprendre le sens des responsabilités et des réalités, et peut-être aussi le sentiment amoureux. En somme une histoire d’apprentissage très bien construite, et enrobée d’une animation et d’un contexte fictionnel tout à fait appréciables.

Suzumiya Haruhi no Yûutsu

La première fois que j’ai vu cette série dans son intégralité, j’ai fait « Wow ! « . Et je l’ai rematée assez rapidement. La deuxième fois, le « Wow ! » était toujours là, mais avec des trucs en plus comme « mais comment il a fait pour parler de tant de trucs allant de la physique quantique à la psychologie cognitive, en passant par les paradoxes, les univers alternatifs et le principe anthropique, le tout saupoudré de crypto-référence otak’ et d’une dose de über moe ? » Ceux qui connaissent Haruhi savent donc qu’ici ne sera pas abordée la (détestable mais bon, voila, quoi, ça va quand même) saison 2. Par contre, le film vaut vraiment le coup.

Suzumiya Haruhi no Yûutsu est considéré par certains comme le 4ème impact de l’animation japonaise (1er impact : AstroBoy ; 2ème impact : Mobile Suit Gundam ; 3ème impact : Neon Genesis Evangelion). Sans débattre là dessus (je ne comprends pas ce que ça a profondément révolutionné dans la japanimation), Haruhi reste une de mes séries de cœur, par la qualité de son animation (avec cette série, Kyoto Animation confirmait qu’elle était une boîte qui fait pas de la merde, et allait accéder au statut de studio qui compte beaucoup dans le monde de l’animation), son histoire à la narration chaotique, et ses personnages très archétypés mais bien construits.

L’animation est globalement très bonne, même si les quelques séquences faisant appel à la CGI sont bien moches. Rien d’autre à dire sur le sujet.

L’histoire, elle, lors de sa diffusion première, était éclatée, et ne se déroulait donc pas chronologiquement. On distingue ainsi 7 ou 8 histoires sur les 14 épisodes de la série, aléatoires chronologiquement, les 6 épisodes de la saga éponyme « Suzumiya Haruhi no Yûutsu » constituant la colonne vertébrale de l’ensemble. Ainsi, le premier épisode diffusé est en fait un film amateur cheap réalisé par les personnages principaux, et qui de prime abord peut s’avérer perturbant puisque complètement cryptique, sachant que, chronologiquement, c’est le 11ème épisode (en fait). Ainsi, si on veut faire fi de l’ordre de diffusion et vraiment regarder l’ensemble chronologiquement, il faudra regarder les épisodes comme suivant : 2, 3, 5, 10, 13, 14, 4, 7, 6, 8, 1, 12, 11, 9. Original, mais pas inédit. Cette absence de linéarité renforce l’aspect puzzle de la série, et enrichie l’intrigue en soit, les indices étant distillés petit à petit.

L’intrigue et les personnages, justement. Alors il s’agit d’un truc narré du point de vue de Kyon (c’est un surnom), de sa vie de lycéen et de la SOS Dan, un club là pour diffuser le fun et chercher des extra-terrestres, des ESPers et des voyageurs temporels, et mené par Haruhi. La SOS Dan est composée en outre de Yuki, une extra-terrestre cooldere, Mikuru, une voyageuse temporelle bishôjo, et Koizumi, un ESPer crypto-yaoi. ET LA MEILLEURE, C’EST QUE HARUHI LE SAIT MÊME PAS, QUE CE QU’ELLE CHERCHE SE TROUVE EN FAIT TOUT PRÈS D’ELLE ! Mais blague à part, c’est très bien foutu. Pourquoi, comment, j’en sais rien. Enfin, si, j’ai bien mon idée sur la question, mais encore une fois, ça impliquerait plein de spoil, aussi, ce post étant supposé être fait pour la découverte, je vais m’abstenir. C’est bien, il y a un véritable souci du détail, et c’est tout. Et ça change de la SF à papa.

Ôedo Rocket

Je suis bien embêté : je ne sais pas quoi dire sur cette série, alors qu’elle est vraiment très bien, et que des années après l’avoir vu pour la première fois, elle me marque toujours autant.

L’action se déroule dans un quartier populaire de Tokyo, peu de temps avant la chute du shogunat (période qui s’étale de 1603 à 1868). En ce temps et en ce lieu, la police est particulièrement répressive, et on a pas le droit, par exemple, de faire de feux d’artifices ou du théâtre, parce que c’est du luxe, tout ça, m’voyez, et qu’on peut pas se permettre de telles dépenses somptuaires. Ça n’empêche pas Seikichi, jeune artificier, de continuer à pratiquer son art dans l’illégalité. En parallèle, une bestiole extra-terrestre s’écrase non loin de Tokyo-peu-avant-la-chute-du-shogunat, et se frite avec une autre bestiole pareil. Le lendemain, Sora, une jeune fille, se réveille dans la maison de Seikichi, clamant qu’elle vient de la lune, et qu’elle a besoin de ses talents pyrotechniques pour pouvoir rejoindre son royaume sélénite – oui, parce qu’en plus, c’est une princesse. Voila voila.

Ôedo Rocket est donc une comédie SF bien comme il faut, avec encore une fois une tripotée de personnages bigarrés en tous genre, clichés pré-contemporains de ce que seront les Japonais du futur (la loi d’interdiction du luxe stipule, entre autre, que les créateurs d’images, les ingénieurs et autres ne pourront plus pratiquer, renvoyant au succès des arts visuels nippons et de la robotique de nos jours). Par ailleurs, les chara-design ne sont pas uniformes. Ainsi, on a des bonhommes représentés conventionnellement côtoyant sans problème des types en SD, pour un effet étrange mais pas choquant.

L’humour est omniprésent, des blagues à caractère uro-scatologique aux anachronismes. Ce qui n’empêche pas Ôedo Rocket d’avoir une ligne dramatique plus sérieuse (l’objectif de Sora). Et un fond encore plus grave, avec des intrigues politiques et policières. Cependant, la magie et ce semblant de truc qu’on appellerait en Occident « steampunk » (sauf que là y’a pas de machines à vapeurs et que ça se situe au Japon d’avant l’ère Meiji) allègent le ton, rendant ces histoires en sous-sol plus digestes.

(j’vous avais dit que je savais pas écrire pour cette série que j’aime bien pourtant…)

Ôran Kôkô Host Club

Étonnamment, cet anime à destination d’un public à la base féminin, tiré d’un shôjo de Hatori Bisco édité en France chez Panini, s’avère en fait tout à fait tout public, au delà de la corde Boy’s Love que le titre était supposé faire vibrer au départ.

Il s’agit ici d’un reverse harem. Dans le harem classique, je ne l’apprends à personne, le personnage principal – un mec – se retrouve, par un truchement quelconque et fort improbable, entouré de tout un tas de nanas plus jolies les unes que les autres, qui, évidemment, se battent plus ou moins pour conquérir son cœur (généralement, c’est la tsundere ou l’amie d’enfance qui gagne à la fin). Ben le reverse harem, c’est la même chose, avec les genres inversés : une fille se retrouve entourée de plein de garçons, etc, etc…

Là où c’est drôle – façon de parler – dans Host Club, c’est qu’au départ, on sait pas que la fille est une fille. Dans les faits, Haruhi est primo-entrante boursière au prestigieux lycée Ôran (réservé à l’élite de l’élite). Un jour, vêtue d’un uniforme de garçon – parce que, vous comprenez, elle est comme ça – elle casse par inadvertance un vase fort précieux appartenant au club d’hôtes du lycée – parce que, vous comprenez, c’est le genre de lycée où il y a des clubs d’hôtes. Pour rembourser son forfait, elle est alors contrainte d’intégrer ce fameux club, où les membres découvrent bien rapidement qu’il s’agit d’une fille. Tout le jeu va alors tourner autour du fait de cacher cette vérité marrante au reste des clientes, et puis avoir des aventures rigolotes et tout.

Ma réalisation de Igarashi Takuya pour le studio Bones s’avère particulièrement aboutie. Il n’hésite pas à légèrement modifier les intrigues pour ajouter une patte personnelle vraiment appréciable à l’ensemble. On fait vite abstraction du rose et du doré omniprésents, et on se concentrera sur l’usage des panneaux, de la typographie et le chara-design soigné. L’intrigue n’est pas en reste, même si on regrettera un manque de linéarité dans la plupart des épisodes (à part quelques arcs se déroulant sur plusieurs épisodes, et bien évidemment un finale – OUI, AVEC UN « E » À LA FIN – flamboyant). L’ensemble nous plonge dans un univers pas très réaliste mais marrant et tout à fait appréciable. Et surtout, pour un anime à l’attention, à la base, des filles, c’est assez addictif, ma foi. Comme avec MLP:FIM en fait.

Katanagatari

Dernier anime de cette liste informelle qui me vient en tête : Katanagatari. Formidable série qui a rythmée mes visionnages à caractère japanimesque pendant toute l’année 2010, à raison d’un épisode de 50 minutes – chose rare dans l’animation – mensuel que j’attendais avec la même impatience que la méthadone d’un toxico en cure de détox. Les plus malins auront donc compris que la série compte autant d’épisodes qu’il y a de mois dans l’année.

Katanagatari est d’abord un light novel du prolifique Nishio Ishin (qui joue avec la palindromie de son nom quand écrit en caractères latins), aussi auteur, entre autre, des Bakemonogatari, et Nisemonogatari. Si ces deux séries sont adaptées par le studio SHAFT, c’est à White Fox, et à son réalisateur Motonaga Keitarô (qui a, par ailleurs, quelques belles merdes à son actif… *tousse* Amaenaide Yo…. *tousseOnî-chan no Koto Nanka Zenzen Suki Janaindakara ne!! *tousse*) qu’a été confié ce petit chef d’œuvre.

L’action prend place dans un Japon fantasmé et fantasmant de l’ère Edo (la même ère que celle du shogunat, cf. supra). Shichika est un gars un peu paumé qui vit depuis à peu près toujours sur une île avec sa sœur – AWKWARD -, nommée Nanami. Un jour, une stratège aux cheveux blancs, Togame, vient sur le caillou, dans l’objectif de le recruter pour retrouver 12 épées mythiques et dangereuses dispercées dans tout l’archipel, que lui seul, en tant que descendant bla bla trop fort bla bla, peut récupérer. Très naïf puisque n’ayant quasiment rien vu du monde, il demande alors à Togame pour quelle raison il la suivrait. Elle trouve alors l’excuse que c’est parce qu’il est amoureux d’elle. Cette réponse pleine de bon sens le convenant – malgré son physique loli, Togame doit bien avoir 18 ans révolusShichika part à l’aventure, accompagné de sa nouvelle compagne. Et Nanami reste sur l’île.

Katanagatari nous transporte, au fil de ses épisodes, à travers des tableaux tous plus merveilleusement exécutés les uns que les autres. Le trait est un peu gras, et les personnages, dessinés en quelques traits simples et colorés par de beaux aplats évoluent dans des décors superbes et détaillés, japonisant à mort, et usant à bon escient de formes géométriques judicieuses (j’aime les adjectifs, et ils me le rendent bien). L’animation est fluide, et on peut spéculer que le jeune studio White Fox a misé gros sur cette licence.

L’histoire, elle, est tout simplement enchanteresse. On voyage, les personnages interagissent très bien entre eux, l’apparente superficialité liant initialement Togame à Shichika laissant place à un véritable sentiment amoureux au fil du récit. Et l’histoire des différents protagonistes est elle aussi fascinante. En dehors des héros décrits, on croisera des prêtresses shintoïstes, des rônins, une espèce de secte d’assassins, des tribus oubliées,… L’intrigue a la particularité d’être introduite et conclue par un narrateur omniscient, ce qui ajoute à l’impression de récit légendaire. Par ailleurs, certains processus narratifs originaux sont employés, à notre grande surprise (mais pas désagréable surprise). Par exemple, l’épisode 4 élude en grande partie l’intrigue principale – le voyage de Shichika et Togame – pour se concentrer sur l’histoire de Nanami, qu’on n’avait pas vu depuis le premier épisode.

Katanagatari est un vrai ravissement qui vous fera crier Cheerio ! après chaque visionnage.

Conclusion en bois

Voila, c’est tout pour aujourd’hui. Si certains de ces titres sont peu orthodoxes dans le cadre d’une ouverture à cette (sous-)culture qu’est la japanimation, je peux vous assurer cependant que ce sont des perles dans leurs genres, a priori accessibles à tous, ce qui est bien quand on veut débuter un truc. Après, qui sait, peut-être vous prendrez-vous de passion pour des choses ravissantes comme Gurren Lagann, Lucky Star, K-ON!, Hanasaku Iroha ou Sayonara Zetsubô Sensei. ET VOTRE VIE EN SERA CHANGÉE.

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commentaires
  1. Amo dit :

    Cette sélection de qualité ! Et effectivement, oui, on est tous un peu amoureux de Minori. Bref on s’égare.

    J’aurais rajouté Haibane Renmei à cette liste, sans doute à la place d’Azumanga Daioh que je peine à considérer comme une réelle référence – surtout que Nichijou, même si je ne l’apprécie pas plus, a pris cette place haut la main dans le secteur des adapts de yonkoma – et peut-être cité Baccano de manière plus centrale car c’est une oeuvre vraiment très bonne – d’ailleurs, quand tu parles des 3 derniers épisodes, tu parles des 3 derniers épisodes de la série où des 3 épisodes « bonus » qui étaient sortis plus tard ? Effectivement, ces derniers sont superflus mais ils ne sont pas à prendre dans le même ensemble, AMHA.

    Et, évidemment, j’aurais signalé Evangelion qui reste une oeuvre intelligente, riche et d’extrême qualité. Peut-être également Black Lagoon et… Full Metal Alchemist.

    Enfin après c’est chacun sa liste <3.

    • yllwngg dit :

      L’objet du présent post n’était pas spécialement de répertorier les animes que je considère comme de qualité +++ – dans ce cas, il n’y aurait peut-être pas eu Host Club, et on y aurait retrouvé des choses comme NGE (évidemment), Gurren Lagann aussi, Madoka Magica ou encore, ouais, FMA. Il s’agissait de présenter un panel de séries accessibles à tous, pas trop à rallonge, avec une intrigue prenante et pas spécialement nippo-centrée (ce qui peut faire peur quand tu décides de t’embarquer dans la japanim’), etc… D’où la présence de « tranche de vie » comme Azumanga ou Nichijô – que, contrairement à toi, j’apprécie toujours autant vachement trop bien de la mort ^^v kikoo – qui par leur ton léger, leur humour et leur format restent une bonne porte d’entrée à un univers otaku.

      Les épisodes en trop dont je parle sont évidemment les 14, 15 et 16. Et je reproche à Baccano une dispersion des intrigues. Par exemple, toute l’intrigue autour des Genoard peut-être ôtée de la série sans que ça n’altère en rien la trame scénaristique : leur parcours croise très peu (voire pas) celle des autres personnages. En cela, Durarara est plus cohérent, je trouve.

      J’attends de lire une liste de ton cru, afin de comparer, pour voir. Mais heureux de constater que l’éminent auteur de Néant Vert approuve au moins partiellement ces choix.

  2. Dude dit :

    Ma vie en sera changée? J’attends de voir…
    En attendant, la question c’est pourquoi j’irai voir une série avec un nom aussi chelou qu’un des meilleurs épisodes de X-Files (Kitsunegari) alors qu’il me reste tellement d’épisodes de Doogie Howser M.D., Twin Peaks, Oz, Beavis & Butthead, etc… à voir…
    Bref USA Rules Man!

    Ceci dit, je vais quand même essayer de jeter un petit coup d’oeil à Cowboy Bebop, et j’espère ne pas me faire emporter par le flot, passke sinon ma vie va changer dans le sens où je recommencerai à dormir le jour et voir des séries la nuit, et ça c’est pas compatible avec une vie amoureuse…

    • yllwngg dit :

      Mec, faut te réveiller, on est en 2011. Et 2012 frappe à la porte. Et toi, tu mates encore Twin Peaks, Dr. Doogie & Co. Je sais que le revival 90’s a été tendance ces dernières années, mais y’a des trucs plus contemporains et très bien aussi. Et japonais parfois. Alors tu me ranges ces vieilleries pour quand tu seras à la retraite, et tu sors ta tête du trou américain. Et après ça vient me parler de soft power gna gna gna… :3

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