Crash Test n°1 : qui est le meilleur séducteur ?

Publié: 12 décembre 2011 dans Crash-test, Japanimation, Manga, Otakisme
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Un nouvel article sur le présent blog ? Moins d’une semaine après le précédent !? Va-t-il se mettre à neiger dans le Sahara ? Nan, sérieux, j’aimerais bien voir de la neige dans le Sahara, un peu comme les jardins sur dune après les courtes périodes de pluie. Ca doit être chouette à voir. Alors ouais, un nouveau post, alors même que j’ai des articles à rédiger pour très bientôt et que j’ai pas commencé l’ombre d’une introduction. Nouveau post pour une bien mauvaise raison en vérité : non content d’avoir vu Roselyne Bachelot en vrai, j’ai appris hier par voie de SMS puis par voie d’Internet que mon vote allait passer dans la bien nommée rubrique « C’est mon vote qui passe sur Nolife », sur Nolife donc, mardi 13 décembre 2011, à savoir demain. Voila. J’en suis à une période clé de ma vie, où je suis non seulement amené à côtoyer les puissants de ce monde et à vaincre LA MALADIE à grands coups d’expectorant et de pastilles Drill (RAW RAW FIGHT THE POWER) miel/citron, mais en plus j’influe sur la diffusion de la J-music dans l’Hexagone par le super-pouvoir de l’abonnement à Nolife Online. Bientôt, j’ouvrirai des boutiques à mon nom, et on y vendra des figurines bobblehead à mon effigie. Même, j’aurai droit à un talk-show hebdomadaire, et je ferai partie de la tournée des Enfoirés. Et ça sera beau, bien, et juste. Le message est le suivant, donc : si tu veux t’assurer de mon excellent goût musical, regarde donc Nolife sur ta télévision numérique mardi, à 21h00 (rediff’ à 00h30 puis à 8h30 mercredi). Mais se contenter d’un post pour faire son branle-bourse auto-promo qui est même pas de la promo par ailleurs, ça serait un poil abusé. Donc c’est non sans une émotion certaine, et alors que minuit a sonné depuis 11 minutes maintenant à ma pendule, que je lance une nouvelle rubrique : les crash-test (crashs-tests ? crash-tests ? crashs-test ? j’en sais rien et je m’en fous).

Imma happy

Mais c’est quoi alors que cette nouvelle rubrique ?

Excellente question que celle-ci, je vous remercie de me l’avoir posé. Les crash-test, comme le nom l’indique, vont mettre en confrontation deux éléments. Et, à l’instar de nombreux films où deux hommes rentrent et un homme sort, un seul de ces éléments sera in fine déclaré vainqueur, selon des critères se voulant objectifs mais en réalité hautement arbitraires et reflétant en fait mon opinion, importante et exhaustive, cela va bien évidemment de soi. Parfois, y’aura peut-être des égalités, alors je ferai comme dans Smash Bros avec les morts subites pour déterminer encore plus arbitrairement qui gagne. Les éléments jugés sur pièces en question, ça pourra être des persos, des séries, des auteurs, des shbleuargh, ce genre de trucs. Pour la mise en page, comme je suis très loin de maîtriser les tenants et aboutissants de WordPress, ça va être un peu crado, mais je m’en fous, c’est mon blog qui passe ce soir sur Nolife, alors ta gueule Pop Hip. ET CETTE PHRASE A UN SENS DANS MA TÊTE, ALORS RESTEZ, ET ARRÊTEZ DE VOUS MOQUER. Plouf plouf…

Pour cette première des crash-test, je vous propose impose le duel suivant : Keima Katsuragi (Kami Nomi zo Shiru Sekai) VS Tamaki Suô (Ôran Kôkô Host Club) : qui est le meilleur séducteur ? Tout de suite et sans plus attendre, présentation introductive de nos deux challengers.

Ça c’est vraiment PD

Introduction de bon aloi

Le personnage du beau gosse – du gossbo même, si l’on est plutôt très tendance style genre t’as vu (pffff… chuis crevé, moi) – est une figure récurrente du manga. Et ça n’est pas vrai que pour le shôjo, où, il est vrai, la séduction occupe régulièrement le devant de la scène : Hana Yori Dango, Yamato Nadeshiko Shichi Henge, Kareshi Kanojo no Jijô,… Le shônen, avec l’avènement de la rom-com haremisante à la fin des années 1980-début 1990, n’est pas en reste, et des classiques comme Tenshi Muyo!, Love Hina ou Ichigo 100% sont là pour le prouver. Si les différences s’opèrent sur la personnalité de l’objet d’affection (un perso type prince charmant pour le shôjo, un loser anti-héros plutôt volontaire pour le shônen), et ce à des fins d’identification du lectorat, le séducteur reste un archétype majeur dans le manga.

Ce crash-test va donc se faire mesurer deux grands ravisseurs de cœurs devant l’Eternel : Keima Katsuragi, le « Dieu Tombeur » de Kami Nomi, accro aux pixels plus qu’aux êtres faits de chair et de sang, et Tamaki Suô, le bellâtre envahissant de Host Club, président du cercle d’hôtes du lycée Ôran.

Dans le coin rouge, Keima. Il peut être considéré comme un nerd misanthrope. Son intelligence et sa capacité à lire les comportements humains (plus scriptés qu’ils ne semblent) lui permettent bien souvent de se sortir de situations délicates. Cependant, ces qualités sont tempérées par une sportivité très limité, nerditude oblige. Longtemps reclus, et myope depuis à peu près toujours, il est affublé du surnom de Otomegane.

Dans le coin bleu, Tamaki. Héritier richissime, ce hâfu (moitié Japonais, moitié autre chose, en l’occurrence ici, Français), il est blond, ce qui n’est pas commun et ajoute à ses nombreuses qualités. En fait, rien ne semble lui faire défaut : culture, intelligence, beauté, bonnes manières, richesse (beaucoup), force physique… Il est le cliché du prince par excellence, faisant de fait preuve d’un narcissisme certain. Du fait de son statut, il aime à se faire appeler King. Mais les jumeaux Hitachiin lui préfère Dôno.

Premier clash : capacités séductrices

On en trouve des choses bizarres quand on tape « seduction » dans Gelbooru…

Keima : Asocial et solitaire, il passe son temps à jouer à des sim-date (mais bizarrement jamais des eroge… cet ado doit cacher quelque chose malsain). Expert du genre, il acquiert rapidement la réputation de « Dieu tombeur » sur Internet, ayant, a priori, terminé tous les sim-date du monde entier de l’histoire de l’univers, mêmes les buggés, même ceux qui sont pas bons, même ceux qui viennent juste de sortir. C’est dire s’il est balaise. Ce statut lui permet de développer la communauté qui l’adule sur les interwebs, en répondant bien gracieusement aux pauvres hères bloqués dans les jeux. Parce qu’il a passé un pacte involontaire avec les Enfers (WHAT A TWIST !), il se voit obligé de passer de la 2D à la 3D, à son grand désespoir. Ben oui : une fille de jeu vidéo, certes, elle te prépare pas de bento, mais t’as pas non plus à l’entretenir et elle se plaint peu, alors qu’une vraie fille, déjà, ça parle même quand la console est éteinte, mais en plus, ça sécrète plein de liquides et gaz bizarres, loin de l’idée qu’on se fait de la perfection. Cependant, les compétences vidéoludiques, les techniques et les paternes qu’il a appris en perdant son temps sur des galge lui permettent une compréhension théorique et relative de l’être féminin, ce qui va lui permette de pas mal se faciliter la tâche : la raison s’en fout parfois du cœur qui a ses raisons que la raison n’a pas mais quand même la raison est un peu plus forte.

Tamaki : Tout juste débarqué de France dans le lycée japonais présidé par son père, notre héros se met en tête de créer un cercle d’hôtes, parce qu’il est désespérément trop beau ou un truc du genre, même si la raison officielle, c’est « occuper les jeunes oisives à faire des trucs de jeunes oisives. » En gros, il y passe du temps avec ses potes, tout en se faisant aimer par à peu près toutes les adolescentes nubiles (en tout cas on l’espère) qui fréquente ce club à la moralité douteuse selon Christine Boutin. En tant que THE séducteur du club, il s’engage à combler émotionnellement chaque cliente qui le désire, prenant garde à ne jamais franchir la mince frontière séparant flirt léger et séduction trop poussée (certaines lycéennes en feront d’ailleurs les frais). L’objectif étant de faire rosir les jeunes filles en fleur, faire battre la chamade à leur cœur amouraché, leur procurer le frisson de la jeunesse, quoi. Et donc pour combler lesdits souhaits, il n’hésite pas à redécorer en un claquement de doigts et de millions de yens la salle du club, ou d’organiser des voyages à l’autre bout du Japon.

Deuxième clash : force et faiblesse, le sidekick féminin

It’s a trap !

Keima : L’acolyte de Keima se nomme Elsy. Démone peu dégourdie mais très habile du balais, cette jeune femme de 300 ans a récemment été promue sur Terre pour accompagner le « Dieu tombeur » dans sa tâche. Sa force réside dans sa grande persévérance, on va dire, mais surtout dans son étoffe fantomatique qu’elle trimballe habituellement comme une écharpe. Très volontaire, mais aussi très gaffeuse, elle rappelle au héros son contrat avec les Enfers. Elle idolâtre aussi pas mal Keima, idolâtrie qui s’apparente parfois à des sentiments un peu plus forts qu’un simple dévouement sans borne. Assez peu utile quand il s’agit d’aider à conquérir le cœur des filles, elle est plus là pour le ressort comique évidemment (les camions de pompiers !), et aussi pour le soutien logistique de son étole.

Tamaki : Véritable héroïne de l’histoire, Haruhi Fujioka fonctionne comme le clown blanc quand associée à Tamaki (qui devient alors de fait l’Auguste). Excellente élève depuis antan jadis, souhaitant suivre le modèle de sa défunte mère qui était avocate reconnue, elle est une des rares élèves à avoir intégré le lycée Ôran grâce à une bourse d’études. Par un truchement bien pratique parce que c’est de la fiction (WHAT A TWIST !), elle intègre le club d’hôtes en bon reverse trap qu’elle est. Seuls les membres du cercle sont au courant de son véritable genre. C’est pour cette raison qu’elle va devenir la chouchoute de Tamaki, qui la considère dès lors comme sa fille. Placide mais souvent excédée par les agissements de Tamaki qui frisent parfois le harcèlement, elle est l’objet de conquête inaccessible, convoitée par à peu près tous les membres du club qui ne sont pas en 3ème année. Or, elle, jeune fille naïve, n’en est pas consciente. Tamaki, lui, est confus, mais se refuse à admettre une quelconque forme d’amour charnel pour sa fifille. Ca reste pour lui une des rares filles qu’il n’aura pas fait succomber (façon de parler, hein).

Troisième et dernier clash : le reste

Keima : Nerd jusqu’au bout des seins, Keima a le super-pouvoir un peu inutile et plutôt flippant de pouvoir jouer à 6 jeux vidéos sur 6 plateformes différentes en simultané. Ca lui permet d’avancer vachement vite dans plein de jeux. Et donc d’acquérir plus de compétences en empathie humaine/compréhension des interactions sociales. Voila. Sauf que, aussi, ça lui fait perdre de l’espérance de vie. Voila voila.

Tamaki : Séducteur jusqu’au bout des seins, Tamaki a le super-pouvoir d’être par moments immensément stupide et donc de mettre en œuvre des plans invraissemblablement complexes et onéreux pour combler les désirs de ses clientes. Voila. Et puis c’est un gossbo aussi, alors ça aide. Voila voila.

Verdict

J’entrevois la fin…

Bon, ce premier crash-test était biaisé depuis un peu le début. Parce que malgré les efforts consentis contre son gré par Keima pour conquérir de jeunes inconnues, il n’obtiendra au mieux que le statut d’arnacœur de l’année, ses compétences ne se limitant soit qu’à des entités virtuelles (donc non comptabilisables au rang humain), soit qu’à des cibles bien précises de toute manière atteinte d’amnésie à court terme (aucune de ses conquêtes semble ne se souvenir vraiment d’avoir jamais embrassé le otomegane). Tamaki, au contraire, a pour lui le pouvoir de ses phéromones (dignes d’un Asaba, tiens… un autre redoutable concurrent au titre de tombeur de ces dames…) et de la France, ce fabuleux pays où qu’on séduit les meufs en un claquement de doigts, d’où il tire le pouvoir des cheveux propres et blonds. Il emporte donc logiquement ce duel, malgré son inaptitude à faire chavirer Haruhi-chan. Sans rancune pour Keima.

P.S. QUI N’A RIEN A VOIR : Je suis en possession d’un place pour la SoulwaXMAS Party parisienne du jeudi 22 décembre prochain. Malheureusement, je ne pourrai m’y rendre. Si intéressé/e, n’hésite pas à me contacter par voie de commentaire (ou autre : trouver mes coordonnées ne devrait pas être bien compliqué).

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