Archives de la catégorie ‘Divers et Variés’

This is the English translation of an article I originally wrote in French for Journal du Japon. If you speak French, please check it out too.

With the recent release of their new EP Galapagos, and their recent shows in France this summer – first at La Magnifique Society, in Reims (Champagne), then at Les Eurokéennes, in Belfort (Franche-Comté) – I thought it was time (and a good thing) to ask this question: what is Wednesday Campanella?

Let’s be clear here 2 minutes. Last year, I’ve been immensely lucky to interview their frontwoman, KOM_I. But in the end, it was more a very nice chitchat on stage performance, upcoming projects, inspirations and so on, and I didn’t really explained why WedCamp was so great, how it was changing the way music is done in Japan (and why not the world) and why you should all listen to it. Fortunately, I’ve been able to interview KOM_I once again, in Reims. She was dressed kind of like a R’n’B singer from the early 2000’s (a silky leopard pattern chocker around her neck and little blue glasses on her nose) and I thought it was wonderful.

So let’s get to know Wednesday Campanella.

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Il y a précisément un an sortait un album qui va, je le pense, me suivre toute ma vie. Il s’agit de Superman, par le groupe Suiyoubi no Campanella – ou Wednesday Campanella par chez nous, ou encore SuiKan (ou WedCamp) chez les fanboys et les fangirls.

En un an, j’ai eu le temps de saigner et retourner ce disque, trouvant à chaque écoute une nouvelle raison de m’extasier devant la magie de cette musique. Je ne suis pas le seul à être de cet avis. Les médias japonais ont tôt faits de porter Superman, sinon aux nues, en tout cas comme un très beau passage de l’indé vers la major. En outre, les journalistes internationaux basé au Japon auront remarqué cet objet pop et l’auront largement salué [1]. Dans cet article long comme un jour sans pain, sur ce blog abandonné de tous, je vais donc vous livrer les raisons de pourquoi j’aime tant Superman, morceau par morceau. Peut-être même que ça partira en introspection sur pourquoi on écoute des morceaux de musique dans une langue qu’on ne comprend pas, et pourquoi ça ne retire rien du tout au plaisir de l’écoute. Mais avant cela, un peu de mise en contexte.


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This is the English translation of an interview originally published in French on Journal du Japon.

For its first edition, La Magnifique Society welcomed multiple Japanese artists as part of a specific program. Among them was Suiyoubi no Campanella (also known as Wednesday Campanella outside of Japan). After some performances at SXSW, Budokan and a lot of festivals all over Japan and Asia, KOM_I, Hidefumi Kenmochi and Dir. F, the three members of the band, favored us with 2 shows in the bucolic setting of Parc de Champagne, in Reims.

After these 2 shows, KOM_I granted me an interview. She greets me with a copy of Les Inrocks, commenting the cover of the magazine announcing the return of Twin Peaks. She welcomes me in French, stating: « Je m’appelle KOM_I, de Wednesday Campanella, enchantée ! » (My name is KOM_I, from Wednesday Campanella, nice to meet you!). I take a deep breathe and start the interview.

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This is the English translation of an interview originally published in French on Journal du Japon.

DÉ DÉ MOUSE (a persona built on the initials of his civil name, Daisuke Endo, and his nickname « Mouse » – not to be confused with deadmau5, then) is an artist representative of the Japanese EDM scene. Though, he’s still not that well known outside of Japan, even if he managed to get a featuring with Anamanguchi from the US. A multi-faceted artist, he is confortable both with electronic musics and more conventional ones like jazz. With dream you up, his 6th album, just released, DÉ DE MOUSE has been invited by La Magnifique Society, as a part of the Japanese program of the festival.

I meet with him the day after his first and very energetic set. Despite being 38, he welcomes me with the shiny smile of a playful teenager. The interview begins in English, and will switch between this language and Japanese during the whole dialogue.

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Wholala, cet espèce de titre à la Vice style genre gonzo storytelling putassier… Ahem. Tiens, salut, ça va ? On kiffe sa petite vie ? On regarde la Suisse perdre contre l’Argentine, hein, hmmm ? C’est bien tout ça ! Eh ben pendant que tu regardais ton match de chie, moi, j’me la donnais grave. Eh ouais ! Et qu’importe les crèves chopées à Poitiers parce qu’on se baigne à moitié à poil à 3h00 du mat’, pété comme un coin à cause du soju (pour faire comme dans Hangover). J’me la suis donné grave sur le kawaii metal de BABYMETAL. Et alors que je déguste des flûtes feuilletées au fromage comme le dernier des blaireaux (z’inquiétez pas, j’ai aussi un reste de pizza froide – faut mangey équilibrey quand on est malade), je m’en vais te vous (le « vous », c’est pour si Laurent Joffrin me lit) raconter comment c’était. SPOILER ALERT : c’était bien.

La complicité, pardi !!!

La complicité, pardi !

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Ha ha ha ! Ca biche ou bien ? Quoi de neuf depuis le temps ? Moi, j’ai changé de boulot (par exemple). C’est rigolo et terrifiant à la fois. J’essaye également de ranger ma vie, ce qui est rigolo et terrifiant à la fois. Enfin, je sers de cible vivante pour un cours de lancer de couteaux donné à des malvoyants, et c’est rigolo et terrifiant à la fois. Si je ranime ce blog depuis trop longtemps laissé à l’abandon (à l’abandon ? à l’abandon ! à l’abandon…), c’est pour partager z’avec vous l’intégralité d’une interview que j’ai eu le plaisir de faire pour Zoo. Il s’agit d’un entretien de près de 45 minutes en compagnie de Brian K. Vaughan, Pia Guerra et Fiona Staples. Si tu ignores qui sont ces personnes, hâte-toi de découvrir leurs œuvres qui sont à proprement parler flabistouflantes. Ils venaient à l’occasion du Salon du Livre de Paris 2013 présenter Saga, dernière série en date de BKV et Fiona Staples ; par ailleurs, l’éditeur inviteur, Urban Comics, en profitait pour faire venir Pia Guerra, dessinatrice de Y The Last Man, réédité chez eux également. Trois-quarts d’heure de buvage de paroles, donc, orchestrés par Olivier Thierry, directeur de publication de Zoo (c’est lui qui pose les questions sur Ex Machina, par exemple) et où le fanboy qui sommeille en moi était très très très. (oui, cette phrase est complète). Si lire 45 minutes d’échanges vous ennuie, vous pouvez en trouver un digest en pages 8 et 9 ici. Sinon, à tout de suite.

Manifestement, je m’appelle Thomas.

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Bonjour. Ça biche ou bien ? Pour ma part, c’est pépouze et tout, c’est cool, c’est bien. Je… bon, OK, ça fait un bail que je n’ai pas pris ma plume pour rédiger, que sais-je ? des choses comme une allégorie du… du je sais pas… Bon, en fait, voilà. J’ai lâché un peu l’écriture ici parce que : 1/ j’ai entre temps acquis une vie et un emploi et j’ai donc moins de temps ; 2/ j’ai pris un peu de distance d’avec le manga et l’anime parce que je saturais un peu, et puis de toute façon, j’avais moins de temps ; 3/ je suis beaucoup trop souvent dans des rades genre LE KAWAII CAFÉ pour boire des coups, du coup (environ d’anadipose) j’ai moins de temps ; 4/ je me suis mis à jouer aux jeux vidéo où on est un type qui revit la vie de plusieurs autres types du passé, mais en fait c’est comme dans Avatar mais en fait nan, et puis les conspirations et le complot mondial, donc j’ai moins de temps ; 5/ je me suis re-mis à lire pas de la BD, or, quand il y a pas d’images, ben ça prend plus de temps de finir un bouquin, donc j’ai pas trop eu le temps ; 6/ SI TU TIENS EFFECTIVEMENT À LIRE MA PROSE TEL UN STALKER DES INTERNETS ÉPIANT LES TRUCS CULTURELS QUI M’ONT PLU, tu peux toujours lire ça ou ça. Et puis y’a mon compte Twitter aussi. Taré. Mais bon, la trêve est terminée, hourra, hourra, à la santé du capitaine. Pour mettre fin à ce hiatus de quelques mois, j’ai donc choisi un sujet que je maîtrise pas vraiment, histoire de bien foirer mon retour. À savoir une comparaison entre deux réalisateurs qui partagent dans leurs domaines respectifs : Shinbo Akiyuki de chez Shaft, et Wes Anderson de chez le cinéma américain. Oui, ce chapô est bien trop long, et le mettre en gras n’arrange rien. Mais que voulez-vous, c’est l’excitation de reprendre quelque chose laissé un peu de côté, un peu comme quand on retrouve un ami qu’on n’a pas vu depuis longtemps. Mais trêve de palabres, PHOTO !

Akiyuki Shinbo, Wes Anderson, une clope, une écharpe, deux hommes, le swag.

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