De Mawaru Penguindrum, que c’est très bien (en tout cas mieux qu’une hernie discale, par exemple)

Publié: 27 octobre 2011 dans Japanimation, Manga, Otakisme
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La nouvelle a éclaté sur Twitter comme un furoncle sur un gâteau de mariage (@AlexHervaud inside) : Nunya a enfin relancé son blog. Bon, avouons-le, on était préparé, avec son compte à rebours et tout qui nous annonçait la reprise prochaine du bouzin, à l’abandon depuis un an et demi d’après les experts. Mais bon, on a beau s’y attendre, lire dans les fenêtres pop de Tweetdeck que l’autre a rouvert un peu avant, alors qu’on lit le classement des 50 hottest Redheads of All Time en écoutant du Ludacris, ça fait mi-fussoir, mi-plaisir. Donc rebienvenue à Nunya dans le blotaku-game, voila.


Maintenant que la pub pour le demi-chauve a été faite comme il se doit, parlons de moi, parce que l’espace de taille variable entre le titre et le premier intertitre est le seul endroit où je fais ça. Et puis, merde, c’est mon blog, alors un peu d’égotisme ne fait pas de mal. Si ? J’m’en fous, c’est mon blog, je fais ce que je veux. Alors dans les nouvelles news de tête de ligne, sachez, par exemple, que j’interviendrais en tant que SPÉCIALISTE ! aux Utopiales, le 13 novembre, à Nantes, à l’occasion d’une table ronde pendant la journée Manga-tan. J’y serai entouré de gens bien plus compétents que moi, à savoir Masaya Nakatsu, chercheur en histoire sur les relations entre le Japon et la France à la fin du XIXème siècle (entre ici, Bigot, avec ton terrible cortège de strips) et Guillaume Lebigot, blogueur bien connu comme tenancier de Meido Rando et de Haruhi.fr. Morgan Magnin assurera la modération de cet échange où nous devrions disserter avec verve et sérieux de l’histoire du manga et des animes, de SF si possib’ en particulier. Je serai aussi juré du concours de cosplay, ce qui annonce de longues minutes de lol et d’ébahissement costumier. ET MON NOM EST DANS LE FRAKIN’ PROGRAMME ! BIEN ORTHOGRAPHIÉ EN PLUS ! Ahem… Pour ceux que ça intéresse et qui ont la flemme d’ouvrir ce PDF, ça se passera dans l’Espace Shayol (là où il y a les conférences d’habitude, et ça tombe bien puisque c’est une conférence), à partir de 15h30, le 13 novembre (oui, je me répète). 3 personnes m’ont assurées de leur présence, alors je serais vous, je me dépêcherais à chopper des places avant  que je me trouve d’autres amis. Et je n’y serai pas cosplayé ni en Candy ni en Ryu. Pour me voir en Ryu, il faudra me croiser du côté de Bastille dans la nuit du 5 au 6 novembre.

Sinon, ouais, plus de 2 semaines que j’ai rien écrit ici. Mais vous comprenez, le temps que la montée d’adrénaline que fut Scopitone redescende, et puis aussi le fait que je viens d’avaler de travers, manquant de mourir de manière particulièrement stupide, ben je sais pas où va trop cette phrase à la fin. Mais bon, l’essentiel, c’est que je m’y remette, et puis voila. Et comme ça fait dramatiquement longtemps que j’ai pas parlé sérieusement animation, je vais ici traiter d’une série toujours en cours, et tout à fait excellente. On peut même la considérer comme SF, un peu, je pense, même si elle tient plus de la fantasy en fait. Mais on est pas là pour baguer le pigeon de diptères. Donc la série en question, c’est Mawaru Penguindrum.

Dans le programme, bon sang !

Il était un pingouin

Bouh que ce premier intertitre est mauvais. Mais passons… Commençons par la fiche technique, qui est peut-être la partie la plus ennuyante. Tout d’abord et pour commencer du début de manière introductive, sachez que Penguindrum est une œuvre originale. Ce qui signifie que le studio n’a pas dépensé plein de pognon pour soudoyer les ayants droits, et que ce pognon non dépensé a pu être investi dans des choses très bien comme un scénario avec un début, un milieu, et une fin (dans la plus pure tradition aristotélicienne), ou une animation chiadée. Le genre de choses que certains studios oublient (ET JE NE VISE PAS EN PARTICULIER DES GENS COMME DEEN OU GONZO, HO LA LA, NON, HEIN). Mais là, on a à faire avec Brain’s Base, alors ça va, on sait qu’on peut faire confiance. C’est ce studio qui a commis, entre autres, Baccano, Durarara!!, Kamichu, Kuragehime et Kamisama Dolls. Quand en plus des gens comme Silver Link (Baka x Test, C3) ou ArtLand (Sasameki Koto, Gunslinger Girls : Il Teatrino, Mushishi) filent un coup de main, on peut attendre du bon. QUALITAŸ on vous dit.

Les visuels sont vachement cheap pour l’instant. Ca craint.

Au scénario, il y a l’obscur Ikunichi Yauda (?), qui est en fait le nom d’emprunt d’un duo d’auteurs, à savoir Takayo Ikami (Kamisama no Memochô), et Kunihiko Ikuhara (Sailor Moon, Utena). Ce dernier, génie de l’animation, avait produit peu de chose depuis Utena (quelques story-boards, quelques panneaux, et puis du manga qui n’a pour l’instant pas dépassé les frontières du Japon). Il revient donc en über fanfare avec Penguindrum puisque, non content d’écrire l’histoire (et quelle histoire !), il assure aussi la réalisation de la série. ET C’EST UNE TRÈS BONNE CHOSE.

Brain’s Base lui a adjoint les services de Terumi Nishî et de Lily Hoshino pour le chara design, au sujet desquelles j’ai pas trouvé grand chose d’intéressant, et Yukari Hashimoto à la musique. Cette dernière a une carrière associée à la BGM un peu meh (Kanamemo, MM!, Mayo Chiki). Mais elle a aussi composé pour Toradora, alors ça sauve pas mal. Et puis son taf sur Penguindrum est assurément bon, donc voila.

Pas mal de meufs, donc autour de Ikuhara, ce qui doit satisfaire cet amateur de yuri.

Niveau seiyû, on peut compter sur des gens bien installés dans le milieu comme Ryôhei Kimura (Angel Beats!, Higashi no Eden, Natsume Yûjinchô), Akira Ishida (KareKano, PuriTeni, Gintama) ou Mamiko Noto (School Rumble, Ichigo 100%, Negima). Mais Brains Base a aussi attribué des rôles essentiels à des petits nouveaux, comme Miho Arakawa, Subaru Kimura ou Marie Miyake. Il va sans dire que les interactions entre les différents personnages sont optimales du fait du jeu de tous ces acteurs. Par ailleurs, il y a une vraie intelligence du doublage : par exemple, les pingouins accompagnant certains persos sont doublés par les mêmes seiyûs que leurs « maîtres » dans l’histoire. C’est pas très clair comme ça, mais regardez l’anime, consultez les fiches techniques (sur anidb ou ce genre de trucs), et constatez. MINDFUCK (minime, mais quand même).

Et l’histoire dans tout ça ?

ATTENTION, SPOILERS

Alors Mawaru Penguindrum, c’est d’abord l’histoire de la fratrie Takakura : Kanba (en pourpre) et Shôma (en bleu), les jumeaux aux cheveux de couleurs différentes (comme bien souvent au Japon), et Himari (avec les boules sur la tête genre Chun Li), la petite sœur. Manifestement, ils sont orphelins ou un truc du genre. Himari, sous ses dehors de jeune fille dynamique pump it up, souffre d’une grave maladie, incurable forcément. Donc elle décède. Mais tout ça, c’est pour mieux revivre, par le biais d’un improbable truchement matérialisé par un absurde couvre-chef ressemblant à un scalp de pingouin en peluche à couettes. Blondes, les couettes. Je n’invente rien. Quand Himari, froide comme une pierre, revêt ce chapeau ridicule, elle devient la Princesse de Cristal (ce qui est plus classe que la rockeuse de diamant), et peut téléporter son entourage ou des gens ou quoi dans une espèce d’univers parallèle WTF qu’on dirait une œuvre de Takeshi Murakami. Ainsi, la Princesse de Cristal (qui est en fait un esprit qui habite momentanément le corps de Himari) peut accorder un sursis de vie à la petite fille, à la condition que ses deux bons à rien de frères se bougent les fesses pour lui ramener fissa le Penguindrum. Et puis ils ont des pingouins qu’eux seuls peuvent voir. Enfin, eux et ceux qui possèdent d’autres pingouins. Normal. Et là, je viens juste de résumer le premier épisode…

IMAGINE !

Les jumeaux se mettent donc en quête de l’objet, qui s’avère rapidement être un journal intime. Or, ce journal est la possession de Ringo (la fille avec le sweat à capuche dans l’image d’avant) qui, elle aussi, sous ses dehors de gentille fille normale et tout, s’avère être une stalker un peu timbrée (mais pas vraiment dans le bon sens du terme). Tout pourrait être simple si on s’arrêtait là. Mais non. Le pouvoir du Penguindrum est convoité par de nombreuses personnes, parmi lesquelles une cantatrice lesbienne répondant au non de – tadam – Yuri, et une riche héritière, ancienne conquête de Kanba, qui répond au nom de Masako. Voila la trame principale de l’histoire : la quête du Penguindrum, qui manifestement a le pouvoir de ramener à la vie.

Mais c’était sans compter une multitude de sous-intrigues liées à la principale, qui entraîne le spectateur dans des détours dont il pourrait a priori se passer, mais qui en fait enrichissent largement l’intrigue et l’univers mi-fantastique mi-réaliste de la série. Les flashback et les side-stories one shot sont nombreux. Mais on n’est pas perdu dans l’histoire pour autant, les scénaristes sachant merveilleusement ratterrir sur leurs deux pieds à la fin de chaque épisode. On se permet donc une petite balade dans une bibliothèque renfermant les histoires de vies possibles d’une personne si elle avait fait des choix différents, on en apprend un peu plus sur les gros problèmes psychologiques de Ringo, ou encore on essaye de comprendre quel est le problème avec Kanba, les filles en général, et sa sœur en particulier.

Épuré mais stylé : le panneau titre de Mawaru Penguindrum

Mawaru Penguindrum, c’est donc avant tout une histoire de fous, génialement racontée, avec des vrais problèmes, des émotions fortes, du rire (mais les pingouins, quoi !), des cliffhangers À LA FIN D’ABSOLUMENT TOUS LES ÉPISODES jusqu’ici, et donc du over the top fou qui te fais manger tes mains tellement t’es sur le cul à la fin d’un épisode et que c’est un peu comme regarder Lost, mais avec que des épisodes excellents, et sans les putain de Nikki et Paulo. En substance, on a trop hâte de connaître la suite à chaque fois, les auteurs ont laissé des balises d’intrigues un peu partout en sachant qu’ils arriveront à y revenir (par exemple, les cicatrices sur les doigts de Tabuki-san ou le baiser awkward de Kanba), tous les personnages ont un rôle dans l’histoire, et les retournements scénaristiques les plus improbables, ben on les avale comme de délicieuses couleuvres en gélatine chimique de porc.

Mais il y a bien d’autres choses, de type graphique, qui font la richesse de la série.

Les choses de type graphique qui font la richesse de la série

Visuellement, Mawaru Penguindrum ne pèche pas. Ou alors très peu. Surtout, l’anime fourmille d’idées pas forcément novatrices, mais très bien employées, renforçant les particularismes qui rendent l’œuvre d’autant plus savoureuse à visionner.

D’abord, il y a l’usage des symboles :

Le symbole, c’est pété et répété dans l’animation nippone. Shaft a même porté l’art d’intégrer une multitude de logotypes dans ses séries pour créer, sinon du sens, au moins du LoL. Je vous renvoie aux classiques Pani Poni Dash et Zetsubô Sensei pour vous en rendre compte. Cependant, là, Ikuhara s’est focalisé sur un nombre limité de signes : les panneaux indicateurs, les lignes de métro, les silhouettes type bonhommes de chiottes.

L’usage des panneaux apporte un sens de la direction, du mouvement (ou de l’arrêt), du lieu voire de la temporalité de l’action. Ils guident clairement le spectateur, et sème ça et là des indices dans la compréhension de l’intrigue. Rien à voir avec le mobilier urbain balancé par Shizuo.

Les lignes de métro balisent elles aussi l’espace, et qui connaît Tokyo (ce qui n’est hélas pas mon cas) peut a priori retrouver certains lieux notables de la capitale nippone. Elles ont cependant un rôle supplémentaire. Ainsi, les séquences qui marquent le milieu d’un épisode montrent une ligne de métro (cf. supra), avançant à chaque épisode, et rencontrant parfois des correspondance. Cette carte de progression de la fiction conforte le spectateur dans la linéarité constante de l’histoire. Par ailleurs, les correspondances qui forment des nœuds de réseau à certain/es stations/épisodes peuvent signifier un flashback, une side story ou autre (j’ai pas encore vraiment pris le temps de confirmer ou infirmer cette théorie).

Enfin, l’utilisation de personnages symbolisés pour signifier les « PNJ », les personnages du décor en somme n’est pas à interpréter comme un aveu de paresse de la part des animateurs, mais est plutôt à chercher du côté du renforcement des personnages clés. En mettant un personnage avec un visage, des vêtements, etc, il se détache beaucoup plus facilement de la masse de symboles identiques blanc et gris. On renforce leurs particularisme en les confrontant à une norme peu intéressante.

Ensuite, il y a les styles graphiques codés clichés :

Ikuhara s’est entouré de femmes, et ça se sent dans le dessin, quand il s’agit de faire dans le cliché. Ainsi, le premier dessin de l’illus’ ci-dessus rappellera n’importe quelle romance cucul shojo avec des princes et des princesses et de l’amour et des châteaux à la Disney ; le second évoquera inévitablement les grands yeux expressifs (ou non) de mangas comme La Rose de Versailles.

Loin d’être anodins, ils forcent le trait pour souligner un état d’esprit. Si Ringo imagine sa vie de princesse comme un livre d’image, c’est parce qu’elle est follement amoureuse (tellement que ça en est vraiment perturbant tant c’est irrationnel) de Tabuki-san, et n’envisage une hypothétique relation avec lui que sous la forme d’un conte de fée. Quand au visage de Yûki-san, il est là pour accentuer son personnage de otokyaku (femme interprétant des rôles masculins) über cliché parce que parlant avec une voix suave et profonde, buvant un cognac en prenant le verre à pleine paume, et en couchant avec des femmes aussi (pour plus d’infos, je vous renvoie aux épisodes 9 et 19 de Ôran Kôkô Host Club). Là encore, le dessin fait sens, et n’est pas que l’enrobage d’une histoire. Une bonne adéquation forme/fond, trop rare.

Et puis il y a les décors :

Une seule réaction censée à avoir : IT’S OVER 9000 ! Les gars au dessin se sont clairement lâchés. Y’a une tour géante dans une représentation monumentale du David de Michel-Ange, et un hôpital qui ressemble vachement à Beaubourg. C’est sublimement n’importe quoi. Tout autre commentaire serait superflu : on observe, on admire (un peu), et on se tait.

Adaequatio Rei et Intellectus

Comme évoqué pas plus tard que plus tôt (qui n’est pas l’ami de Mickey, puisque c’est Dingo), tous ces beaux dessins, cette belle animation, n’est pas là pour le décorum. Ca sert à fournir du sens. Et c’est important, le sens, quand on voit qu’ailleurs, on envoie une bande d’illettrés peut-être consanguins, en tout cas du Nord (notre New Jersey à nous, finalement), faire les marioles devant des caméras à Ibiza.

SPOILER ALERT (je le mets une deuxième fois, on est jamais trop prudent)

Mawaru Penguindrum, malgré ses images très colorées et pleines de pep’s, aborde des thèmes vraiment graves, et assez inédits dans la fiction nippone. En effet, un des plot twist clé, c’est la date de naissance de 3 des personnages principaux. Ringo, Kanba et le gentil Shôma sont tous les 3 nés le 20 mars 1995, soit le jour de l’attentat au gaz sarin par la secte Aum dans le métro de Tokyo. Si, pour les besoins de la série, Aum a été transformée en une structure dont on ne connaît pas le nom mais qu’on suppose être liée à l’omniprésence de motifs de pingouins dans l’univers de la série, il y est clairement fait référence. Par ailleurs, les 3 personnages sont profondément marqués par cet événement qu’ils n’ont pas vécu : Ringo parce que sa grande sœur, Momoka, faisait partie des victime, et que dès le jour de sa naissance, elle a dû porter le fardeau de cette personne qu’elle n’a pas connu en essayant de la devenir (d’où son amour passionné fou pour Tabuki-san) ; Kanba et Shôma parce que leurs parents sont les instigateurs de l’attentat. La fiction a souvent servi de moyen de canaliser les peurs, au Japon comme ailleurs. C’est pour ça qu’il y a eu des Gen d’Hiroshima, des Akira, des Invaders from Mars, des Night of the Living Dead, etc… Cependant, dans la fiction nippone, il y a toujours eu un temps de latence assez long pour que soit abordé frontalement le sujet à expier : Gen a été publié près de 30 ans après les bombardements de Enola Gay. En ce qui concerne Mawaru Penguindrum, à peine 16 ans se sont écoulés. Même, le public visé par la série (des adolescents de l’âge des protagonistes, donc) est né avec le même traumatisme de l’attentat au gaz sarin. Le processus cathartique est ici vraiment surprenant, et assez bienvenu. Cela pourrait signifier que le Japon parvient à prendre du recul plus rapidement sur ses cicatrices.

En outre, sont abordés pêle-mêle le syndrome du survivant (Ringo), le fardeau génétique (Kanba et Shôma), le regret (Himari), les violences infantiles voire les abus sexuels pédophiles (Yuri-san)… Le passé des personnes dicte leurs comportements futurs : qui va devenir une creepy-stalker pour accomplir le dessein de sa sœur morte, qui va batifoler à gauche à droite pour pouvoir oublié d’où il vient, qui va ruminer seule dans son coin le succès de ses amies d’enfance, qui va devenir lesbienne parce que les hommes sont des personnes indignes de confiance, surtout toi papa. Et le destin, forcément, est omniprésent, chacun ayant son avis sur le sujet (un peu comme Locke et Jack).

En conclusion

Mawaru Penguindrum est un anime génial. Vraiment. Riche, complexe mais compréhensible facilement, c’est le genre de série qu’on aimera revoir dans quelques mois, ou années. Le style est tout à fait là, l’intrigue est on ne peut plus haletante, on rit, on pleure, on est bouche-bée… Elle réussit là où Lost n’a fait que la moitié du boulot (et pourtant j’adore Lost). A recommander à tous, donc, même si quelques vagues notions d’histoire contemporaine japonaise peuvent être utiles.

Pour conclure vraiment, je vous ferai part d’une petite théorie qui me turlupine quand à la linéarité véritable de l’histoire, tout de même. Un des fils rouges de la série, ce sont les petites animations dans le métro mettant en scène le duo Double H, constitué de deux amies d’enfance de Himari. Quand elles étaient encore à l’école primaire, les 3 petites filles avaient envisagées de passer des auditions dans l’objectif de devenir des idols, sous le nom de Triple H (KING OF KINGS !). Cependant, un regrettable accident a fait qu’Himari n’a pas pu s’y rendre. Quelques années plus tard, Double H cartonne, et Himari joue au chat de Schrödinger. Cependant, dans les séquences de transformation, quand la Princesse de Cristal prend possession de son corps, une musique (Rock over Japan, une cover de ARB) retentie. Or, ce morceau est supposé être interprété par Triple H. Pas Double H ! Il existe donc une réalité où Triple H existe ! D’ailleurs, les ending mettent en scène Triple H comme si elles existaient dans le plan temporel de l’intrigue ! Cela signifierait que l’intrigue principale de Mawaru Penguindrum se déroule dans un plan temporel X, mais que les scénaristes ont potentiellement pensé à intégrer un plan temporel Y. Ce qui ne serait finalement guère surprenant. Bref, l’avenir nous le dira, sachant qu’il reste 9 épisodes a priori.

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commentaires
  1. David dit :

    Un David énorme, que dire de plus, ça doit être génial…

    Sinon y’a marqué « SPECIALISTE! » nulle part dans le programme, on se ferait pas un peu mousser rapidement monsieur yllwngg?

  2. Amo dit :

    Ok je viens de découvrir deux choses:

    1) Que tu es Thomas Haj…. que tu seras aux Utopiales et que tu bosses à Prun’ ce qui m’intéresse parce que je kifferais bien rejoindre Prun’ parce que ça va faire un an que j’ai lâché la radio campus caennaise et je suis un peu en manque.

    2) Tin j’avais pas fait le lien à l’attentat au gaz sarin ! :O

    • yllwngg dit :

      Je ne bosse plus à Prun’. J’y ai encore pas mal de contacts, je continue d’écouter via les internets, mais le fait est qu’ayant dû quitter Nantes pour d’obscures raisons professionnelles (gagner de l’argent pour acheter de la nourriture… on est peu de choses), j’ai cessé toute activité au sei de la radio. Si d’aventure tu assistes à la Manga-tan, on pourra en parler. Mais dans les faits, à Prun’, on est pas méchant, et même, on aime bien les nouveaux gens. Et je comprends tout à fait ton manque radiophonique. Quand on a goûté à cette came, on a du mal à laisser tomber…

  3. Morgan dit :

    Oui, enfin, pour ce qui est du cosplay de Ryû, ce que tu ne sais pas encore, c’est que j’ai donné des consignes très strictes : le badge ne pourra être récupéré que si tu es costumé. Cela va de soi :-p

  4. Mackie dit :

    S’agissant du titre, je confirme, enfin, pour la partie entre les parenthèses. Je ne sais pas si c’est un critère assez incitatif, tout de même.

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