Voila. Titre putassier. Et en anglais. Pour le référencement. Les lois du business, Bobby. Et la putasserie est loin d’être finie, puisque ce post est consacré aux chats, à leur pouvoir dans la culture pop nippone, et puis d’autres trucs aussi, je pense. Pourquoi cet excès d’attentionwhorisme ? Parce qu’aujourd’hui, c’est mon anniversaire (AIMEZ-MOI !), que je vais traverser une pénible crise de la vingt-sixaine et que j’ai besoin de trucs réconfortants et rassurants. Quoi, Megaupload ? Rien à foutre, de Megaupload ! J’ai besoin qu’on m’aime, bordel ! N’étant pas fana des objets bourgeois balzaciens (qui sont à la littérature ce que le Snuggie® est la ménagère américaine de  moins de 50 ans), je m’en retourne vers nos amis à moustaches.

Le chat est l’animal a priori le plus antipathique du monde : solitaire, destructeur de mobilier, puant du bec malgré une hygiène que bien des chiens lui envient. Par ailleurs, sa capacité à occuper un espace donné (son Lebensraum) fait fi de toute contrainte physique de type mur ou porte, provocant chez ce fieffé greffier d’incessants aller-retours entre l’extérieur et l’intérieur, contraignant donc à l’ouverture de porte comme le plus basique des RPG, sinon quoi l’animal nous agace de ses miaulements incessants et complètement pas kawaï.

En plus, dans la culture occidentale tout au moins (et au Ghana aussi apparemment, pays où la loi condamne toute personne jetant des poulets morts dans le jardin d’autrui), le chat, cette saloperie sourivore, est associé au Malin. Animal de compagnie de prédilection de la sorcière parce que lunaire, il est le mystère, le stupre et le charme malveillant, là où le chien du chasseur est brave et fidèle. Que les Égyptiens, les Chinois, les Russes ou que sais-je les révèrent ou les aient révéré, je n’en ai que faire. Un peu comme le peuple Ewe qui considère que manger la tête des chats portent bonheur (les cons).

Mais nos cultures modernes n’en ont que faire, de tout ce terrible background. Parce que vous comprenez, les chats, c’est trop mignon. Surtout ceux de la pub Friskas. Et puis ceux des internets qui tombent quand on les caresse. Ou encore celui qui va dans des boîtes ! tro lol kwa ^^. La culture pop japonaise, notamment les terrifiants mangas et anime sont grandement responsables de cette dégradation de la civilisation, qui n’a plus d’yeux que pour ces saloperies griffues. ET JE L’PROUVE.

For Yuna and Zelda and Chi, I’d do anything…

Les chats, c’est vachement mignon

Les chats ont beau être de fieffés salauds égoïstes à qui tout est dû, ils n’en transpirent pas moins la mignoncité tout plein. Par exemple, est-ce qu’un Wanpire aurait eu le même succès qu’un Nyanpire ? Non. Pourquoi ? Parce qu’une petite boule de poils câline est toujours mieux qu’une serpillière vivante et bavante, sentant l’humidité, la pâtée mal digérée et reniflant l’entre-jambe des gens #DesGens dans la rue. Le chien a beau être fidèle, son tempérament impétueux qui le pousse à courir sous la pluie et dans la boue envers et contre tout le rend de fait terriblement crado, donc pas super à caresser ou quoi.

Alors que le chat, créature d’intérieur bien que sauvage, est tiède, confortable. Poyo, de la bien nommée série Poyopoyo, en est le parfait exemple : il est tout rond, moelleux, à tel point que lors de sa première rencontre avec sa maîtresse, cette dernière l’a d’abord pris pour un oreiller.

Autre exemple de chat désespérément sympathique et donc terriblement mignon : Komachan de Komadori Eiga Komaneko. On a affaire à une petite chatte bipède et munie de pouces opposables, facétieuse et très créative. Des fois elle rit, des fois elle pleure, des fois elle a peur de l’espèce de gros streum’ qui vit dans la forêt, et tout le temps on a envie de la serrer fort dans les bras (mais pas trop sinon quoi au pire on l’étouffe, au mieux on lui casse la cage thoracique). Et puis Chi, quoi. CHI !

La mignoncité féline semble donc universelle : on se pâme devant Attila Fluff comme Sakaki se pâme devant Maya, et comme Muhammad se pâmaient devant Muezza.

Les chats, c’est vachement mystique

Comme dit plus haut, le chat, c’est aussi le compagnon des sorcières et mages de tous poils, de Azraël à Crookshanks en passant par Miss Kitty Fantastico ou encore Salem. Créature nocturne, donc lunaire, donc liée à l’hémisphère droit de notre cerveau, celui du parallèle et du holisme, celui qui interprète de manière un peu moins pragmatique que le très rationnel cerveau gauche. Le chat, c’est l’imaginaire, le pas pareil, le mystique qui fait un peu peur parce qu’il est cyclothymique. C’est cette attitude changeante que certains ont attribué à l’influence de la lune (à l’instar de l’hystérie – qui vient de υστερα, utérus, montrant la considération particulière de ce cher Hippocrate pour les membres du beau sexe) qui a longtemps lié les chats à l’occulte. La Sainte Eglise Catholique Romaine, à partir du XIVème siècle, période de troubles et d’incertitudes pour l’Europe (Peste Noire, Guerre de Cent Ans, conquêtes de Tamerlan qui affectent jusqu’à ce continent), se met à détester les chats. Parce qu’ils sont rattachés à des cultes néopaïens pas cool pour cette entreprise florissante, et aussi parce qu’ils représentent tous les péchés capitaux. Quelques décennies plus tard, les chats sont la cible privilégiée des inquisiteurs de tous poils, qu’ils soient catholiques ou protestants.

Cette image du chat mystique a longtemps subsisté. Et aujourd’hui, alors que mystique = cool et que badass = cool aussi, ben le chat est plutôt bien perçu dans son entendement magique. Et, mondialisation galopante aidant, on retrouve des chats mystérieux et magiques et tout au Japon aussi. Ainsi, si on préfère Blair de Soul Eater sous sa généreuse forme humaine (Pum-pum-pumkin !), elle revêt très régulièrement une forme fauve.

On préférera la chatte-garou Tsubasa Hanekawa de Bakemonogatari à l’espèce de flan loup (donc chien) garou Jacob mes genoux de la saga Twilight. Parce qu’elle a quand même vachement plus la classe et qu’elle inspire un peu plus la flippe quand elle se change en Bakeneko.

Enfin, entre autres chats mystiquement mystérieux, on citera vite fait Kami-sama dans Pani Poni Dash! (oui, Dieu est un chat, pour qui en douterait encore), Kuroneko ou Romeo de Honto ni Atta! Reibai-sensei, Jiji dans Majo no Takkyûbin ou encore le fameux Nekobus de Tonari no Totoro. Et y’a aussi Kenomoto Chacha de Kenomo to Chat qui arrive à parler aux greffiers.

Les chats, c’est vachement SF

Conséquence logique de la dernière entrée : les chats sont vachement SF. A la fin du XIXème siècle et tout au long du XXème, la science s’est largement imposée comme réponse à tous ces trucs mystiques qu’on comprend pas comme la foudre, la création de l’univers et les os de dinosaures, prenant de fait le pas sur les croyances religieuses et mystiques. Donc la SF a aussi pris le pas sur les contes et légendes, remplaçant souffle de dragon par rayon laser. Mais certaines choses ne changent pas. Comme les chats. Le Chat de Schrödinger, par exemple, c’est l’application pratique (bien que cruelle – mais quand même moins que décapiter un félin et lui casser les pattes) d’une part de la physique quantique.

La SF nippone a donc son lot de chats, à commencer par le plus connu de tous dans l’archipel : Doraemon, de la série éponyme. L’existence même de ce chat-robot est fascinante : il est l’antithèse de son espèce (il a peur des souris et a tendance à paniquer facilement alors qu’il est là pour aider), il voyage dans le passé pour que le futur d’où il vient soit changé en mieux (comme dans les Terminator), et il est doté d’une poche extra-dimensionnelle qui lui permet de stocker une quantité d’objets improbables. Doraemon est le chat ultime.

Tout aussi drôle mais moins puissant, il y a Sakamoto-san (ou Taisho), de Nichijô, chat pouvant parler et donner des leçons de morale grâce à une écharpe conçue par un professeur de 8 ans pour que les animaux puissent communiquer avec les êtres humains ou robotiques. Sa maturité (il a 20 ans en années chat, soit plus que les âges de Hakase et Nano réunis) ne l’empêche cependant pas de se laisser aller à ses démons, à savoir sautiller comme un con un peu partout, et poursuivre des papillons.

Et il y a Shamisen, le chat à 3 couleurs de Kyon et sa sœur dans Suzumiya Haruhi no Yûutsu. Ce dernier a commencé sa carrière en tant que chat normal, jusqu’à ce qu’il ait à jouer les figurants dans un film où Yuki incarne une sorcière extra-terrestre (FUSION DES GENRES), et que cette dernière, sur injonction involontaire de l’irascible réalisatrice, lui fasse don momentané de la parole.

Et aussi Chachamaru dans Negima ou encore Eris de Asobi ni Ikuyo.

Les chats, c’est vachement cool

Mya mya mya

Ben ouais. Finies les crinolines de La Pompadour qui traînait ses grosses fesses le long des parquets versaillais, caniches et autres saloperies griffues dans les bras. Les filles d’aujourd’hui, les enfants de la forme, ben elles aiment rire et danser. Le chat avance paradoxalement à pas de loup, donc de manière sensoual, m’voyez. Pas étonnant que les sœurs Hitomi, qui sont « smart, sexy and powerful » comme on dit dans le catch, aient choisi le chat comme signature.

Le chat est le cool depuis 2001 (d’après la chanson d’introduction de ce post) et est fait pour durer. Et effectivement, les chats ont été inventé au Japon. Où ailleurs que là-bas pouvait-on inventer le fétichisme chelou des neko-mimi et des neko-girls (donc des neko-nurses, neko-maids, et j’en passe) ? Quels esprits malades pouvaient accoucher d’un rejeton de l’enfer comme Strike Witches qui associe sans problème neko-mimi, girls with guns, loli extrêmement borderline, pantsu et yuri ? Où ailleurs peut-on trouver un jeu aussi intriguant que Dokodemo Issho ? Et je ne parle pas de Let’s Meow Meow (Minna de Nyan Nyan dans le texte)…

Le Japon, cette terre féline, a donc une lourde double responsabilité sur notre monde. D’abord, c’est là que les internets rapides ont été inventés. En conséquence de quoi, ensuite, ils ont pu inonder le monde de chats dans des bocaux, de chats dans des boîtes, ou encore de chats avec des casques en agrumes. Mesdames et messieurs les Japonais, vous avez du sang sur les mains.

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commentaires
  1. Api dit :

    « Sa maturité (il a 20 ans en années chat, soit plus que les âges de Hakase et Nano réunis) »
    Et quand j’ai lu ça, j’ai fini par comprendre que l’article ne se prenait pas au sérieux. Mince ^^’

    • yllwngg dit :

      Le titre du post était aussi un bon indicateur. Cela dit, sans prétention d’exhaustivité, je pense avoir ici largement balayé le pourquoi des chats dans le manga et la japanim’, en ces temps où les manchots (et pas les pingouins manifestement) semblent revenir sur le devant de la scène.

  2. DS dit :

    Salauds de japonais!

  3. Mackie dit :

    Le chat est un sujet inépuisable de discussions… il faudrait également parler des chats de Kié la petite peste, à la fois bagarreurs et kawai, développer le rôle de Jiji, indicateur de magie, et puis le chat est universel. un de mes préférés reste Fritz the cat, la création de Crumb, que Ralph Bakshi a immortalisé dans le film du même nom…

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