Cher lecteur, chère lectrice, il faut se rendre à l’évidence : je vous ai menti. Je vous ai menti quand j’ai annoncé, un peu présomptueux que j’étais, que j’allais écrire LE post de décryptage de ce merveilleux fourre-tout qu’est Mawaru Penguindrum. Mais le fait est que cet anime est trop plein de références relevant tantôt de la philosophie classique, tantôt de la physique quantique, tantôt encore de la théologie ou de la politique. Or, malgré un intellect que de nombreux trisomiques m’envient, je n’ai pas les capacités cérébrales. J’abdique, après de nombreux essais, et me prostre en position fœtale en chouinant pendant, allez, 3 minutes. Et puis je vous laisse cette image explicative.

Et puis ça fait plus de 2 semaines que ce blog est à l’abandon depuis un post complètement flan. La faute au Portugal, et, bon, l’économie est pas terrible en ce moment, alors vous comprenez bien, hein, ma bonne dame, tout ça, hein… Et je suis toujours à la recherche d’un appartement aussi tiens… Et puis je m’étais imposé de boucler tous les articles à la bourre que je devais rendre pour le Journal du Japon avant de me lancer dans un nouveau post. BREF ! Tout de suite et sans plus attendre, petit bilan de mes visionnages de la semaine en ces temps de grand froid qui nous prouvent au moins une bonne fois pour toute que la saison de japanim’ qu’on est amené à voir en ce moment, c’est bien celle d’hiver.

Des chats, bon sang ! Ronds en plus ! RONDS !

On va commencer par des shortcoms. Alors y’a Poyopoyo. C’est rigolo, lo-fi, un peu con, et ça dure 3 minutes montre en main. Y’a des chats, pas trop de persos qui interagissent de manière un peu con aussi. Et c’est tout. Je sais pas quoi dire de ce truc, qui est un comme la boîte de Chocapic® que tu t’ouvres pour grignoter devant la télé. Un truc sympa pas trop prise de tête et un peu plus pour les grands que Chi.

Oh Japan… Why are you so you ?

Et puis y’a Recorder to Randoseru aussi. Alors Recorder to Randoseru, c’est l’histoire de la vie quotidienne de Atsumi (l’aînée) et Atsushi (le benjamin). Atsumi est lycéenne, alors que son frère est encore au primaire. Sauf que Atsumi mesure 1m37, là où Atsushi fait 1m80. Et ça donne lieu à des situations trop lol, genre Atsushi, on le prend pour un pédophile alors qu’en fait, c’est un gamin piégé dans un corps de géant. Là encore, c’est 3 minutes maxi, c’est lo-fi (résolution de 480p), et c’est bien con aussi. Sauf que c’est moins drôle que Poyopoyo où il y a des chats au moins.

SHAFTISME !

Bon, comme prévu, après une surcouche un peu épaisse de fan service même pas caché (d’ailleurs, le fan service est toujours présent, hein), Nisemonogatari tient ses promesses. On a donc affaire avec un anime d’excellente facture, dans la lignée de Bakemonogatari, pour notre plus grand plaisir. On se refocalise enfin sur Karen, on en apprend beaucoup plus sur le terrifiant Kaiki Deishû, et l’intrigue est enfin pleinement lancée. Avec le retour en prime de Tsubasa et Shinobu, que demande le peuple !? On attend donc le dénouement de ce Karen Bee avec impatience, en enchaînant ensuite sur Tsukihi Phoenix.

De son côté, Black Rock Shooter  en est seulement au 2ème épisode. Série prévue en 8 opus, elle est diffusée dans la case noitaminA (plage horaire de Fuji TV où sont diffusés des animes généralement de qualitaÿ). L’histoire du projet Black Rock Shooter est surprenante. Tout part d’une illustration de Huke postée sur le site nippon Pixiv et sobrement intitulée Black Rock Shooter, justement. Cette image a inspiré Ryo, du groupe Supercell (qui interprétait l’ending de Bakemonogatari), qui a alors composé un morceau éponyme en utilisant Vocaloid. Se basant sur cette illus’, ce morceau, et l’impact du dessin sur la communauté de dessinateurs à tendance otak’, le studio Ordet, qui jusqu’ici faisait plutôt de la sous-traitance, réalise un OAV dirigé par l’animateur Yoshioka Shinobu, dont c’est alors le premier gros travail. C’est un succès. Un an et demi après ce coup d’essai, le même studio Ordet demande au même Yoshioka Shinobu de réaliser la présente série en développant l’univers créé.

Alors globalement, c’est très chouette. Il n’y a pas grand chose à dire à l’animation (big up pour les scènes se déroulant dans le monde alternatif que l’on doit au studio Sanzigen) globalement fluide. Le chara-design a été revu, avec des traits plus simples et colorés. Surtout, l’histoire a été approfondie, avec l’apparition de nouveaux personnages clés dans l’entourage de Mato comme dans l’Autre Monde. Mention spéciale à Kagari, qui est une espèce de Nunnally complètement yandere et creepy.

En somme, pour ce qui au départ n’était qu’un simple dessin posté sur un site de partage, la destinée (oui, LA DESTINÉE ! Don’t tell me what I can’t do !) de Black Rock Shooter est plutôt énorme.

SONYA-CHAN !

Cet hiver 2012 est placé sous le signe du studio J.C. Staff, qui est cyclothymique comme l’opportuniste de la chanson de Jacques Dutronc. Pas moins de 6 séries du studio sont diffusées cette saison. Il y a du gros caca (Zero no Tsukaima F, Tantei Opera Milk Machin 2), du meh (Bakuman 2, Shakugan no Shana Final), et puis du bien à très bien (Ano Natsu de Matteru – on va y revenir). Et puis il y a Kill me Baby.

La série est dirigée par Yamakawa Yoshiki, qui a réalisé Hatsukoi Limited (MEH) et Hells Angels, un film qui a l’air bien mais que j’ai pas vu parce que je le trouve pas. Avec Kill me Baby, il avait un matériau de départ flabistouflant bien WTF, en l’occurrence un yonkoma avec 3 personnages et demi dessiné sans trop de fioriture, mais avec un design qui se distingue bien. Donc Kill me Baby, c’est la vie quotidienne de Yasuna, une irritante lycéenne normale, qui s’est entichée de Sonya, sa camarade de classe qui s’avère également être une assassin(e) de talent. En plus, il y a Agiri qui est une kunoichi un peu poucrave, et une fille qu’on connaît pas le nom qui apparaît de temps en temps. Et puis voila. Mais c’est hilarant. Vraiment.

L’opening avec son accordéon fou donne bien le ton, mais on notera surtout l’ending qui fait partie des rares endings que je laisse tourner parce que 1/ la musique est chouette, quand même, avec de jolies paroles ; 2/ la chorégraphie est très débile ; 3/ cette chorégraphie très débile a été imaginée par le mangaka, Kazuho, alors même qu’il n’y avait aucun projet de portage animé de sa BD. Même que des fois, je l’écoute en boucle, cet ending.

Et donc il y a Ano Natsu de Matteru. Alors qu’il s’agit d’une série plutôt anodine, cet anime m’a séduit. D’une part parce que les mecs à la réal et au chara design sont les mêmes que pour Ano Hana (ça se voit bien dans le trait de toute façon), et moi j’aime bien ça, Ano Hana. D’autre part parce que le contexte rappelle beaucoup Toradora avec ses polygones amoureux plausibles et ses ado normaux et sensibles, et moi, j’aime bien ça, Toradora. Ajoutez à cela un soupçon de SF et une très intrigante introduction, et vous aurez le YllwNgg catcher par excellence. Ouais, il me faut ma dose de bons sentiments adolescents par saison. Je suis encore resté fleur bleue.

Dans cette série, y’a Ichika qui est une extraterrestre qui atterrit par inadvertance sur terre pour trouver un endroit qu’elle n’a jamais vu. Par le jeu du hasard et un peu de l’amour, elle se retrouve à vivre chez Kaito. Et ainsi, on peut établir que : Ichika veut cacher à tout le monde qu’elle est une alien ; Kaito est amoureux de Ichika ; Kanna, l’amie d’enfance de Kaito, est amoureuse de ce dernier ; Tetsurô, le meilleur ami de Kaito, est amoureux de Kanna, l’amie d’enfance de Kaito ; et Mio, la meilleure amie de Kanna, est amoureuse de Tetsurô, le meilleur ami de Kaito (qui est amoureux de Ichika), lui-même amoureux de Kanna. Ça parait flan comme ça, mais la réalisation retranscrit bien ce malaise des rapports humains entre personnes s’attirant mutuellement. Tout est fait en finesse, et les mouvements d’images et de caméra ainsi que le montage traduisent bien ce simili-malaise.

Toi t’es S, toi t’es M

Alors que les 2 premiers volume du manga Secret Service Maison de Ayakashi viennent tout juste de sortir en France, voila-t-y pas que le Japon l’adapte en anime sous le titre de Inu x Boku Secret Service. Ayant feuilleté le manga, c’est donc intrigué que je me suis laissé allé à regarder la série. Et j’ai été plutôt séduit.

J’ai aucune connaissance en Black Butler, mais la relation qui unie les 2 personnages principaux (Ririchiyo et Soushi) ressemble à ce qu’est, dans ma tête, celle liant Ciel et Sebastian. Un peu de slapstick, beaucoup de yôkai (j’aime les yôkai), une petanko pas trop lolgoth même si flirtant avec le genre, des SD rigolos… de quoi satisfaire mon esprit simple.

Je n’ai pas la chance d’avoir de grande sœur. Mais je n’envie en aucun cas la situation de Motoharu.

Et le voila, l’anime qui me fait rire très fort en toutes circonstances : dans mon lit, au bureau, dans les transports en commun, dans le train même (2 épisodes de Nichibros vous font passer un triste Nantes – La Roche Sur Yon en moins de deux) : Danshi Kôkôsei no Nichijô, soit la vie quotidienne des lycéens. Fonctionnant sur le principe des Azumanga Daioh/Nichijô, l’anime se décompose en plusieurs petites saynètes mettant en scène une poignée de lycéens à peu près normaux venant du même établissement. Et ils font des trucs de lycéens à peu près normaux. Ils se posent des questions sur les filles (parce qu’ils sont dans un lycée pour garçons). Ils vivent des aventures formidables avec un bâton qui devient une épée. Ils animent des talk-show imaginaires. Ils participent à la fête culturelle. Et ils essayent d’être cool. Et ça, mon p’tit pote, c’est une source de bonheur zygomatique terrible.

Parce que y’en a marre des K-ON! avec leurs lycéennes toutes lisses ! Place aux mecs ! Pas les vrais, les normaux ! Les gars normaux qui font des trucs normaux, qui se font martyriser par leur abominable grande sœur et qui jouent des pièces de théâtre complètement inventives :

Si quelqu’un comprend le synopsis de cette pièce, ainsi que le rôle du type déguisé en ours, faites-moi signe.

Mais qu’on ne se trompe pas (avant que les fujo de service se mettent à fantasmer sur quelque aventure homo-érotique) : y’a des filles aussi. Filles qui sont tout aussi schtarbées que les gars, soit dit en passant. En somme, Nichibros, c’est mon coup de cœur de la saison, devant Nisemonogatari. Ouais. Même que j’aime tellement la série que mon prochain post, ça sera un crash-test dessus. Ouais.

Enfin, cette semaine, avec la sortie DVD/Blu-Ray du dernier coffret Denpa Onna to Seishun Otoko, on a eu droit au 13ème épisode de la série. Cet épisode conclut à peu près ce que l’anime développait, ce qui est bien parce que la fin du 12ème m’avait bien fussoirisé. Mais secrètement, j’espère qu’une nouvelle saison va voir le jour bientôt.

Voila. Si tout va bien, le prochain article sera posté… DEMAIN ! Et ouais, trop fou, le mec, il va poster 2 articles en 2 jours. Voila. Bonne nuit.

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