C’est la fin de la saison printemps 2011. Certaines séries vont s’arrêter. D’autres vont continuer jusqu’en été – heureusement, celles qui subsistent sont globalement bonnes. Et forcément, on attend avec crainte et impatience la saison estivale et son lot de nouvelles drogues visuelles à se foutre dans les rétines. L’occase de refaire un petit bilan rapido, parce que j’ai pas des masses de temps, déjà que je viens de boucler en one again un article ‘achement chiadé sur Pluto (à lire bientôt sur Total Manga) et qu’il faut que je prenne de l’avance sur Maria Holic Alive et aussi mon vrai travail, et que j’ai dormi que 3 heures ce matin, entre 8h00 et 11h00 je crois (foutue insomnie), alors qu’en plus y’a la fête de l’alcoolisme demain (note de blog à préparer pour l’occasion, tiens…) Bref, je fais un condensé de ce que j’ai vu cette semaine, comme la dernière fois, et puis c’est tout.

Hero’s come back !!

J’avais commencé Tiger & Bunny un peu par curiosité, histoire de voir comment les Jap’ faisaient des trucs de superhéros à l’occidentale – alors que la tradition des vigilantes propres à la culture nippone sans avoir eu à piocher dans une mythologie américaine (cf. p. 48 de Geek le Mag S03E02) existe depuis très longtemps. Un peu surpris, mais surtout saoulé des placements produits un peu trop abusifs, j’avais laissé tomber comme ça, en me disant que je rattraperai le tout cet été ou un truc du genre. Grand mal me fasse. Ca n’est que la semaine dernière que je me suis replongé dans la série, parce que le planning TM disait que critique à rédiger pour dans pas longtemps. Je me suis donc gobé une bonne demi-douzaine d’épisodes de gugusses déguisés en n’importe quoi sans sourciller. Pourquoi ? Parce que c’est très bien, en fait, cette connerie !

Si le scénar’ est un peu lég’ – y’a des méchants et des gentils, et les gentils attrapent les méchants parce qu’ils sont méchants -, on s’en fout, parce qu’au final, c’est ce qu’on kiffe dans les héros bariolés en moule-burnes. Certes, des Civil War, des Top 10 ou des Old Man Logan peuvent chercher à nuancer ou approfondir le bouzin, mais honnêtement, si on aime les superhéros, c’est comme pour le catch, c’est à cause de la prestance et du manichéisme latent des persos. Bref, ça défouraille, l’ambiance est cool, et même l’agaçante CGI se laisse digérer finalement.

Mais surtout, c’est les persos qui font tout le show. Inévitablement, on va chercher à les rapprocher de ce qu’on connaît des comics. Et Sunrise a bien fait son boulot. Pour les pouvoirs, y’a pas de secret, à part en inventer des tous pourris (un peu comme ceux des freaks de l’épisode 8 ) qui in fine ne serviraient à rien, on récupère les bons vieux classiques et ça fonctionne : glaciation, contrôle de l’air ou du feu, force surhumaine, mimétisme,… Non, là où c’est fort, c’est dans la caractérisation. On a un Superman-like (Sky High, lisse et charismatique héros bien aimé de tous), un Batman-like (Bunny, que ses parents ont été tués quand il était jeune et qu’il est un mec torturé maintenant), une Silky Spectre II-like (Blue Rose qui ne veut pas vraiment être une superhéroïne), un Harvey Dent-like (Yuri Petrov/Lunatic, juge le jour, vigilante à la The Judge de Batman The Animated Series la nuit), et surtout un super combo Joker x Magneto x Unus-like (Jake, le badass du moment, qui estime que l’avenir de l’humanité, c’est les mecs avec des pouvoirs, et que même il va prendre en otage une ville et buter des gens avec ses barrières plasmiques pour prouver qu’il déconne pas – notez que sa sidekick est très proche de Harley Quinn dans sa façon d’être).

Bref, c’est bien, même si ça ne révolutionne pas le genre. L’ensemble est très cohérent et prenant. Il faut croire que MBS, la chaîne qui diffuse l’anime, l’a compris, puisqu’alors que la série ne devait durer qu’une douzaine d’épisodes, ben en fait non, ça court jusqu’en septembre. Une fort bonne initiative. Et pour le coup, la critique que je dois en faire a été repoussée.

Et voila Koizumi…

Je ne sais plus trop quoi penser de Denpa Onna. L’atmosphère douce amère qui s’en dégage est toujours aussi chouette, mais le scénario commence à faire un peu trop du sur place. HEIN, SHAFT. L’arrivée de Yashiro va, j’espère, changer un peu la donne – puisque manifestement, elle est effectivement doté de pouvoirs (faire tomber de l’eau en grande quantité à un endroit donné…). Mais sachant qu’il ne reste plus que 3 épisodes, je me dis que c’est bien mal barré pour que l’anime finisse aussi bien qu’il avait commencé. C’est un peu dommage. J’aimais vraiment bien la série. Mais bon, sait-on jamais, peut-être que Shaft nous réserve un finale qui va blow our minds. Inch’Allah.

HANAJI !

Bon, par contre, j’avais pas beaucoup d’attentes concernant Maria Holic Alive. Si la première saison m’avait fait rire au point que je m’urine dessus (bon sang, mais tout ce truc avec le festival et les gonzesses déguisées en anges, là), la deuxième m’en touche une sans faire bouger l’autre. Alors ouais on rigole (un peu), ouais ouais, on déconne (un peu), nan nan, c’est pas l’école qui leur a dicté leur code, nan nan, mais bel et bien Shaft (encore). Du LOL WTF SRSLY BBQ qui devient bien vite inconsistant (excusez-moi, je viens de déglutir, et j’ai l’impression qu’un morceau de senbei prédigéré vient de me remonter dans le pharynx ; je tenais à vous faire partager cette image). On appose des sketchs sans véritables liens les uns entre les autres, sinon les persos, et puis on voit ce que ça donne. A savoir une déception globale. Le seul truc bien de toute cette shafterie, comme dans toutes les shafteries finalement, c’est l’opening, à tomber. Mahô Shôjo Madoka Magica, reviens ! Ils sont devenus mous !

Derp

Oui. Je continue à regarder cette daube de A-Channel – The Animation. Me demandez pas pourquoi. C’est comme ça. D’autant plus que je l’ai bouclé, mon article plein de fiel argumenté sur le sujet (à lire ici quand le redchef anime voudra bien faire la màj). C’est toujours aussi naze. Dans l’épisode d’aujourd’hui, c’est A-Channel Origins, un peu. Un truc complètement essentiel dont on pouvait absolument pas se passer. En plus, j’ai eu mal physiquement alors que je le matais. Mais genre vraiment, quoi. Peut-être était-ce dû à mes diverses contusions qu’on dirait que j’ai le front de Michael Gorbatchev sur le bras droit, la cage thoracique et le genou gauche depuis que je me suis viandé en Vélib l’autre soir. Peut-être. Mais n’empêche, quand je regarde ça, j’ai mal au corps.

Der, Tum ta tittaly tum ta too

SKET Dance der dee doo. Derp dee der bee de derp dee doo. Jusqu’au jour où derp dee derp bee dee derp dee doo. Derp dee doo ! Derp bee dee derp dee doo ! SKET Dance de derp dee derp da teetley derpee derpee dumb. PG-13.

AW ! SUPERBALL !

Nichijô reste cet oasis merveilleux et absurde et beau et bien et bon (Platon, c’est pour oit’). Un tranche de vie qui n’en est pas un. Ou plutôt si (après tout, Nichijô signifie vie de tous les jours dans la langue de Zetman). Et puis de toute manière, ça veut dire quoi, « tranche de vie » ? Après tout, One Piece, c’est de la tranche de vie de pirate aventurier avec des bras élastiques. Tout comme Captain Tsubasa, c’est de la tranche de vie de footballeur sur colline et/ou mini-planète. Tout comme Pluto c’est de la tranche de vie de robots et d’humains qui luttent pour la survie de la planète contre la bêtise ambiante. Tout comme… ça peut durer très longtemps comme ça.

Bref, tout ça pour dire que « tranche de vie », expression que j’emploie très souvent et que je défends, est un terme bien imprécis et complètement générique. Pour bien faire, il faudrait dire un truc du genre « tranche de vie de gens normaux avec des vies normales dans des contextes socio-historiques normaux et tangibles pouvant être argumentés dans la vraie vie de tous les jours par Mme Michu qui, si elle n’a pas vécu une expérience similaire, connaît quelqu’un que ça a été le cas ». Beaucoup trop long pour désigner un livre comme Dubliners ou un anime comme Lucky Star. Alors on va pour « tranche de vie », puisque les autres tranches de vie ne rentrant pas dans catégorie citée plus haut sont déjà des nekketsu shonen de pirate, des shonen sportifs, ou des thrillers seinen noirs.

Mais revenons à nos moutons. Nichijô, c’est très bien, et même quand c’est moins bien, c’est très bien aussi. J’adresserai aussi ce message à toi, jeune femme nubile que je ne connais peut-être pas encore mais qui sera à n’en pas douter la mère de mes enfants : quand Luke et Leia (ouais, mes gosses s’appelleront comme ça, c’est pas négociable) seront dans le berceau pour dormir, leur berceuse, ça sera ça :

C’est aussi ça le pouvoir de Nichijô : un opening et un ending qui déchirent leur mère. Et ça, hater, tu peux pas test.

Chiiiii~~

Alors ouais. Je ne m’attendais pas à un exemple de probité morale et/ou intellectuelle avec cet OAV de Asobi ni Ikuyo. Même, j’espérais un peu de neko boobies (que voulez-vous, à l’instar de Tooru, je suis un homme fait homme ; « je ne suis pas fait de bois » comme dirait mon vieux pote Douillard). J’ai été servi. Tout ça n’a pas beaucoup de sens, à l’image de ce que fut la série Asobi ni Ikuyo de toute manière. Pas une grande perte si vous le regardez pas.

Kind of douchebag Tooru is a kind of douchebag

Hanasaku Iroha continue sur sa bonne lancée. Les persos se densifient, les relations se compliquent, et les trucs qu’on pensait que jamais P.A. Works allait revenir dessus – comme Ko-kun (ha ha ! Ko-kun ! Kokoon ! COCOON ! Comme le film avec les vieux et les extra-terrestres, là ! HUMOUR, BON SANG !) ou la mère la plus indigne du monde toutes proportions gardées – et ben en fait si, et ça fait plaisir de voir un anime un peu réfléchi qui ne place pas des balises dramatiques et des persos pour faire du remplissage. Après être retournée à Tokyo pour harceler sa reum’, Ohana se rend compte que toute seule, du haut de ses 16 ans, elle est quand même pas bien débrouillarde face à des adultes avec du répondant. Alors elle décide de kidnapper se mère avec ses amis, qui ont l’air de bien prendre ça malgré le caractère manifestement très illégal de cette manœuvre. Même, Tooru veut kidnapper le faux copain d’Ohana en plus, parce que plus on est de fous, moins le juge sera compatissant. Et en fait, à la fin, le plan foire. Mais seulement à moitié alors ça va.

Les persos se densifient, disais-je plus haut. Minko qui est un peu moins une tsundere et un peu plus une fille volontaire, se rend compte des sentiments de Tooru pour la nunuche. Tooru aussi se rend de plus en plus compte de ses sentiments pour Ohana. Ohana, elle, fait tout pour que Tooru se rende compte des sentiments de Minko, alors que de son côté, elle ne sait pas comment renvoyer les sentiments que Ko a pour elle. D’autant plus qu’il y a une megane un poil timide et charmante qui a le béguin pour Ko. Bref, c’est un joyeux merdier. Mais réfléchi. Alors c’est bien. CQFD.

The end is nigh…

Nom de Dieu. J’ai pleuré devant cet épisode comme une vieille fille devant la fin de My Girl. Ano Hana >>> tout le reste, y’a pas à tortiller. Dans ce pénultième épisode, les masques tombent, et ces adolescents qui ont un peu grandi trop vite (ou pas assez, selon le point de vue) depuis la disparition de leur amie sont enfin confrontés à leurs sentiments. La réal est toujours aussi superbe, preuve une fois de plus que quand il veut, le studio A-1 Pictures peut vraiment chiader les choses. Bref, ce Hanabi, c’est de l’émotion pure, un tearjerker comme on en voit peu souvent. Et le pire dans tout ça, mon p’tit pote, c’est que malgré le dernier épisode qui approche à trop grands pas, on ne sait toujours pas comment cette histoire belle et triste à la fois va se conclure. Creepy Jintan and Yukiatsu are creepy. Love-love Anaru and Tsuruko are love-love. Strange derp Poppo is strange derp Poppo. On appelle ça le talent d’écriture. Bien ouèj’, Mari Okada.

Voila pour ce bilan rapide de la saison écoulée. Bien sûr, les Hanasaku, Nichijô et Tiger & Bunny seront toujours là dans deux mois (AVEC DE NOUVEAUX OP ET ED, CA SE TROUVE !). SKET Dance aussi cela dit… Mais force est de reconnaître qu’on a été gâtés pour ce printemps. L’été s’annonce un peu moins bien (a priori du jeune vieux con qui n’a aucune idée de ce que peut vraiment réservé cet été, d’ailleurs), mais j’ai été bien content d’avoir pu voir un petit chef d’œuvre comme Ano Hana. Voila voila.

Bonus track :

Winter is coming, bitches.

Cette semaine – ce dimanche, même – c’était aussi la fin de la première saison de Game of Thrones, ou The Sopranos en Terre du Milieu. Formidable finale. L’hiver approche à grands pas à Westeros, avec la guerre Nord/Sud à venir, Daenarys qui s’improvise en dresseuse de Pokemon type Dragon, les trucs chelous qui se passent de l’autre côté du Mur, et bien d’autres choses dont j’ai aucune foutue idée puisque je n’ai toujours pas eu le plaisir de lire la saga toujours en court de HGG Martin. Mais comme le dit très bien le merveilleux Ju dans cet article de PerdUSA, elle va être dure, l’attente jusqu’à la prochaine saison (printemps 2012, normalement).

Aussi, il y a de fortes chances que cet été, je rejoigne les rangs des newfags qui ont d’abord vu la série et qui vont lire le bouquin après, et découvrir ce que cet univers où on traumatise des petites filles en décapitant leur papa devant leurs yeux et où il y a un whining pony hémiplégique qui rêve de corbeaux à 3 yeux peut m’offrir en évasion et en EPIC OF EPICNESS.

Avec cette série, Benioff fout un petit taquet aux snobs qui s’étaient tournés (un peu à raison quand même) vers les productions AMC, parce que HBO, depuis la fin des Sopranos en 2007, c’était quand même vachement moins bien. Sauf que les séries AMC (sauf peut-être The Killing, dont la première saison s’est aussi achevée cette nuit) produit des séries certes très belles, mais où il se passe foncièrement pas grand chose : Mad Men, Breaking Bad, Rubicon… très chouette, mais pas trop immersif. Ou alors, au contraire, trop immersif, et du coup, on s’ennuie.

Bref, HBO still in da game, nigga’, que ça te plaise ou non.

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commentaires
  1. Pingolin dit :

    Les enfants Luke et Leia, c’est en référence à Startrek ou alors aucun rapport ?

    Cordialement,

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