Ce que le catch nous apprend de la société américaine

Publié: 10 janvier 2012 dans Divers et Variés, La Vie l'Univers et le Reste
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Le Principe de Plaisir est un foutu truc. Enfin, pas tout le temps. Grâce au travail qui rend libre par exemple, on est généralement un peu plus ancré dans la réalité, et on apprend à faire des compromis entre responsabilités personnelles et pulsions. La vie a un ordre, une rigueur, et on perd pas plusieurs dizaines d’heures sur des J-RPG ou des tactical ou que sais-je. Parce que les journées ne durent que 24 heures, et parce que le corps humain, cette prison de chair, répond à des besoins vitaux, dont le repos. Aussi, en prenant en compte le rythme de vie du parisien moderne moyen, on comptera : 9 heures de boulot, 1 à 2 heures de transports, 6 à 8 heures de sommeil. Ce qui laisse à peu près entre 5 et 8 heures de temps autre. En comptant 1 heure de bouffe (préparation/restaurant/consommation), et 1 à 2 heures de social (rencontre avec des gens, chat FB ou GTalk,…), il ne reste finalement plus que 2 à 6 heures de vrai temps libre. Aussi, l’organisation de ce temps libre, quand on est un tant soit peu responsable – parce qu’on a un boulot, je le rappelle – est cruciale, afin d’en profiter un max FTW.

La Belgique : sa bière, ses hommes politiques, ses pubs WTF

Sauf que quand on perd ces repères pour diverses raisons – genre un chômage inopiné -, ben ça devient n’importe quoi, et l’agenda bien huilé décrit plus haut devient n’importe quoi aussi : on se couche et se réveille à des heures impossibles, on perd plusieurs dizaines d’heures sur des J-RPG ou des tactical ou que sais-je, on mange plein de saloperies déjà conditionnées,… On se laisse carrément plus aller à ses pulsions, quoi. Le foutu Principe de Plaisir prend le dessus sur la réalité, et l’ancien jeune homme qui s’inquiétait de ne pas pouvoir lire plus vite qu’il n’achète de bouquins se retrouve à jouer à Katawa Shoujo pour la 5ème fois afin de débloquer le jeu à 100% ou à mater Master & Commander en boucle parce que ce film roxxe du poney (faudrait être fou pour dire le contraire).

C’est donc à cause du Principe de Plaisir, et non par flemme – oh là, non alors – que j’ai toujours pas posté l’article sur Mawaru Penguindrum. Mais ça va venir. J’vous l’jure. Pour preuve de ma bonne fois, je vous propose un post branle-nouille sur du catch, parce que j’aime bien ça, le catch. Par exemple, des fois, y’a des mecs, ils se pètent des chevilles avec des chaises, quoi.

Plézir…

Le catch, c’est bien

Bien plus qu’un divertissement que d’aucuns considèrent comme étant « de gros beauf' » avec des mecs huilés qui font des positions vachement homo-érotiques en slip, le catch moderne est le miroir de la société dans laquelle il a lieu. Au même titre que les comics, les films ou les séries TV par ailleurs (le rôle de Captain America en est le meilleur exemple). Bien entendu, pour les plus primitifs, il y a d’abord la séparation stricte entre Face (les gentils, The People’s Choice), et Heel (les méchants, qui n’hésitent pas à abuser de coups pendables pour parvenir à leurs fins). Au Mexique, dans la lucha libre, cette opposition se retrouve vaguement dans les termes Técnicos et Rudos. La lutte éternelle et tellement judéo-christiano-occidentale entre le Bien et le Mal , comme le montre le vieux Roland Barthes dans le premier chapitre de Mythologies. Il décrit avec justesse le caractère excessif de ce spectacle (qui n’est donc pas un sport) : le public est prêt à se laisser conquérir par les actes qui vont lui être donnés à voir – comme au cinéma – à condition que tout soit dans l’excès. Aussi, les personnages sont d’emblée identifiables comme bons ou mauvais, l’alignement s’inscrivant dans leur physionomie et leur attitude. En ce sens, le catch s’inscrit au moins dans la continuité des combats de gladiateurs qui donnèrent l’occasion à Juvénal de placer une petite phrase qui est toujours d’actualité (« Panem et circenses » : du pain et des jeux), au mieux comme le digne descendant de la tragédie grecque, où tous les grands sentiments humains et les expressions corporelles sont exagérés à l’extrême pour permettre au public la fameuse catharsis. La catharsis, c’est ce truc qui fait que, parce que tu vois Œdipe coucher avec sa mère ou Antigone accomplir des rites qu’elle a pas le droit, et de comment ils se font punir pas bien après, ben t’as pas envie de faire pareil. On parle maintenant de catharsis quand par exemple, des millions de jeunes gens bien comme ils faut achètent Modern Warfare 3, parce qu’ils savent pertinemment que faire la guerre en vrai et tuer des gens en vrai, c’est le mal ; mais bon, vieux souvenir du cerveau reptilien, ils ont besoin de leur sacrifice de sang à Mars, donc ils dézinguent du pixel de manière grotesque, spectaculaire, donc pas réelle, et cathartique.

Mais Outre-Atlantique, le catch a connu un succès bien différent des bêtes de foire qu’a pu décrire Barthes. Ce dérivé de la lutte greco-romaine a évolué en un show faisant partie intégrante de la culture populaire US actuelle. Il y a les Face et les Heel, toujours, mais aussi les Tweeners, situés entre les deux. Et les combats sont désormais enrobé d’un décorum presque plus fascinant que l’action en elle-même. La mise en scène des combats, les piques que s’envoient les adversaires, le sort du match, tout ça sest scripté à l’avance. Ca n’empêche cependant pas le public, dupe mais conscient de la supercherie (comme un spectacle de magie), de suivre plus que jamais ce barnum avec un plaisir non feint. South Park caricature un peu le bouzin dans son épisode W.T.F., mais en substance, c’est ça.

Donc maintenant, en plus de l’éternelle lutte entre Bien et Mal, Face et Heel, Técnicos et Rudos, y’a un contenu narratif important. Et dans ce domaine, la WWF/WWE est devenue maîtresse dans l’art de raconter des histoires de catcheurs. Bien sûr, il y a des trucs improbables, comme Hornswoggle qui est supposé être originaire « de l’autre côté de l’arc-en-ciel », on encore Santino Marella qui est aussi italien que ma grand-mère (le type est né et à grandi au Canada, avant de partir étudier aux États-Unis). Mais on trouve souvent des choses un peu plus intéressantes, comme l’évolution de l’image du russe. Ainsi, pendant la bonne vieille période de la Guerre Froide, Nikolai Volkoff incarnait le soviétique brutal et fondamentalement anti-capitaliste. Il était d’ailleurs souvent associé au Iron Sheik, héritier de la Révolution iranienne (qui était d’inspiration communiste au départ avant de virer vers l’islamisme). Notons au passage que le type qui interprétait Volkoff, Josip Peruzovic, est d’origine yougoslave. Mais bon, on est pas à une approximation prêt. Jusqu’à il y a peu, le russe de la WWE s’appellait Vladimir Kozlov (il a été viré en août 2011). Et contrairement à son ascendant spirituel et professionnel Volkoff, Kozlov est gentil. Le mur est tombé, la Russie s’est ouverte à l’économie de marché, donc maintenant, ça va. Dans le même ordre d’idée, quelques années après le 11 septembre, on a vu une paire nommée Khosrow Daivari, composée de Muhammad Hassan et Daivari. Les deux, supposément arabes (le premier est d’origine italienne, le second d’origine iranienne) se posaient comme de fervents anti-américains, excédés par le racisme dont ils ont pu être victimes par le passé. On ne les a pas fait passer pour des terro, et même, c’est la faute à l’Amérique si ils sont devenus méchants, mais le fait est qu’ils sont méchants, et basanés, alors ça va.

Ce que je veux dire dans cette intro, c’est que le catch américain évolue en temps réel avec la société américaine et qu’il lui renvoie son image. Comme Plus Belle la Vie en fait. Le dernier Pay Per View de 2011, Tables Ladders Chairs (abrégé TLCno scrubs) est un bon panorama de ce que sont les États-Unis en ce début de décennie.

HE TOOK HIS JOB !

Zack Rider vs Dolph Ziggler : Revenge of the Nerds

Invisible cock all the way !

Premier match diffusé de cette soirée spéciale, Zack Rider, ce gros loser de Mister Woo Woo Woo, contre le glacial Dolph Ziggler (accompagné de l’insupportable Vickie Guerrero). Le premier a le style et le charisme de Dingo, alors que l’autre a la maîtrise et la prestance d’un Hans Gruber, tellement blond, et avec un nom tellement allemand. En d’autres termes, c’est un combat Nerd vs Jock, Geek vs Freak.

Zack Rider a su s’attirer la sympathie du public pour des raisons de psychologie sociale : on aime les anti-héros parce qu’ils nous rappellent qu’on est meilleur qu’eux, et donc que tout ne va pas si mal. Par ailleurs, ses bouffoneries et son attitude tellement snowboarder des 80’s font de lui un être qu’on ne peut pas fondamentalement détester. On peut être agacé, mais on ne peut pas détester.

Dolph Ziggler est un peu son opposé. Arrogant, il passe plus de temps à relisser ses cheveux en arrière qu’à agir. Et il est accompagné de l’exécrable Vickie Guerrero dont la voix donne des envies de meurtre. C’est le capitaine de l’équipe de foot, avec sa pom-pom girl à la con.

La victoire de Rider, plutôt improbable, sonne la Revenge of the Nerds. Ceux qui étaient les rois du lycée par le passé doivent maintenant s’écarter un peu, parce que geek is the new sexy. Le succès d’estime de persos comme Chuck, Leonard Hofstadter ou Ted Mosby va dans ce sens, et même les mecs cool à la Parker Lewis doivent maintenant faire preuve de compétences geekisantes pour pouvoir assurer en société.

Randy Orton vs Wade Barrett : Sergio Leone vs Guy Ritchie

Après un combat sans surprise pour le Tag Team Championship qui a vu la paire AirBoom l’emporter sur les Portoricains Primo et Epico, on a droit un combat de loups solitaires avec des tables, pour le fun, opposant Randy K. Orton, l’homme de Saint-Louis, à Wade Barrett, colosse mancunien. Ces deux là incarnent deux types d’électrons libres bien différents. Si Wade Barrett a longtemps eu le sale rôle de Heel en tant que leader de la Nexus, aujourd’hui, il est plus ambigu. Bien sûr, il a toujours cette attitude de badass, mais il est passé de chaotique mauvais à chaotique neutre (au moins). Randy Orton, lui, est adulé du public, alors qu’il est l’exemple même du Tweener, neutre neutre, tantôt chaotique bon, tantôt loyal neutre.

Ce sont donc bien deux conceptions du lone wolf qui s’affrontent : Wade Barrett est le loup sans meute (Nexus puis The Corre) ; Randy Orton est le loup solitaire par choix et par excellence, le fou. Et au delà de ces conceptions, ce sont deux façons de penser le bad boy qui s’opposent aussi. Wade Barrett, c’est la petite frappe qui se soûle à la Guinness les soirs de match et qui va chercher la bagarre entre hooligans. C’est Jimmy de Bully. C’est Vinnie Jones. Bref, c’est le badass un peu bas de front qui se fritte contre tout et n’importe quoi pour se prouver qu’il existe, comme les badass bas de front des bons films de Guy Ritchie.

Randy Orton, lui, tient plutôt du Man with no Name de la trilogie du dollar de Sergio Leone : le regard perçant, l’air impassible, la droiture et la justice en tête, mais ses objectifs et sa volonté de réussite personnelle aussi. La Vipère n’hésite pas à se laisser emporter par la furie, la folie même.

Bon, faut pas se leurrer, TLC (et la plupart des matchs de la WWE), ça se déroule aux États-Unis. Il est logique que le cowboy, fierté nationale, l’emporte sur le hooligan, qui n’est pas une fierté nationale britannique pour le coup. Histoire de rappeler à la vieille Angleterre qui c’est le patron.

Triple H vs Kevin Nash : amis de 20 ans

Pierre feuille ciseaux lézard Spock

Le catch, et la WWE en particulier, c’est aussi une histoire de familles, d’amitiés, de clans et de trahisons. En plus de 50 ans d’existence, la fédération américaine a eu le temps de se construire des légendes et une mythologie. Des dynasties de catcheurs ont vu le jour : les DiBiase, les Orton, les Anoa’i… Et des alliances (parfois précaires, parfois solides) se sont formées. L’histoire entre Triple H et Kevin Nash remonte donc au début des années 1990.

En ces temps où Internet signifiait avant tout ce bruit, il y avait une fine équipe composée de Shawn Michaels, 1-2-3 Kid, Razor Ramon, Triple H et Kevin Nash, et appelée The Kliq, des amis dans la vraie vie, et des catcheurs dans la vie professionnelle. The Kliq a fait parler d’elle quand, alors que les contrats liant certains de ses membres à la WWF prenaient fin, ceux qui étaient supposés être rivaux en combat (et dans la vraie vie aussi, dans l’imaginaire des spectateurs) se sont tous retrouvés sur le ring, à s’enlacer comme des amis. C’était beau et tout.

Et puis il y a maintenant. Ou plutôt l’été dernier (souvenez-vous…) Dans un imbroglio sans nom impliquant Triple H, Kevin Nash, CM Punk, John Laurinaitis, des matchs truqués (SRSLY ?) et un marteau, la relation (qui est aussi devenue une relation dans la fiction) unissant les deux anciens membres de The Kliq se détériore. Long story short, Triple H, devenu grand ponte au sein de la WWE, serait devenu, selon les dires de son ancien ami, un businessman plus attaché à son taf qu’à ses potes, et bam j’te donne un coup de masse dans la djeule, et bim t’as une vertèbre fêlée.

Voila. Triple H contre Kevin Nash, c’est Naruto contre Sasuke. C’est Obiwan contre Anakin. C’est le pouvoir de l’argent contre le pouvoir des sentiments (même si, bon, là, Nash a un peu pété les plombs). Que signifie alors la victoire de The Game ? La victoire du pognon triomphant sur tout le reste ? N’en soyons pas si sûr. Ce combat, c’est d’abord un choc des titans. Ici, le Face, c’est bien Triple H. Au sein du staff managerial de la WWE, il est bien plus apprécié du public que Vince McMahon qui, cette année, a incarné le pouvoir vieillissant et imbu de soi. En faisant devenir Nash barjot (alors qu’il semblait dans son droit au départ), la WWE a encore une fois retourné la situation, en le transformant en Heel. La victoire de Triple H, c’est la victoire de l’ordre sur le chaos, assommant son ami d’un coup de masse, tel un Thor fait humain (l’analogie avec Czernobog aurait été plus intéressante, mais ce dernier étant un dieu maléfique, ça n’allait pas avec Triple H).

CM Punk vs The Miz vs Alberto del Rio : He is the 99%

Le Main Event de cette soirée, certainement le match le plus intéressant à analyser. Ces 3 bonhommes s’affrontent pour le WWE Championship, le titre le plus important de Raw. Ici, pas de bon, de brute ni de truand. Quoique… Non. Là, le People’s Choice est clairement identifié en la personne de CM Punk. Personnage au parcours compliqué, il est là dans un rôle de Face, et opposé à 2 Heel bien connus des amateurs de catch : Alberto Del Rio, pompeux et riche mexicain prêt à tout pour la victoire, et The Miz, un type qui aime bien faire la bouche en cul-de-poule.

Alberto Del Rio, c’est la richesse flamboyante. Chacune de ses apparitions se déroulent comme ceci : Ricardo Rodriguez, son annonceur personnel, son Danny Ray à lui, son âme damnée quoi, le présente en espagnol, avec plein de mots qu’on comprend rien ; ensuite, il arrive dans une voiture qui coûte de quoi nourrir une famille du Darfour jusqu’à l’Armageddon, en klaxonnant beaucoup ; enfin, il sort de sa caisse en souriant très fort, avec une écharpe beige de papa autour du cou, et en faisant des gestes de main. Ce type, c’est la personnification du connard de riche. Le mélange parfait entre la petite pute et le fils à papa. Il est tout ce qui ne va pas dans un système libéral et capitaliste à outrance, où la performance est mise au dessus de tout, perdant tout sens de l’humain. L’argent amène le pouvoir qui amène les femmes. L’anti-rêve américain, quoi.

The Miz, c’est Michael Vandetta. Il a commencé comme participant à The Real World, et jure à qui veut l’entendre qu’il est AWESOME. C’est l’arrogance construite sur du rien. C’est Iznogoud, qui veut être John Cena à la place de John Cena. C’est un personnage peu talentueux qui a une bouche grande comme ça et qui n’hésite pas à s’associer/trahir avec n’importe qui pour parvenir à ses fins (généralement, c’est quand même de l’échec). En fait, tout dans le personnage du Miz est fait pour qu’on le déteste : de son excessive arrogance à son thème d’intro, I Came to Play, en passant par ses moues pas possibles et sa brève association paranoïaque avec R-Truth. C’est l’incarnation de la mesquinerie, une entité faite d’idées grises pensées par des types qui se frottent les mains de manière avide en pensant à tous les pansements qu’ils pourraient vendre dans les pays en guerre si ils fabriquaient des pansements.

Enfin, il y a CM Punk. Lui, c’est le rebelle avec une cause. C’est le minus qui se bat contre la machine, et qui la fait trembler, la machine. De chieur de service mâtiné de sale gosse (quand il était chef de Nexus par exemple), il est passé au statut de Julian Assange, celui qui révèle au monde les dessous pas joli-joli de la WWE et de son PDG Vince McMahon. J’ai un peu la flemme de vous refaire l’histoire qui oppose McMahon, Cena et Punk. Aussi, là, à l’heure actuelle, Punk est toujours sous contrat avec la WWE, mais ça a failli pas être le cas. Par ailleurs, depuis qu’il a ouvert sa gueule, l’apôtre du straight edge a bousculé pas mal de règles internes de la fédération, ce qui s’est traduit entre autre par l’arrivée de Triple H à la tête de l’organisation. Aujourd’hui, il représente la rébellion contre un ordre établi vieillissant et obsolète, incompétent et terriblement lourd. Et aussi une espèce de message messianique chelou, avec des gimmicks comme « La Voix des sans-voix », ou encore son thème d’intro, Cult of Personality.

La victoire de CM Punk, c’est donc la victoire des « petits » si chers aux populistes face au pouvoir de l’argent et de la mesquinerie. CM Punk continue son élévation contre l’ordre établi, et ce malgré tous les coups retors dont il a pu être victime (il est menotté à deux reprises dans le match !) C’est la société qui se soulève contre les puissants. C’est Occupy Wall Street et les 99% !

John Cena : la mort du rêve américain ?

Mais la chose la plus notable de ce TLC 2011, c’est l’absence du Champ, de John Cena, pourtant présent dans quasiment tous les Pay Per View de la WWE depuis 2005 ou 2006. John Cena, c’est l’Amérique de la tarte aux pommes qui sort du four et gamins avec un dent en moins qui achètent des hot-dog en allant voir le match de baseball. C’est le mec qui dit non à la haine, parce que la haine, c’est pas bien (n’en déplaise à Kane). C’est The Marine, bordel de bite ! Il salue le drapeau, il connaît les paroles de The Star-Spangled Banner par cœur, et ça se trouve, il roule en hybride. C’est le gendre idéal pour qui veut que sa fille épouse un catcheur. Sauf que là, John Boy a plus le rôle du Comte Pâris, puisqu’absent du show.

Comment interpréter cette absence sinon comme une perte d’illusion ? Les États-Unis ont définitivement (?) quitté l’Irak, les campagnes de l’OTAN en Libye ont été menées par la France et le Royaume-Uni (WTF ?), et donc le gendarme du monde se retrouve avec surtout des problèmes intérieurs (ce qui embête bien Barack Obama qui aimerait bien être réélu). Parce qu’après tout, c’est la victoire du libéralisme à l’américaine qui a conduit à la crise mondiale du monde qui fait peur qu’on va devoir revendre nos enfants (les Grecs ont commencé). Donc quelle alternative sinon celle d’un CM Punk qui, bien qu’arrogant, se bat contre les institutions en place ?

La suite dans Royal Rumble.

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commentaires
  1. Amo dit :

    Pour réagir sur Kozlov, il faut quand même souligner qu’il a d’abord été introduit comme la grosse brute sans parole qui tabassait tout ce qui lui passait sous la main et qui entrait sous couleurs soviétiques, avant de devenir le gentil monsieur accompagnant Santino Marella.

    Mais tout cet article m’amène à une question: quel symbole représente alors le retour de Chris Jericho, tout en silence ? Est-ce un symbole messianique ?

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