Il y a 26 ans jour pour jour, un avion de la Korean Airlines atterrissait à l’aéroport de Roissy. J’étais à son bord. J’avais 3 mois. En un passage douanier, puis un passage des bras d’une nourrice anonyme aux yeux bridés à ceux d’un couple de Français, Kim Kyung-Woo est devenu YllwNgg. Inconsciemment alors, j’avais accompli le rêve de Français : devenir parents. Je leur dois la vie que je mène aujourd’hui, la possibilité d’avoir eu une éducation laïque et gratuite que ma terre de naissance ne pouvait alors manifestement pas m’offrir, et celle de pouvoir écrire des bêtises ici. Et c’est les yeux mouillés – parce que ouais, ça m’émeut à fond – que je les remercie plus que je ne le pourrai jamais.

Un peu, que je suis chez moi.

Contrairement à la mère de Amine el Khatmi, je n’ai jamais eu à rêver de la France. La France a toujours été pour moi une réalité. Et même si je ressemble plus à Monsieur Liu qu’à Robert Tripoux, il ne m’est jamais venu à l’idée d’appartenir à un pays autre que le vieil Hexagone. Être français, ça dépasse le simple fait de posséder une pièce d’identité affirmant cette nationalité. La France et son peuple, aussi détestables soient-ils pour certains points, bénéficient d’une notoriété que bien des Kazakhs et des Paraguayens leur envient.

La France, c’est Liberté Égalité Fraternité et « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante« . Ce sont les illuminés des Lumières et les petites femmes de Pigalle, les châteaux de la Loire et celui de ma mère. C’est Céline l’antisémite et Gainsbourg le feuj’, le « et 1, et 2, et 3 zéro » black-blanc-beur du 12 juillet 1998 et le gros porc aux idées nauséabondes du 21 avril 2002 (et ça me fout les boules de voir que les 18-24 ans plébisciteraient la fille – aux idées toutes aussi immondes – de cet être détestable ; hey, le 15-18, plutôt que de troller Le Joueur du Grenier par le biais de ce minus de Cortex, tu peux pas t’acheter une conscience politique ?) C’est le manger malin et gourmand et le boire frais. En somme, ça renvoie à un mode de vie, une attitude de bombeurs de torses fiers pour de mauvaises raisons, une culture et une histoire que le peuple élu Étatsunien jalouse sous cape. À l’étranger, s’affirmer français, ça en jette un max. Parce que même si je suis incapable de peindre, de chanter ou d’écrire correctement, l’aura de la culture française sera telle qu’on m’assimilera plus ou moins consciemment à ces fameux grands hommes que la patrie elle reconnaît. Les French kiss/flair/fries/touch/doctors sont autant d’attributs vaguement mérités qui nous collent a priori à la peau. La culture française et son pays d’origine ont la côte. Pas étonnant alors qu’on trouve de la France et des Français dans le manga et la japanimation. Petit panorama complètement pas exhaustif, parce que, hey, la chair, d’abord, elle est pas si triste que ça, et du coup, j’ai pas lu tous les livres.

D’abord, il y a les manga sur la France

La France, par son territoire varié (même si dans l’imaginaire japonais, manifestement, France = Paris), son passé et ses personnages historiques, sa culture (ce mot va revenir très souvent) et sa fiction, est le siège idéal pour raconter des trucs intéressants. Ce que je viens d’écrire est d’une banalité affligeante, je me déteste pour ça, mais enchaînons. Nan parce que, par exemple, des manga qui prennent place en France et tout, y’en a quand même une quantité non négligeable. A contrario, et bien que le pays fascine tout autant en France, je connais pas masse de BDs (dans l’acceptation BD/comics/manga un peu bêbête, mais bon, on fera avec ici) qui prennent place dans un contexte éminemment nippon.

Il y a par exemple le manga en costume d’époque. Bizarrement, quand il est question de France et de manga, depuis les années 1970, c’est essentiellement l’époque moderne qui vient en tête. Car si les Japonais ont un souvenir plutôt romancé de la vie de la Pucelle d’Orléans (cf. Jeanne), voire malsain (Caster, qui est en fait Gilles de Raiscompagnon d’armes historique de Jeanne d’Arc, et inspirateur du personnage de Barbe Bleue – est über creepy dans Fate/Zero), c’est bien la grandeur et la décadence de la monarchie absolue, avec ces ors et ses courtisanes, qui intéresse. Retenons deux titres (les plus connus en fait) : La Rose de Versailles (manga phare du shôjo adapté de multiples fois en anime et même en comédie musicale grâce aux Takarazuka et dont la suite se déroule pendant la période napoléonienne), et Le Chevalier d’Éon (manga surtout connu pour son adaptation animée). Ce XVIIIème siècle plutôt pas mal reconstitué plaît, parce qu’il y a des princesses et chevaliers en habits de lumière, mais aussi un contexte socio-historique fort (période pré-révolutionnaire, lutte de classes intestine, cf. Nadine, La Tulipe Noire), et des rapports humains qu’on imagine plus mesurés qu’aujourd’hui. L’image du despote éclairé séduit.

Il y a aussi le manga journal qui retrace la vie des Français de France vu par le spectre nippon. Et là, j’ai qu’un seul exemple qui me vient en tête et sur lequel je fais une fixation depuis un mois, c’est Jean-Paul Nishi (Taku Nishimura si t’es son pote). Ce japonais a joué les Nunya du Soleil Levant, profitant d’un visa Working Holiday pour venir un an en France. Pensant pouvoir devenir assistant d’auteur de BD franco-belge avant de se raviser puisque le métier n’existe pas dans notre pays, il a alors observé et croqué les mœurs quotidiennes si particulières de nos concitoyens. C’est avec un provocateur et balzacien A Nous Deux, Paris ! qu’il a commencé sa série de manga retraçant sa vie dans la capitale. Fascination pour les bises, le fait que des Français fassent du cosplay San Ku Kai et rapports aux femmes, chaque petit détail est analysé à travers ces petites saynètes qu’il illustre. On rit beaucoup, de l’auteur qui est bien souvent dépassé par les événements, comme des Français, qui sont ici vus sous un autre jour. Ce manga sort début mai en France, et je vous invite vraiment à le lire. Sa suite, Gare à toi, Paris ! vient d’être publiée au Japon. Et un troisième volume est en préparation. En attendant, vous pouvez aller faire un tour sur son blog où certains de ses strips sont traduits en français.

Enfin, il y a les manga qui OSENT s’attaquer à des pans entiers du patrimoine culturel franfais. Certains claffiques de la littÉrature franfaise ont donc eu droit à des adaptations plus ou moins adroites. Le Rouge et le Noir, Les MisérablesÀ la Recherche du Temps Perdu, Les Trois Mousquetaires, Le Comte de Monte-Christo, Sans Famille… autant de chefs d’œuvre que personne n’a lu à l’exception des passages comme « cette petite grande âme » ou « longtemps je me suis couché avant que ma mère me demande d’éteindre ma PS3 » étudiés au collège/lycée, qui ont connu, pour le meilleur et souvent pour le pire une transposition en petit format, papier de mauvaise qualité et lecture de droite à gauche. La plupart du temps, c’est Soleil qui les publie en France. Raison de plus pour ne pas aimer cette maison d’édition. Les mangaka semblent apprécier les auteurs du XIXème siècle. Notons quand même la mention spéciale pour Les Misérables, et en particulier la partie II, qui a inspiré Jean Valjean Monogatari et Les Misérables : Shôjo Cosette. Ajoutons pour terminer que Cosette et son prénom ridicule ont fortement inspiré le personnage de Cossette dans Le Portrait de petite Cossette (luv franponais).

Mais la France, c’est pas qu’un pays : c’est aussi un peuple avec des attributs

Le Britannique est plein de flegme, l’Italien paresseux, l’Espagnol bruyant, l’Asiatique industrieux, etc… Les caractères nationaux stéréotypés nés des théories racistes du XIXème siècle ont toujours la peau dure. Ainsi, on colle aux personnages français du manga des traits amusants à souligner.

Le Français est séducteur. La faute à la littérature libertine, au French kiss, à la galanterie dont nous faisons preuve (ahem…), et à des trous duc’ comme Gabin, Montand, Belmondo, jusqu’à Reno (‘tain, ça me fait mal au cul d’écrire ça) qui ont séduit, au cinéma comme dans la vraie vie, des poulettes américaines ou japonaises. Presqu’un an après l’affaire DSK, le French lover a quand même pris un petit coup dans l’aile. Cependant, Suô de Host Club, comme France de Hetalia restent des exemples flagrants d’amour à la française. Ils font la cour avec des roses et tout, et ça, ça fait fondre le cœur des petites minettes. Lupin the Third, tout métis franco-japonais qu’il est – comme Suô – emballe des meufs comme Fujiko avec une classe folle. Dans Love Hina, Kitsune spécule sur le fait que Sara est la fille cachée de Haruka et d’un mystérieux français nommé Jean, je crois. Et en parlant de ce prénom, ce mythe du French lover apparaît en creux dans Nadia, le Secret de l’Eau Bleue, quand Jean, justement, se montre incapable face aux filles, et plus particulièrement Nadia, et ce alors même qu’il est français (donc ressort comique, comme le chat qui a peur de la souris, tout ça).

Le Français est aristocrate. La faute cette fois à la littérature de capes et d’épées, au mythe de la Révolution et au fait que les personnages historiques français les plus connus dans le monde ont un titre et un nom à particule. Donc des Français nobles, on en trouve à la pelle dans les manga et animés prenant place au XVIIIème siècle. Et quand ils ne seront pas à proprement parler nobles, ces personnages auront des attitudes tout à fait hautaines, attitudes qu’on attribue généralement aux personnes de haute naissance : Alice et Camille de Ikoku Meiro no Croisée et Perrine de Strike Witches en sont des exemples flagrants.

Le Français a un nom français et ça pue la classe, apparemment, même si bon… Mais lisez plutôt : Jean-Pierre Polnareff (JoJo’s Bizarre Adventure), George de Sand (Kidô Butôden G Gundam), Charles Aznable (Mobile Suit Gundam), Aquarius Camus (Saint Seiya), Jean-Louis Napoléon (Yu-Gi-Oh! GX), Zoro Roronoa (One PieceRoronoa en japonais se prononce comme L’Olonnois, fameux corsaire vendéen qui a fini dévoré par les Indiens Bravos, vers Panama)… WHAT THE FUCK, JAPAN !?

Et puis il y a la culture FRANFAISE

Bon, alors comme c’est la partie la moins organisée de ce non exposé, ça va être un peu le foutoir et puis je vais écrire un peu n’importe comment, mais DEAL WITH IT. La culture française a commencé à exister en tant que telle dès lors que le pays a été unifié administrativement, soit à partir de l’absolutisme. On considère à tort que c’est Louis « l’Etat c’est moi » XIV le père de la monarchie absolue, alors qu’en fait, c’est François Ier. Donc depuis l’époque du roi au panache blanc, là où se trouvait le monarque se trouvait le cœur du royaume, donc de la culture nationale. Si dans un premier temps ces centres ont été Chenonceau, Chambord ou Amboise, bien vite, l’épicentre culturel français s’est déplacé à Paris. Aujourd’hui encore, les principaux centres culturels du pays sont dans la capitale, tradition centralisatrice royale puis jacobine oblige. C’est triste mais c’est comme ça. DEAL WITH IT. Donc forcément, dans le manga, culture française = Paris.

A commencer par le manger. N’en déplaise aux cuisines chinoise, arabe ou italienne, la cuisine française est la meilleure du monde. Pour la simple et bonne raison qu’il n’y a pas à proprement parler de cuisines chinoise, arabe ou italienne. Il y a des cuisines du Sichuan, de Pékin, du Maghreb, du Machrek, des Pouilles ou du Latium, des cuisines régionales, mais pas de cuisines nationales. DEAL WITH IT. Alors que la France a su concilier les deux. Aux traditions gastronomiques régionales (souvent assimilées à la cuisine familiale) s’est greffée la haute gastronomie, qui transcende les régions. Forcément, au Japon, ça fascine. Les petits pâtissiers de Yumeiro Pâtissière perfectionnent leur apprentissage de l’art des desserts en Franfe. Meister et Sophie Kirisaki de Yakitate !! Japan perfectionnent la boulangerie de leurs étudiants japonais, à Tokyo comme à Paris. Et à en croire Eiichiro Oda, si les personnages de One Piece devaient être originaires de pays terriens, Sanji, le talentueux coq de l’équipage, serait franfais.

La Franfe de la culture, c’est aussi une Franfe des arts du spectacle vivant. Ainsi, l’essentiel de la deuxième partie de Nodame Cantabile se déroule au Conservatoire de Paris. Pourquoi ? Pourquoi pas Vienne ou Moscou ou New York ? POURQUOI ? Ben parce que. Parce que c’est plus classe d’étudier la musique dans un immeuble haussmannien que dans un appartement du Lower East Side. Sinon, il y a Françoise Arnoul, du manga Cyborg 009, qui est une ancienne ballerine parisienne et tout. Parce que l’Opéra de Paris, quand même.

Et puis certainement plein d’autres trucs, comme le cinéma, la peinture, l’architecture (Architecture porn certain dans Noir et Ikoku Meiro), la littérature et bien d’autres. La France exporte son savoir-faire.

Conclusion qui rappelle l’introduction

 Il y a bien un rêve français, plus ou moins fantasmé. Et je suis heureux d’appartenir à cette culture, pour ses bons et moins bons côtés.

[Musique du thème d’intro de Final Fantasy X]

Chère France, je m’adresse à toi, toi qui m’a tout donné, toi que j’ai aimé, qui m’a choisi, et que je compte servir un peu quand même. Pendant des années et hélas d’autres à venir encore je le crains, je combattrai, en ton nom comme en le mien, la bêtise raciste, l’intolérance des propos intolérables où y’a pas de tolérance, et les injustices. J’essaye de croire en les gouvernements qui se succèdent mais c’est pas facile facile, hein, parce que bon, on sait bien que l’intérêt national et commun passe parfois après l’intérêt personnel de certains. Sous couvert de protéger ta culture et tes enfants, des fois, tu fais des trucs complètement cons comme refouler hors de tes frontières des gens mus par l’esprit de liberté et de droits humains que tu as répandu partout dans le monde, parfois maladroitement, par le passé, ou discriminer des gens parce qu’ils sont d’apparence pas très catholique. Tu n’anticipes pas le risque majeur des extrémismes bas de plafond, et j’ai pas trop envie de revivre la même baffe qu’il y a 10 ans. En détruisant les équilibres sociaux, tu as divisé ta population et les as fait se monter les uns contre les autres.

Chère France, soit fière d’avoir un rayonnement culturel toujours tel que des auteurs inspirés de partout dans le monde te prennent en modèle pour écrire de belles choses. Préserve ton patrimoine, et promeus ta création. Change cette politique culturelle qui fait de ces biens des marchandises comme les autres alors qu’ils sont tout autres. Qu’on ne vienne pas me dire que c’est la crise et que c’est pas possible.

Madame, monsieur, vous êtes la France. Le vrai changement, c’est la culture. Vive la culture, vive la République, et vive la France.

Et sinon, y’a toujours mon blind-test. Un album avec le portrait de tous les présidents de la République Franfaise à gagner pour celui qu’est le plus fort.

Un blogueur fier d’être français depuis 26 ans, fier de son nom polak depuis 26 ans aussi, et fier de son visage de chinetok depuis toujours.

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commentaires
  1. amonita dit :

    Le sondage sur MLP en tête dans les jeunes a été prouvé comme plus ou moins peu fiable, se reposant que sur un panel de 200 personnes. Le Monde a même été mis à l’amende par la commission des sondages :p.

    Là de tête il me semble que rien est oublié. Je note par contre que dans Persona 3 et Medaka Box, certains personnages s’amusent à dire « Très Bien » tel quel. Mais c’est un peu tout <3.

  2. Faust dit :

    « discriminer des gens parce qu’ils sont d’apparence pas très catholique »
    -> et parce qu’ils représentent 20% de la population française mais 80% de la criminalité aussi, non ?
    Parce qu’avoir un discours humaniste, c’est bien…ne pas voir la réalité en face, c’est autre chose…

    • yllwngg dit :

      A ce jour, l’enregistrement de l’origine ethnique ou des pratiques religieuses des auteurs de faits criminels n’est pas de mise en Franfe. Je me demande donc d’où tu sors ta statistique.

      • Faust dit :

        Au moment des « polémiques » sur les déclarations de Zemmour, des avocats comme Philippe Bilger ou des criminologues comme Raufer ne se sont pas fait prier pour signaler aux bobos vociférants, qu’effectivement, les prisons sont remplies à 80% d’arabes et de noirs…

        Et puis il y a aussi les expériences personnelles : je me suis fait racketter 3 fois dans ma vie, 3 fois par des arabes…mais bon, c’est sûrement une coïncidence hein…
        Ah tiens, il y aussi la salle d’attente de la CAF où est publiée la liste des fraudeurs condamnés par les tribunaux…une dizaine de noms, tous de la même origine…coïncidence aussi, certainement…

      • yllwngg dit :

        Il faut aller plus loin que la simple question ethnique dans les analyses de Bilger et surtout de Raufer. Tout ramener à une origine est trop simple, tout comme les politiques antiracistes des 30 dernières années ont été une façon bien inefficace d’essayer de se racheter une conscience façon Bisounours. La problématique de l’intégration, de l’accueil, de « l’identité nationale » et du sentiment d’appartenance est trop complexe pour seulement dire « y sont pas comme nous donc mettons les de côté. » C’est Raufer qui le dit.

        Tu parles de ton expérience propre. Je peux parler de la mienne : tous les connards qui m’ont frappé, traité de tous les noms, pissé dessus et autre parce que ça allait bien avec la couleur de ma peau, tous ces imbéciles étaient blancs. Est-ce que je dois détester tous les white Caucasians pour ça ? Est-ce que je dois les stigmatiser pour ça ? Non. Parce qu’effectivement, je fais le choix d’un discours humaniste, bobo peut-être, naïf sûrement.

  3. sedeto dit :

    Ou comment mélanger expérience personnel, discours politique et clichés à travers les mangas dans un seul article. WOW.
    C’est vrai que la partie centrale sur ces fameux clichés et autres images est largement survolé, mais tu as promis des edits, je les attends ! 😀
    J’ai du mal à mettre La rose de Versailles et le Chevalier d’Éon sur la même marche d’influence pour le coup, tant il me semblait que La Rose de Versaille était LE manga à l’origine de tout ça et que tous les autres ont suivi. Quand je vois que les auteurs de shôjos qui sont venues à Pompidou sont toutes passées par une phase « hmmmgnn un truc qui se passe en France ou pas trop loin avec des noms bien européens et des vêtements d’époque~ »…

    As-tu lu « it’s your world » ? C’est aussi un japonais en France, et sans taper directement dans le récit de sa propre histoire, on y retrouve un regard assez intéressant sur la France dont tu ne parles pas forcément ici.
    (*c’est ainsi que Sedeto découvrit que le manga japonais était encore en cours et que Kana a dû lâcher le truc…* orz)

    • yllwngg dit :

      Oui, l’article est foutraque, mais je suis pas Paul Valéry, hein.
      Pour les edits, ça viendra un peu plus tard, mais pas tout de suite. D’abord parce que j’ai d’autres trucs sur le feu, et surtout parce qu’il faut qu’il me faut parfaire (apparemment, y’a pas de subjonctif présent pour le verbe parfaire) ma connaissance du tropisme français dans le mangasse.
      Pour le Chevalier d’Eon, c’est surtout parce que c’est une série relativement récente qui prend cadre dans un contexte versaillais fin de monarchie et qui a eu un petit peu d’impact sur le public nippon que j’en ai parlé.
      Et, non, hélas, je n’ai pas lu It’s your world. Je vais me pencher sur la question.

  4. David dit :

    Moi je dis, quand t’as des trolls sur ton blog, c’est la consécration!
    Sinon, très bon article, émouvant et tout, et puis ça m’a donné envie de lire JP Nishi.

    Un gars fier d’être français avec un prénom de Youpin, un nom de guitariste et une gueule de latino.

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