Bonjour. Nous sommes en 2012, et dans moins de 3 semaines, les chars – russes, s’entend – débarquent à nouveau sur les Champs Élysées. Sur Internet, la campagne fait rage, et d’aucuns disent – dans les milieux autorisés – que la victoire se jouera au meilleur Konami Code planqué sur les sites des différents candidats. Nous sommes en 2012, et Bachar el-Assad continue à voir jusqu’où il peut aller avant d’atteindre le point Kadhafi. Il y a un siècle, le Titanic coulait, Kim Il-Sung naissait, et le Remorqueur remorquait. Nous sommes en 2012, mais l’important, c’est pas tout ça. L’important, c’est que les Japonais continuent à faire, avec plus ou moins de talent, de l’animation. Petit panorama subjectif de la petite vingtaine de nouvelles séries qui ont commencé au printemps 2012, et que j’ai vu le premier épisode. Bienvenue, vous êtes dans « Ma semaine à moi », épisode 5.

Et comme j’suis un wouf, j’enchaîne direct avec une première capture.

C’est quoi ? : Une fois n’est pas coutume (genre en 4-5 occurrences de cet exercice bidon qu’est « ma semaine à moi », j’ai établi une coutume), on va faire ça par ordre alphabétique. Latin, l’alphabet. Nan parce que j’ai pas envie de me perdre dans leurs couilloneries de syllabaire bicéphaux qu’on comprend rien. Donc Accel World. Parce que c’est ça, l’ordre alphabétique. Un anime de Sunrise, réalisé par Masakazu Ohara (je sais pas qui c’est), avec un chara-design de Yukiko Aikyô (je sais pas qui c’est non plus). Une animation sobre pour un graphisme pas dégueu mais pas transcendant non plus.

Ça parle de quoi ? : À la moitié du XXIème siècle, tout le monde est équipé des lunettes Google Vision. On peut s’envoyer des mails en cours, et tout, et puis on a des avatars dans le monde virtuel, et c’est un peu comme OZ de Summer Wars tavu. On est donc dans une école de bourges – on va pas se voiler la face, hein, y’a du pognon – et Haruyuki est un petit gros. C’est dommage pour lui. Ce statut de petit gros fait qu’il est le souffre douleur des bad boys de la classe. Mais dans son monde virtuel, c’est un champion de squash et un cochon, alors ça va. Et puis un jour, la meuf la plus belle du lycée, genre biatche de magazine encore plus bonne que la plus bonne de tes copines, qui s’appelle Kuroyuki, décèle en lui le pouvoir formidable de pouvoir télécharger un programme dangereux. Haruyuki découvre alors Accel World, un monde où il peut penser mille fois plus vite, et donc mieux analyser les situations et tout. Au début, ça a l’air chan-mé comme ça, mais en fait, ça va lui attirer des problèmes aussi.

Analyse à la louche : Sont abordées ici les thématiques du bullying et de l’internet qui intercommunique à tout va. Encore une fois, ça va parler de la revanche des nerds, quoi. De la victoire de l’abnégation et du don de soi sur les gens qui ont déjà tout eu dès le départ et tout, et y’aura de la difficulté, ah ça oui, et puis voila.

C’est quoi ? : C’est Acchi Kocchi, un anime de AIC – studio connu pour ses séries particulièrement pas notables, comme Amagami mes genoux, ou R-15 -, réalisé par Fumitoshi Oizaki (je sais pas qui c’est), et designé par Atsuko Watanabe (chais pas qui c’est, j’vous dis !). C’est pastel et pas très beau.

Ça parle de quoi ? : Alors de ce que j’en ai retenu, y’a Tsukimi, qui est une Konata à qui on aurait gardé que les particularités physiques (petite taille et ahoge), qui est amoureuse de Io, qui est un Itoshiki-sensei à qui on aurait gardé aussi que les particularités physiques (lunettes et mèche rebelle). Et ils ont la personnalité d’une huître farcie. À eux deux. Et aussi ils sont vaguement amoureux l’un l’autre. Et c’est chiant comme la fumée.

Analyse à la louche : C’est chiant comme la fumée. Et pas beau.

C’est quoi ? : C’est Furusato Saisei Nippon no Mukashibanashi, soit Contes et Légendes du Japon. C’est le studio Tomason (je connais pas) qui s’en charge, avec une réalisation générale assurée par Takuo Suzuki (je sais pas qui c’est), et plein d’autres gens qui sont là pour donner une identité visuelle originale et propre à chaque conte. Parce qu’un épisode de Furusato Saisei Nippon no Mukashibanashi est en fait constitué de 3 histoires distinctes.

Ça parle de quoi ? : Ben comme dit plus haut, ce sont des contes et légendes du folklore japonais animés en de courtes saynètes d’environ 6 à 7 minutes chacune. Chaque historiette a un trait qui lui est propre, chaque animateur délégué à une histoire emploie une technique particulière. C’est très coloré, le dessin est assez rond pour plaire aux enfants – cible numéro un de l’anime – et c’est plaisant de (re)découvrir ces contes nippons.

Analyse à la louche : C’est joli tout plein, c’est suffisamment court et rythmé pour ne pas lassé, et ça raconte des trucs que 1/ les gosses japonais connaissent un peu, et donc voila ; 2/ leurs parents ont pas besoin de leur raconter, comme les dessins animés Tintin en Europe, par exemple, et comme ça ils font la grasse mat’ ; 3/ les crétins occidentaux Japan-tard dans mon genre découvrent de nouvelles histoires.

C’est quoi ? : C’est Haiyore! Nyaruko-san, une série du studio Xebec (meh), réalisée de manière sympa par Tsuyoshi Nagasawa (je sais pas qui c’est, arrêtez de me demander, à la fin !), et chara-designé par Shintetsu Takiyama (apparemment, lui et Tsuyoshi sont potes, mais en fait j’en sais rien PARCE QUE JE SAIS PAS QUI C’EST). Y’a plein d’images, et ça tombe bien, puisque c’est un anime, tsé.

Ça parle de quoi ? : Alors en fait, les divinités de l’univers lovecraftien, bon, on le sait, c’est des extra-terrestres. Mais aussi et surtout, elles prennent aussi la forme de filles toutes choupinettes, parce qu’apparaître avec des tentacules et des liquides zarb’, là, ça foutrait les boules à tous les terriens. Donc une des divinités les plus puissantes, Nyarlathotep, débarque sur Terre pour sauver Mahiro Yasaka, un adolescent japonais qui connaît un peu Lovecraft. Et puis elle tombe amoureuse de lui aussi. Et en fait, Nyarlathotep, qu’on va vite appeler Nyaruko, est là pour péter la tête à des trucs méchants, et aussi faire un peu de contrebande de goodies d’otak’. Et puis c’est drôle, et puis c’est marrant, et puis c’est rigolo, et puis c’est pas si mal animé, et puis ça va à 100 à l’heure. Ouf.

Analyse à la louche : Pas grand chose à dire sinon que c’est un des trucs improbables mais réjouissants de cette saison. Or, comme la plupart des trucs improbables et réjouissants, je suis incapable de dire simplement pourquoi c’est réjouissant. Certainement parce que c’est improbable. Et aussi parce que depuis Excel Saga, j’aime bien ces animes qui partent dans tous les sens.

C’est quoi ? : C’est Jormungand, et c’est aussi le nom du serpent fils de ce gros bâtard de Loki, c’est dire si ses partenaires sexuels sont chelous. C’est produit par le studio White Fox qui jusqu’ici fait un sans faute (j’ai pas vu Tears of Tiara, mais Katanagatari et Steins;Gate m’ont largement convaincu), réalisé par Keitaro Motonaga (un gars avec des casseroles comme Yumeria, Amaenaide Yo ou OchinKo au cul) et designé par Kazuhisa Nakamura (je sais pas qui c’est). Cette équipe faite de bric et de broc produit un truc vraiment pas dégueu à l’œil, et c’est tant mieux. #TeamWhiteFox

Ca parle de quoi ? : Y’a cette meuf qui ressemble à Rosa de Umineko, mais avec les cheveux blonds platine – presque blancs – et elle a le même rôle que Nicolas Cage dans Lord of War. Ouais, c’est trop une vendeuse d’armes. Et elle s’appelle Koko Hekmatyar, c’est dire si on déconne avec elle. Mais elle a l’air plutôt cool pour l’instant, alors ça va. Et puis elle a embauché Jonah, un petit basané qui est un enfant soldat originaire d’un pays détruit par la guerre et les armes. Qu’on ne s’y trompe pas : le gamin est un porte flingue, mais il voue une haine viscérale envers les armes – paradoxal, izeunetite ? On imagine qu’aux côtés de Koko (ou Hekmatyar, j’ignore lequel de ces deux mots est le prénom) et sa clique de joyeux cinglés professionnels, il va s’humaniser.

Analyse à la louche : Les armes, c’est pas bien, et même, c’est mal. Koko – appelons la comme ça à présent, parce que l’autre truc, là, je suis obligé de copier/coller pour aller plus vite, c’est dire mon enfer – est une pragmatique très cynique, et dit qu’elle vend des armes « pour amener la paix dans le monde ». Jonah, lui, est symbole de tous ces enfants déshumanisés par la guerre qui fait que des wanabee hipsters à la con font les opérations Kony 2012 après. Une série que j’attends de voir évoluer, mais qui m’a bien accroché dès le départ.

C’est quoi ? : C’est Kuroko no Basket, une série de chez Production I.G. (qu’on ne présente plus), réalisée par Shunsuke Tada (…) et chara-designé par Yôko Kikuchi, une meuf qui aime dessiner les hommes qui aiment les hommes.

Ça parle de quoi ? : Ça parle de basket (no kiddin’…) Lors de la rentrée au lycée machin dans la préfecture de truc, les membres de l’équipe de basket recrutent des n00bz afin de plus avoir à se bouger les fesses pour aller acheter des donuts et du café. Parmi tous les jeunots, deux se distinguent du lot : Taiga, parce qu’il a le même prénom que la meuf dans Toradora alors qu’il est gigantesque et tout et c’est un génie du basket né, et tout, et Tetsuya, parce que malgré ses cheveux bleus, il a autant de présence sur le terrain qu’un Dupont-Aignan lors d’un meeting UMP. Or, il se pourrait bien que Tetsuya soit plus balaise qu’il n’y paraisse, parce que ça se trouve, c’est lui, le 6ème membre fantôme de cette équipe de basket légendaire du collège, mais si, tu sais, l’équipe, là, légendaire…

Analyse à la louche : YAOI DÔJIN ALERT ! Comme bon nombre de shônen sportif avec masse persos masculins, inévitablement, les fujo vont faire chauffer les crayons et dessiner des scènes de douche un peu olé olé. Et elles ont raison, les fujo – hélas… Les persos sont des athlètes, donc ont des corps avenants. Y’a des luttes d’ego parfaites pour déterminer qui qu’est le uke, et qui qu’est le seme, et puis bromance, quoi. Donc vous voila prévenus : au prochain ComiKet, c’est cette série qui vendra le plus de barreaux de chaise.

C’est quoi ? : C’est Lupin the Third: Mine Fujiko to Iu Onna, soit une énième série issue de la licence de Lupin III, le gentleman cambrioleur (non, pas lui, l’autre). C’est réalisé avec génie par Sayo Yamamoto (les backgrounds de Redline, c’est elle), et chara-designé par Takeshi Koike (Redline aussi). Aparté : depuis le début de ce post, j’emploie le terme « chara-designé » pour désigner le travail du chara-designer. Y’a-t-il un terme plus correct et surtout plus français ? Si oui, lequel ? Ça m’intéresse beaucoup. /fin de l’aparté. Et pour tout ça, TMS et NTV on travaillé de concert. C’est sublime.

Ca parle de quoi ? : La série s’attarde plus particulièrement sur les rapports ambivalents/ambigus existants entre Lupin et Fujiko, tantôt partenaires de crime, tantôt rivaux, tout simplement. C’est une Fujiko très « adulte » qu’on découvre, avec force boobies et petites tenues. Femme fatale très fatale, Fujiko a la part belle dans la série. Lupin est là pour apporter la touche de fun à l’ensemble, et apparaît moins comme le personnage principal que comme son sidekick. C’est vraiment bien. Et la réalisation hallucinée est géniale. Observez ce trait tortueux. Voyez ces effets de tampon à la surface de l’eau. Aposez ça à un scénario qui a l’air bien ficelé pour l’instant, et vous aurez le reboot idéal d’une licence dont on ne se lasse pas.

Analyse à la louche : Adéquation fond/forme. Lupin 3ème du nom revient avec une bonnasse sous le coude, et c’est pas que pour enfiler des perles. Le tournant « mature » d’une série trop longtemps – et à tort – associé à un public enfantin.

C’est quoi ? : C’est Medaka Box, une série avec une Suzumiya Haruhi qui aurait de très gros seins. GAINAX est aux commandes, et a mis à la réalisation un de ses soldats qui a bossé sur les séries qui ne font pas spécialement la fierté du studio (He is my Master et Hôkago no Pleiades), à savoir Shôji Saeki. Au chara design, il y a Ikuo Kuwana (je sais pas qui c’est, et on s’en fout). La réalisation et le dessin sont pas pires.

Ça parle de quoi ? : Medaka est devenue la présidente du conseil étudiant, alors qu’elle n’est qu’en première année de lycée. Elle a des seins énormes, mis en valeur par un uniforme que je comprends pas comment on peut décemment imaginer ça légal, même au Japon. Elle est l’amie d’enfance de Zenkichi, un rebelle qui veut pas entrer au conseil étudiant. Sauf que Medaka, dans des élans démago incroyables – alors qu’on en a bouffé, pendant la campagne – a mis à disposition des élèves du lycée une boîte à suggestions, et s’est engagée à répondre à toutes les demandes exprimées. C’est marrant, un peu. Et Medaka a des seins énormes.

Analyse à la louche : On peut pas tirer grand chose de tangible de ce premier épisode – j’ai vu le deuxième, par ailleurs, et ça me confirme que le perso de Shiranui roxxe du poney. Parce que l’intrigue est prévue pour s’installer dans la durée (les macarons), et qu’on a juste eu le droit à l’introduction des deux personnages principaux. M’étant spoilé la gueule grâce à Wikipedia, je suis en mesure d’annoncer que la série va prendre un tournant franchement plus SF WTF dans les épisodes à venir. Parole.

C’est quoi ? : C’est Nazo no Kanojo X, une série de Hoods Entertainment (meh²), réalisée par Ayumu Watanabe qui est moustachu, et designé par Kenichi Konishi, qui a conçu les personnages de Tokyo Godfathers, alors rien que pour ça, il devrait avoir droit à une statue à son effigie. Comme le montre l’illustration, cette série est dégueu. Mais bien aussi.

Ça parle de quoi ? : Akira est un lycéen normal qui fait des rêves chelou où il danse sur des tables, et qui a le zizi tout dur aussi des fois la nuit. Un jour arrive dans sa classe Mikoto, une weirdo qui dort tout le temps, et qui bave beaucoup. Mais genre beaucoup. Un soir alors que y’a plus personne dans la classe, Akira goûte la salive visqueuse de Mikoto restée sur son pupitre. Il attrape alors la maladie d’amour. Après moult péripéties, Mikoto apprend à Akira qu’ils vont perdre leur virginité ensemble. Normalement, Akira est content, mais Mikoto est aussi le genre de meuf à planquer une paire de ciseaux dans sa culotte. Et elle bave beaucoup.

 Analyse à la louche : Bave mise à part – même si c’est pas évident, tant les glandes salivaires de Mikoto semblent tourner non stop – cet anime aborde de front la question de la « première fois » chez les jeunes. Foin de romance fouillée tordue « on reste vierges pour le mariage » gnan gnan. Le côté zarb’ de Mikoto fait qu’elle est plus franche du collier que le personnage féminin lambda, et on doute pas un instant qu’elle et lui vont faire la bête à deux dos. Mieux, la série traite de l’amour pleinement : l’amour d’Akira pour sa camarade de classe naît soudainement et violemment. S’en suivent des interrogations bien naturelles, et puis le physique, et tout. Intéressant et à suivre, parce que quand même,est très sensuelle aussi.

C’est quoi ? : C’est Sakamichi no Apollon, une série collaborative entre Tezuka Production (un nom qui rassure) et Mappa (Gn ?), réalisée par Shinichirô Watanabe (CowBoy BeBop, Samurai Champloo, des noms qui font bander à mort) et chara designé par Nobuteru Yûki (X, Escaflowne, des noms qui font bander à mort). Une dream team de folie pour un anime très beau à voir, et très bon à regarder.

Ça parle de quoi ? : Kaoru a des allures de type pédant qui se prend pas pour de la merde. Il débarque donc dans un bled, en tant qu’étudiant transféré, pour vivre avec son oncle et sa tante et sa cousine (qui ont l’air bien casse-pied), alors que son père est au large pour pêcher. Au lycée, il rencontre Ritsuko, la fille qui se met bien avec tout le monde, et Sentarô, une tête brûlée qui se fritte avec les grands de 3ème année. Kaoru s’en fout un peu de tout ça, pourvu qu’il ait accès au toit de l’école. Hors, seul Sentarô peut le laisser passer pour des raisons que j’ai pas envie d’expliquer là. Tous les opposent, mais la musique va les réunir. Et pas n’importe quelle musique. Le jazz ! Et ça, mec, ça, ça fait toute la différence. Parce qu’en plus, forcément, la compositrice de la série, c’est Yoko Kanno. Avec une collab’ de DJ Mitsu The Beats. A ce moment de la lecture, vous avez compris que tout dans cette série est fait pour m’enthousiasmer.

Analyse à la louche : Bon, d’abord, c’est très beau. Ensuite, c’est bien écrit, même si l’histoire de stress/suffocation chelou de Kaoru me passe un peu par dessus la tête. Non, l’un des attraits principaux de la série, outre ceux évoqués plus haut, c’est que ça se passe dans le Japon des années 1960. Une période méconnue chez nous, qui a une patine intéressante à exploiter d’un point de vue animé : charme d’antan, le Japon se redresse économiquement (en 1968, le pays devient la 2ème puissance économique mondiale), et surtout découverte de la musique. J’ai vraiment hâte de voir la suite. Qu’attendre de plus de la case noitaminA, généralement gage de qualité, de toute façon ?

C’est quoi ? : C’est Saki Achiga-hen Episode of Side A. C’est pondu par les successeurs spirituels de Gonzo, à savoir Gokumi. Donc c’est pour ça que c’est eux qui produisent cette side story à Saki. On a donc le même réalisateur (Manabu Ono), et le même chara-designer (Masakatsu Sasaki). Donc visuellement, on est pas perdu…

Ça parle de quoi ? : Comme dans Saki, on est toujours dans le même monde parallèle qui ressemble tellement à la Terre, mais où le mahjong est au sport ce que le LT de Top Chef est à la « twittosphère » française : une institution. Une institution telle qu’il n’est pas maladroit ou cavalier d’affirmer que d’un point de vue popularité, il dépasserait le football à l’échelle mondial. N’importe quoi donc. Et dans ce monde parallèle WTF, y’a une compétition que tout le monde suit, c’est les championnats lycéens. Ouais. Moi aussi j’ai du mal. Et pour faire simple, alors en fait, avant Saki, Nodoka, la fille avec les gros seins, elle a été dans une école où elle a intégré le club de mahjong. Quand elle est partie, le club s’est dissout. Et puis elle est passée à la télévision quelques années plus tard, avec un autre club, et ça a ravivé la flamme de ses anciennes camarades, et elles ont reformé un club. C’est l’histoire de ce club que nous suivons, donc.

Analyse à la louche : Pas grand chose à attendre de ce truc, à moins d’être un fan inconditionnel de la série d’origine et/ou de mahjong. Si vous regardez et que vous ne rentrez dans aucune des catégories mentionnées, vous êtes un gros pervers. Cela dit, les fans de Saki sont globalement des gros pervers. PERVERS !

C’est quoi ? : C’est Sankarea, un anime du Studio Deen, studio sur lequel j’ai pas trop envie de dauber là maintenant, mais que je pourrais si l’envie m’en prenais. A la réalisation, il y a Mamoru Hatakeyama (je sais pas qui c’est, mais c’est normal, parce qu’en vrai, il s’appelle Shinichi Omata, et je sais pas qui c’est), et au chara-design, Kyûta Sakai, qui a bossé entre autre sur Steins;Gate. Et en vrai, c’est pas moche.

Ça parle de quoi ? : Chihiro, en plus d’être affublé du nom d’un personnage féminin – sympathique, mais féminin – est pourvu d’une coupe de cheveux qui lui fait des nekomimi naturels chelou. En plus de ça, il nourrit un fantasme malsain pour les zombies. Et le jour où son petit chat tout mignon décède, il se met en tête de le ramener à la vie avec une potion qu’il confectionnera lui-même. Il s’isole alors tous les soirs dans un bowling désaffecté pour expérimenter tranquillement. Et puis un soir, il va assister au spectacle bizarre d’une meuf, Rea, qui crie dans un puits.

Analyse à la louche : Ce premier épisode est bien cryptique. Il faudra attendre le deuxième pour en savoir un peu plus sur Rea et ses motivations, son entourage creepy et le fait qu’elle soit à juste titre une pauvre petite fille riche. Mais l’intrigue – une histoire d’amour qui transcende la mort – est sympathique, avec un trait pas crade. On y revient, quoi.

C’est quoi ? : C’est Sengoku Collection, une daube de Brain’s Base qui me déçoit beaucoup, parce que merde, ce studio nous a habitué à la grande qualité dernièrement (Mawaru Penguindrum, Kuragehime, Durarara!! et autres). Y’a Keiji Gotô (je sais pas qui c’est) comme réalisateur, et Katsunori Shibata (je sais pas non plus) au chara-design.

Ca parle de quoi ? : Si vous avez joué à Shogun Total War, vous êtes familier du concept de l’époque Sengoku, une époque qui précède le shogunat, et où différents grands clans guerriers se foutent dessus pour savoir qui c’est qui sera le chef. Les grands généraux qui se sont illustrés pendant ces batailles ont traversé l’histoire, et n’importe quel japonais sait qui est Nobunaga Oda, Ieyasu Tokugawa ou Masamune Date. Donc là, en fait, dans Sengoku Collection, les généraux, en fait, c’est meufs, avec des frou-frou et tout, et elles sont carrément barely. Pour ajouter à l’absurde, elles ont été transportées à notre époque par un improbable truchement qui n’est pas vraiment expliqué. Et puis c’est super marrant, parce que, t’as vu, elles sont du passé, donc elles savent pas c’que c’est qu’un hamburger, lol.

Analyse à la louche : Je ne veux pas savoir de quel cerveau malade – pas dans le bon sens du terme – est sorti cette idée, mais il faut qu’il quitte le monde de l’animation. D’après ce que montre le preview, en plus, il n’y a a priori aucune continuité d’un épisode à l’autre. Chaque « chapitre » est prétexte à mettre en scène une générale différente, dans des situations différentes. Fin. SUPER, MERCI.

C’est quoi ? : C’est Shirokuma Cafe, un OVNI frais sorti de Studio Pierrot. A la réalisation, on a un spécialiste de la mignoncité, Mitsuyuki Masuhara (qui a bossé sur les Chi) ; au chara-design, c’est Ana Takano, dont on ne sait rien. Le dessin est pastel, pas aussi coloré qu’on pourrait le penser, mais pas moche non plus.

Ça parle de quoi ? : Encore une fois, univers parallèle : imaginez un monde où les animaux ont acquis la parole, et agissent comme les humains. De fait, ils vivent en harmonie avec eux, même si manifestement ils sont une minorité très restreinte, bien que visible. Ainsi, l’ours polaire s’appelle Shirokuma (ce qui signifie, tenez-vous bien : Ours polaire), le panda, Panda, le manchot, Penguin, etc… On suit la vie de Panda, un slacker qui se prend des tannées par sa mère parce qu’il a pas de boulot, ce gros loser. Alors il bosse à mi-temps dans un zoo, en tant que panda. Et à ce stade du résumé, je m’arrête d’écrire, parce que c’est vraiment pas possible de résumer le truc en essayant de passer pour quelqu’un de sérieux.

Analyse à la louche : Les intonations de Panda ne sont pas sans rappeler les phrases pleines de non-sens de Italia dans Hetalia Axis Powers. Et du non-sens, y’en a à la pelle. On sourit en regardant Shirokuma Cafe. Mais on ne se tape pas sur les cuisses. Passé le premier WTF, on se laisse doucement porter par l’ambiance et puis c »est tout. Un peu décevant.

C’est quoi ? : C’est Tasogare Otome x Amnesia, une série de Silver Link, réalisée par Shin Ônuma (ef, Natsu no Arashi, BakaTest), et chara-designé par Yukiko Ban (je sais pas qui c’est). Oui, résumé succinct, parce que j’aimerai bien dormir.

Ça parle de quoi ? : Intéressant premier épisode. On voit une scène, avec du quiproquo, du non sens et de l’activité paranormale pas vraiment expliquée, mais qu’on imagine bien c’est quoi qui cause tout ça. Puis dans la seconde moitié de l’épisode, on revoit cette scène, avec la poltergeist qui agissait, et puis on entend aussi ce qu’elle dit, la poltergeist. Yûko est donc un fantôme amnésique, que seuls Teîchi et Kirie semblent pouvoir voir. A eux trois, ils forment le club d’occultisme du lycée, club complété par Momoe qui calcule rien. Pour l’instant, on en sait pas beaucoup plus, sinon que c’est rigolo, à défaut d’être franchement joli (animation un peu fluctuante, design pas top top).

Analyse à la louche : Ça a l’air marrant. Vraiment. Mais je peux pas vraiment plus me prononcer pour l’instant, ne sachant pas s’il y a une continuité à venir entre les différents épisodes, où s’il va s’agir à chaque fois de saynètes rigolotes.

C’est quoi ? : C’est Tsuritama, l’autre anime de cette saison dans la case noitaminA. Aux commandes, il y a A-1 Pictures, à la réalisation Kenji Nakamura (Kûchû Buranko : GÉNIE), et au chara-design Atsuya Uki (je sais pas qui c’est). Graphiquement, c’est très coloré et très chouette, et ça fait beaucoup penser à Summer Wars aussi.

Ça parle de quoi ? : Encore un transfert dans une nouvelle ville dans un nouveau lycée pour Yuki, un gars qui stresse très facilement. Cette fois, c’est à Enoshima que sa grand-mère et lui posent leurs valises. Alors qu’il s’apprête à rentrer dans le train train de sa vie à venir, un alien auto-proclamé armé d’un bien étrange pistolet à eau veut faire de lui son ami. Son nom : Haru. Et puis il y a Natsuki, un génie de la pêche qui ne parle pas beaucoup. Et un indien chelou qui regarde les gens, qui est suivi par une horde de serviteurs, et qui déjeune avec un canard. Pas comme un plat, le canard. Comme un convive. Et manifestement, tout ce petit monde va sauver le monde. De quoi ? Comment ? On ne sait pas. Mais on ne demande qu’à découvrir.

Analyse à la louche : Bon, premier avis : c’est très beau. Deuxième avis : c’est suffisamment mystérieux pour accrocher. Les personnages sont bien introduits (mais Haru WTF, quoi), et la révélation finale tient bien en haleine. L’excellente réalisation ne pousse qu’à y revenir.

C’est quoi ? : C’est Upotte!!, une série dont le titre intrigue autant qu’il ne signifie rien. Deuxième série de Xebec de la saison, avec Takao Kato à la réalisation (responsable du réjouissant quoique malsain Hen Semi), et Akio Takami au chara-design (responsable de l’absence de nez chez les personnages de Ladies versus Butlers, une recette qu’il a reproduit ici, le con). C’est moyen beau.

Ca parle de quoi ? : Le spectateur est largué dans cette série comme Genkoku, le personnage masculin principal. Comprenez par là : le type arrive dans une nouvelle ville pour devenir professeur dans une école « spéciale » dont il ne sait pas beaucoup plus de chose. Et puis en fait, l’école où il va enseigner, c’est une école où les armes apprennent à se perfectionner. Oui. Les armes. Des armes qui seraient anthropomorhisées, en fait. Oui. Anthropomorphisées. En loli, de préférence. Et c’est très n’importe quoi.

Analyse à la louche : Seuls les grands malades amateurs de loli plus ou moins poitrinées ne trouveront rien à redire de cette série. Les autres se rendront bien vite compte de la vacuité totale du propos du bouzin, et préféreront donc Nyaruko à cette immonde bouse.

C’est quoi ? : C’est Uchû Kyôdai, aka Space Brothers. Une histoire d’espace, et de frères. Bien trouvé, le titre, hein ? C’est l’autre série A-1 Pictures de la saison, avec le même moustachu Ayumu Watanabe à la réalisation, et Kôji Yabuno (je sais pas qui c’est) au chara-design.

Ça parle de quoi ? : En 2006, deux gamins, alors qu’ils enregistraient des sons dans la nature, assistent à ce qui semble être le décollage d’un OVNI vers la lune. Après ce phénomène, les deux gamins (qui sont frères), se font la promesse qui d’aller sur la lune, qui d’aller sur Mars. En 2025, l’un des deux frères s’apprête à devenir le premier japonais à poser le pied sur notre satellite naturel, alors que l’autre, pourtant ingénieur de génie, vient de se faire virer de l’entreprise de voiture où il bossait. Alors il va se souvenir de sa promesse d’antan jadis, et essayer de rattraper son frère, parce que le rôle de l’aîné, c’est d’être toujours devant.

Analyse à la louche : L’animation est perfectible. Mais le propos est touchant. Les anti-héros ont toujours ce quelque chose qui fait qu’on aime à les apprécier. Nanba s’est pris des gadins, mais il va se relever, et c’est bien là tout ce qu’on lui souhaite.

C’est quoi ? : C’est Yurumates 3D, une shortcom un peu bizarre. Il semblerait que ça soit le premier vrai gros travail du studio C2C, qui n’a rien à voir avec les DJs nantais. La réalisation a été confiée à Yoshihide Yûzumi (je sais vraiment pas qui c’est), et le chara-design à Takeshi Oda (au sujet duquel je n’en sais pas plus).

Ça parle de quoi ? : Lecteur, je dois t’avouer une chose. Quand j’ai regardé le premier épisode de ce truc, j’étais bourré. Et j’aurais pu revoir l’épisode, depuis, surtout que ça doit durer 5 minutes à tout casser. Mais j’ai eu la flemme. Alors voila ce que j’en ai retenu : y’a la gamine, là, avec son tablier orange, elle débarque dans la grande ville pour le travail ou quoi (parce qu’en vrai elle est majeure et tout, mais je crois que tout le monde la prend pour une gamine). Et puis en fait, l’appart qu’elle loue, il est tout squatté par les slackers qu’on voit sur l’illus. Et ils boivent. Fin.

Analyse à la louche : C’est un shortcom. Je l’ai vu ivre. Je n’ai pas souhaité le revoir sobre. C’est vous dire si son souvenir m’a marqué.

C’est quoi ? : C’est Zetman, adaptation d’un des mangas phares de Masakazu Katsura. TMS aux commandes, avec un de leurs meilleurs directeurs maison à la réalisation (Osamu Nabeshima) et puis le type de Eyeshied 21 au chara-design (Hirotoshi Takaya meh). C’est un peu beau, mais pas trop trop non plus, mais bon, comparé à Katsura, difficile de tenir la distance.

Ca parle de quoi ? : Bon, si vous connaissez pas Zetman, je vous incite fortement à découvrir ce manga de SF. Inspiré par l’univers des Batman de Tim Burton, Katsura a construit un univers sombre où s’affrontent deux visions de la justice. D’un côté ZET, l’électron libre, et de l’autre Alphasz, le pragmatique. Tous deux vont aussi fritter plein de méchants, et puis c’est cool.

Analyse à la louche : Bon, vu la tournure qu’a pris dès le départ le premier épisode, ça sent le gros condensage du manga dans un format animé qui ampute un peu l’histoire originale. Dommage. Mais bon, le scénario reste très correct et respectueux du support original. Attendons de voir ce que la suite nous réserve.

Bilan

Bon, alors cette saison fleure bien meilleur que ce que je pensais.

  • Animes à voir, parce que ça a l’air bien chouette voire mieux : Sakamichi no Apollon, Tsuritama, Uchû KyôdaiHaiyore! Nyaruko-sanNazo no Kanojo XLupin the Third: Mine Fujiko to Iu Onna, Jormungand.
  • Animes à voir parce que ça part pas d’une mauvaise intention : Accel World, Medaka Box, SankareaFurusato Saisei Nippon no MukashibanashiTasogare Otome x Amnesia.
  • Animes que ça va pas être des priorités : Shirokuma CafeKuroko’s BasketballZetman.
  • Animes que si tu regardes, je te juge : Upotte!!, Yurumates 3DSaki Achiga-hen Episode of Side A.
  • Animes à proscrire : Acchi Kocchi, Sengoku Collection.

Voila. Et puis oubliez pas le blind test, merde. Participez, quoi, vous avez toutes vos chances, et ça coûte rien, et ça me donne l’impression d’être quelqu’un d’important.

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commentaires
  1. Patchouli dit :

    SUPER, MERCI.

  2. K66 dit :

    Merci pour ces reviews ça aide beaucoup 😀

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