« Le temps passe et passe et passe et beaucoup de choses ont changé, qui aurait pu s’imaginer que le temps serait si vite écoulé ? » chantaient les riants Jacky et Ben-J des Neg’ Marrons. Eh oui. L’hiver approche à grands pas, et avec lui la fin d’année et son cortège de bonnes résolutions, de gavage familial, d’accidents de la Saint Sylvestre et de rétrospectives télé.

Cette année 2011 aura été riche en actualités diverses et variées : le Printemps Arabe (pour le meilleur comme pour le pire), pas moins de 3 films basés sur des licences Marvel, le nouvel album de Stupeflip, The Hipnoflip Invasion, que je vous engage à découvrir si vous ne connaissez toujours pas (pourtant, Gaëlle est un tube), le séisme du Tôhoku et les conséquences qu’on connaît, mon installation à Paris Ville Lumière, Claude Guéant qui rend la France plus sereine grâce à son excellent travail au ministère de l’Intérieur #NOT, l’Affaire DSK (qui va avoir droit à sa version PEGI 18, l’Affaire DXK – attention, contenu porno sexuel), la bouse sans nom de Terrence Malick récompensée à Cannes, la naissance du Sud-Soudan, l’ouverture du présent blog, la publication de The League of Extroardinary Gentlemen Century : 1969 (Alan Moore, je fais l’amour à ton cerveau), l’entrée de l’Autorité Palestinienne à l’UNESCO, Laurent Gbagbo en marcel lors de son arrestation filmée, la fin du monde économique d’après les agences de cotation, mon statut temporaire de SPÉCIALISTE ! (maintenant disponible en audio – je bafouille beaucoup), la publication en VF des deux premiers tomes de 1Q84 qui surpasse puissance 49 tous les Twilight, Marc Lévy, Anna Gavalda et Guillaume Musso du monde réunis, les mouvements mondiaux d’Indignation contre ce monde qui s’annonce vaguement pourri dans les décennies à venir, un type un peu stressé par les gens aux peaux avec un fort taux de mélanine et/ou qui aiment les personnes du même sexe qu’eux/elles en Norvège, ma découverte pour de vrai de la vie de salarié vraie, les condamnations de plusieurs anciens chefs d’Etat (poke Moshe Katsav et Jacques Chirac), la tempête du millénaire Irene qui était un peu une bonne blague des météorologues, Japan Expo qui était plus lénifiant qu’un épisode de Plus Belle la Vie (SAUF UNE FOIS, AU CHALET),…

Une année bien dense donc, qui l’aura aussi été dans la japanimation. Je vous propose en conséquence un Top 10 des meilleurs anime de cette année (selon moi, forcément, hein ; j’imagine que certains grands malades ont kiffé R-15 ou UtaPuri par exemple…), que j’intitule en plagiant allègrement le numéro 47 de Tsugi « Dernier Bilan avant la Fin du Monde » (parce que 2012, Roland Emmerich, tout ça… j’aurais tellement aimé avoir trouvé ce titre avant eux). Et avec les excellentes séries que nous ont servi les Japonais cette année, et ce malgré la triple tragédie bla bla bla, c’est pas évident de faire un classement. Cependant, si vous avez pris le temps de lire toutes les bêtises que j’ai pu poster depuis mai, vous connaissez à peu près mes goûts, et ne serez guère surpris a priori. Mais bon, un Top 14 (tiens, comme le rugby) eut été plus adapté… 4 bonnes séries de cette année passent donc à la trappe du classement et c’est bien dommage, mais telles sont les lois du business, Bobby.

#10 : Mirai Nikki

Mirai Nikki occupe cette dixième position pour deux raisons : la série, toujours en cours, connaîtra sa fin pendant l’hiver 2012 (donc malgré la dizaine d’épisodes déjà diffusés, on peut s’attendre à des surprises), et que je ne suis pas fan des travaux du studio Asread et ni de Naoto Hosoda, le réalisateur. Cela dit, la série suit pour l’instant très fidèlement le manga de Sakae Esuno, et bénéficie donc d’un effet Nichijô. A savoir un OAV pas top pour une série qui dépote beaucoup plus. Yuno est complètement flippante en yandere cyclothymique, la production est plus que correcte, le scénario est terriblement bandant avec ses twists, et c’est avec un voyeurisme certain qu’on observe les marionnettes de Deus Ex Machina chercher à s’entretuer. Une série à suivre de près, surtout qu’on a signé pour 26 épisodes d’epicness, d’hémoglobine et de complots malsains menés par des psychopathes tout aussi cinglés.

#9 : Fate/Zero

Là aussi, l’anime se retrouve en queue de classement pour cause de poursuite en 2012 (25 épisodes de prévus me dit-on dans l’oreillette – et je crois qu’une saison 2 est prévue pour le printemps ou un truc du genre). C’est dégueulasse mais c’est ainsi. Quand l’anime a commencé cet automne, j’avais vaguement lancé un appel sur les tviteurz pour savoir si ça valait le coup, cette série, et si c’était comme Fate/Stay Night qui m’avait un peu fait péter et que j’avais lâché au bout de pas beaucoup d’épisodes. Et là le jeune Amo de Néant Vert dont la réputation dans la blotakosphère n’est plus à faire, me dit le 13 octobre, je cite « Fate/Zero déchire sa mère la tepu. » Bon, ce type n’a pas su apprécier à sa juste valeur l’excellentissimesque Nichijô (on y reviendra), mais bon, on ne peut pas vraiment en vouloir à une personne qui déteste cette monstruosité que fut Infinite Stratos. Aussi jeté-je un œil à la chose et…

Effectivement, on peut raisonnablement penser que le calibre de Fate/Zero (pour l’instant en tout cas) puisse déchirer les parois vaginales de quelque péripatéticienne que ce soit, même si cette dernière est génitrice. Pas besoin de connaître Fate/Stay Night pour apprécier la série. C’est remarquablement écrit, les persos sont incroyablement charismatiques (mais genre j’ai envie de devenir Saber/Arturia Pandragon plus tard quoi), l’animation est simplement sublime, avec un usage très correct de la CGI (suffisamment rare dans la japanimation TV pour être noté), et puis tout, quoi, en fait. Les méchants comme les gentils, et même les gens entre les deux, puent la classe qu’on arrive à se dégoûter de pas être aussi cool. Une série, encore une fois, à suivre l’an prochain toujours.

#8 : The iDOLM@STER

Makoto, la meuf que t’a envie de devenir une meuf pour pouvoir l’idolâtrer encore plus.

Je connaissais The iDOLM@STER par plusieurs biais. D’abord par les Kumikyôku de Nico Nico Dôga, qui intègrent quasiment tout le temps des extraits de certaines chansons du jeu. Ensuite parce que j’avais regardé quelques épisodes de Idolmaster Xenoglossia qui est bien pourri. Enfin parce que certains grands malades parmi les types de la prod’ musicale de Nolife ont mis en rotation des clips extraits du jeu. Cela dit, je n’y ai jamais touché, au jeu. Mais je partais avec un a priori pas terrible.

Et puis paf. L’animation, d’abord, certes perfectible, mais très agréable, vive, très colorée. Ensuite, les musiques, qui revisitent les thèmes du jeu, en changeant les instru ou autres. Enfin parce que, pour une série adaptée d’un jeu où le but c’est de faire d’une poignée de filles de idols, c’est très bien écrit. La trame scénaristique ne démarre vraiment qu’après le premier tiers de la série (avec la formation des Ryûgû Komachi), mais même sans cette ligne directrice, les personnages sont bien construits, interagissent à merveille. Les fans du support originel pourront même apprécier des caméos de persos qu’on croisent dans les différentes versions du jeu. Et puis aussi, voila mon Top 11 des membres de 765 Pro : #11 – Iori (j’aime pas trop Dekopin) ; #10 – Yukiho (trop effacée) ; #9 – Yayoi (trop… trop) ; #8 – Hibiki (et ce malgré le fait qu’elle vienne de Okinawa et qu’elle porte le nom d’un très chouette whisky) ; #7 – Takane (le perso absurde par excellence, hélas pas assez présent) ; #6 –Miki (tellement blonde et insupportable que ça en devient attendrissant) ; #5 – Chihaya (une histoire très intéressante, mais le charisme d’une huître adulte) ; #4 – Azusa (Ara~~) ; #3 – Ami & Mami (positive attitude all the way !) ; #2 – Haruka (Harurun est beaucoup plus intéressante quand elle est en proie à ses troubles intérieurs – et je ne veux pas parler de gastro ici, mais bien de doutes – que quand elle nous la joue « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ») ; #1 – MAKOTO-CHIN !

#7 – Tiger & Bunny

On a l’habitude des super-héros. D’une part parce que certains d’entre nous lisent des comics depuis leur plus tendre enfance. D’autre part parce que depuis une dizaine d’années on nous abreuve de grosses prod’ hollywoodiennes avec des mecs en slip et des meufs peu vêtues, tous dotés de pouvoirs spéciaux que même un quart de cercle + poing de Ryu, ben tu peux pas test à côté. Cependant, il est surprenant de voir une production japonaise reprenant les codes américains. En effet, par le biais des sentai, Kamen Raiders, Ultraman et autres, l’archipel nippon a créé sa propre gamme de surhommes, pas trop calqués sur leurs confrères d’Outre-Pacifique.

Et donc de voir cet anime de super-héros, basé sur ce qui se fait à Gotham ou Genosha, c’est forcément intriguant. Et pourtant ça marche très bien. Après quelques paires d’épisodes sans autre but que de familiariser le spectateur aux personnages et à l’univers ultra-marketé de Sternbild, la série prend tout son sens et gagne tout son sel avec l’arrivée de vrais « villains » comme Lunatic ou Jake Martinez. Alors oui la série est prétexte à un tapage de placements produits un peu voyant. Mais c’est tellement bien intégré à l’histoire que ça passe très tranquillement. L’animation est correcte sans être flabistouflante. La CGI parfois superflue. Le chara design, un peu différent de la production habituelle, peu surprendre. Mais outre ces considérations un peu accessoires, on appréciera largement ce que la série a à offrir, à savoir du super-héros bien chiadé, avec une très bonne histoire. Un beau projet indépendant de Sunrise.

#6 – Hanasaku Iroha

Que n’ai-je déjà glosé au sujet de cette sympathique série très fraîche, simple et funky – et qui en conséquence plairait fort à Alliance Ethnik si le groupe existait encore. Du coup, je sais plus trop quoi dire. On a affaire à du slice of life comme on en voit pas mal, sauf que là il y a une histoire linéaire qu’on va suivre d’un bout à l’autre. Donc pas de one shot random souvent décevant dans le genre (mais pas toujours, on y reviendra).

Alors y’a Ohana qui va vivre dans l’auberge familiale tenue par sa grand-mère parce que sa mère est toute pourrie et aime les gros moustachus. Là, elle va apprendre l’abnégation, l’amour (platonique, évidemment), le travail, l’amitié, et c’est beau. Et puis à la fin, ça sera un peu comme au début, mais pas vraiment non plus. Les couleurs pastelles et l’animation fluide mais douce collent parfaitement à cette série, et lui donne une consistance et une atmosphère un peu en dehors du temps pas du tout désagréable. Ohana transpire le positif à 2000, et ses efforts répétés malgré les échecs sont, outre une source de rigolade bien plaisante, de belles leçons de vie, qui montre que c’est en se prenant parfois des coups dans la gueule qu’on apprend à se relever pour aller de l’avant. Et puis sortir Chiaki Omigawa des rôles habituellement vaguement WTF qu’on lui colle pour lui faire interpréter Minko la tsundere un peu revêche était une fort bonne idée.

#5 – STEINS;GATE

La SF sérieuse, qui nous prend pas pour des bulots, sans être pompeusement ennuyante est de plus en plus rare dans le paysage animesque nippon. Ben cette année, avec STEINS;GATE, on est servi. Parce que non seulement c’est intelligent, mais en plus ça prend place dans un univers tangible, à savoir le nôtre. Foin de über-mecha destructeurs ou pacificateurs, ni d’extraterrestres à la sonde facile. Mais simplement du voyage temporel par micro-ondes interposé. Comment ça, WTF ?

La force de STEINS;GATE, c’est un scénario à toute épreuve, excellemment écrit, qui rend son suivi tout à fait addictif. Les personnages sont géniaux, à commencer par Okarin (Tutturu~~), et dans une moindre mesure Kurisu. Les twists sont fort nombreux comme on peut s’y attendre dans une série qui aborde le sujet du voyage dans le temps, et les scénaristes n’ont pas eu peur de la 6ème règle d’écriture de Kurt Vonnegut. L’ambiance est excellente, et pour peu qu’on kiffe le genre SF, on se plaira à regarder cette tripotée de persos interagir et lutter contre diverses agences forcément intéressées par cette découverte hors du commun.

#4 – Mahô Shôjo Madoka Magica

Voila une autre série dont Vonnegut aurait été fier ! Certainement la meilleure série Shaft de l’année, voire du studio. Et en tout cas le chef d’œuvre de Akiyuki Shinbô (la tête d’affiche de Shaft, en fait). Non content d’avoir déconstruit le modèle de la magical girl une première fois avec Nanoha, Shinbô remet le couvert avec Madoka Magica. Mais attention ! Il y met les formes ! Graphiquement (effets de styles très très intéressants, avec, pêle-mêle, du dessin d’enfants, du trait torturé, des runes, du découpage, un design très moe dans un univers burtonien sombre et angoissant,…) comme scénaristiquement, bien entendu.

Madoka est une jeune fille qui sauve un truc qui s’appelle Kyubey, qui est un chlapin, et qui est une pute. Kyubey la pute chlapin va alors n’avoir de cesse que de presser l’innocente Madoka à devenir une magical girl, un peu comme un dealer de crack ferait avec un client en manque prêt à le sucer. Sauf qu’il y a d’autres filles (parmi lesquelles Pervy Homu Homu qui veut récupérer son chapeau) qui s’opposent à ce que Madoka devienne une magical. Alors on croit qu’elle est méchante, parce qu’elle est quand même froide comme la banquise. Mais en fait ça va. Et puis Madoka va découvrir que les magical, ça tue des sorcières, et que les sorcières, c’est d’anciennes magical qui ont un peu mal tourné quand même, alors ça la rend très triste, et aussi plutôt torturée.

La profondeur de la série est incroyable. Le shaftisme – randomness omniprésente ; pour exemple, voir Sayonara Zetsubô Sensei ou Pani Poni Dash – est ici toujours utilisé à bon escient, et surtout à dose homéopathique. On prend parti pour Sayaka, on compatit avec Kyôko, on respecte la noblesse d’esprit de Mami, et on admire la persévérance de Pervy Homu Homu. Tout en haïssant les barbes à papa à moustaches, les chenilles géantes qui s’appellent Charlotte et puis ce truc qu’est Walpurgisnacht et qu’on sait pas trop bien ce que c’est.

Terriblement prémonitoire, l’épisode 10, diffusé le 11 mars, donc le jour de la catastrophe du Tôhoku, prend place dans des décors d’apocalypse où tout n’est plus que ruine et destruction, et flotte aussi. D’ailleurs, les deux derniers épisodes seront diffusés près de 6 semaines après, parce que trop proches de la réalité.

Une série à voir définitivement, pour ça aussi :

Et encore, j’aurais pu poster ça à la place.

#3 – Mawaru Penguindrum

S’il avait eu plus de temps pour dicter d’autres commandements à Moïse, YHWH (vois le pseudo pourri même pas prononçable, l’autre, là) aurait certainement ajouté : « Qui n’aime pas les pingouins ne mérite pas le statut d’humain. » Ce commandement, tacite, mais vibrant alors en chacun de nous, explique le pourquoi du comment de cette série de ouf’ malade fort bien parce que fort fort bien.

Mawaru Penguindrum est appréciable à plus d’un titre. Tout d’abord, les pingouins. Tout le monde en son for intérieur aime les pingouins. Je vous mets au défi de trouver un honnête haïsseur de pingouins. Ceux qui disent « ouais, mais non, je préférais quand ils étaient pas connus » sont des hipsters imbéciles en contradiction avec leur cœur. Ensuite, l’histoire. Mêlant fantastique, politique, société, psychologie de l’enfant, WTF à fond et awesomeness omniprésente, on ne peut qu’applaudir le génial Ikuhara qui nous avait bien manqué depuis les Utena. Et puis l’animation, très chaleureuse et colorée en contraste avec un univers gris et conformiste. Enfin, la musique, les séquences SEIZON SENRYAKU, les troubles mentaux plus que profonds de tout le monde et tout et tout (il est tard, je sais plus quoi écrire – en tout cas, regardez cette série géniale).

#2 – Ano hi Mita Hana no Namae o Bokutachi wa Mada Shiranai

Bon, encore une fois, je vais me répéter rapport à des posts précédents ; Ano Hana roxxe à balle, et si tu dis le contraire, eh ben… eh ben… EH BEN C’EST PAS BIEN ! Y’a quand même 6 articles (7 avec celui-ci) taggés « Ano Hana« , aussi, faudrait être sacrément miro pour pas comprendre que j’ai beaucoup bien aimé à fond cette série. Inutile de refaire le pitch, je vous invite à relire mes articles, ça me fait gagner du temps.

Alors au risque de rajouter au bruit : Ano Hana est beau visuellement. Mais c’est sur l’histoire, pourtant simple (le deuil vécu par 5 adolescents plus de 10 ans après la disparition d’une de leurs amies), riche et dense malgré les seulement 11 épisodes que compte la série, que tout se joue. Les personnages sont bien calibrés, et on pleure des seaux de larmes en les regardant interagir, digérer plus ou moins bien ce tragique événement, même plus d’une décennie après. On apprécie le traitement de la psyché adolescente et de l’acceptation du deuil. Et, finalement, on apprendra que ces fleurs que nous avions vu ce jour et dont on ne connaissait pas le nom s’appellent des myosotis. Or, myosotis se dit forget me not (ne m’oublie pas) en anglais, ce qui est exactement ce que Menma souhaite que tous ses amis fassent, seulement pour aller de l’avant dans leurs vies.

#1 – Nichijô

MEGANE MEGANE MEGANE MEGANE MEGANE…

Et c’est à ce moment qu’on parle de ce sur quoi je suis supposé revenir. Ben oui, Nichijô, forcément. T’as cru quoi ? Que j’allais lâcher l’affaire sur cette incroyable série ? Ben perdu. Tu vas en manger encore un peu avant que j’en parle plus jamais (à moins qu’elle ne devienne pour moi ce que le jeu Pain est à Marcus, un leitmotiv, un gimmick récurrent qui ennuie tout le monde sauf celui qui en parle… à voir).

Anime des saisons printemps/été, Nichijô était la chose parfaite pour les Japonais qui vivaient dans la crainte post-cataclysme. Drôle, chaleureux, absurde, joli, naïf, intelligent, familial, l’anime a tout pour plaire, aux petits comme aux grands. On peut sans hésitation le considérer comme la mise à jour de Azumanga Daioh. Dire de quoi parle Nichijô est inutile car complexe (et inversement). Sachez simplement qu’on y croise très régulièrement 3 lycéennes, et les occupants d’un laboratoire de quartier. Et puis toute une tripotée d’autres joyeux lurons qui vivent dans des dirigeables, qui font partie d’un club de go/football, qui trimbalent des blenders avec eux en cours pour avoir du jus de fruits frais constamment, qui chevauchent des chèvres, des gens qui vivent dans une bande-dessinée…

Nichijô, c’est 24 minutes (21 si on ne compte pas les génériques) de bonheur simple et rassurant par pack de 26. C’est des enchaînements de saynètes parfois logiques, parfois sans queue ni tête, un peu comme le Flying Circus des Monty Python ou les Animaniacs. C’est des instants de poésie nostalgique et réconfortante. C’est une ode à l’amitié, dans l’adversité des petits tracas quotidiens comme dans la joie la plus simple. C’est des opening et des ending très chouettes, dynamiques pour les premiers (Hyadain aux commandes, mec !), reposants pour les seconds. C’est tout simplement la meilleure série de cette année, et celui ou celle qui est pas d’accord a le droit, parce que penser à Nichijô me calme et me met de bonne humeur.

Voila pour ce petit bilan, fait calmement, me remémorant chaque instant. Pour conclure, je me permets de vous signaler ce sympathique duo féminin de fake hip-hop nippon, LOVE AND HATES, dont l’album L.A.H. est dispo depuis début décembre, et qui est très très chouette. Un peu comme Nichijô en fait. Vous pouvez vous le procurer sur iTunes pour 8 euros, ce qui est pas trop cher. Merci à @Pingolin pour cette belle découverte. Par exemple, il y a ce morceau, et c’est cool :

A plus dans le bus, les gugusses.

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commentaires
  1. Tabris dit :

    « L’animation, d’abord, certes perfectible » ouais non, im@s nous a apporté probablement une bonne partie des meilleurs passages d’animation de l’année, avec toutes les scènes de danse superbement réalisées (et j’attends beaucoup du dernier épisode).

    Au niveau du top, mon classement serait un peu différent si j’en faisais un, mais j’y retrouve une bonne partie des séries qui m’ont le plus plu cette année.

  2. Amo dit :

    A part le n°1, ce top 10 me paraît légal.

    • yllwngg dit :

      Frankly my dear, I don’t give a damn. Nichijô m’a rendu meilleur. Il rend tout le monde meilleur ! Rejoins-nous, et adore Nichijô, et alors ta vie ne sera plus que joie et fête. Tu seras bon et monde te le rendras ! Nichijô, pour lui dire je t’aime.

  3. […] Nichijô est drôle et il faut à la limite m’expliquer les gags, alors que d’autres personnes ont énormément apprécié la série et l’ont donc trouvée, entre autre, amusante. […]

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